mercredi 1 décembre 2021

#ChallengeAZ 2021 : le résumé

Le challengeAZ est une idée de Sophie BOUDAREL initiée en 2013 et reprise depuis 2020 par Geneatech.

Il consiste à publier sur son blog un article chaque jour sauf le dimanche, pendant un mois, sur le thème de la généalogie en suivant les lettres de l'alphabet.


J'y avais participé une première fois en 2017 : la récap' des articles de 2017.

Mon challenge AZ 2021 a eu pour fil rouge des tables écrites par l'abbé Gost retraçant la vie de la paroisse de Saint-Omer (Calvados) entre 1641 et 1751.

Lien vers le registre 1641-1751 sur le site des archives départementales du Calvados : https://archives.calvados.fr/ark:/52329/vhn7d9lrzc05/5d020347-7171-4bd0-9021-ae07d5db66f8

Voici les liens de tous les articles écrits au cours de ce challenge :

A comme André GOST, chanoine régulier de l’Abbaye du Val

- B comme Bâtards

C comme Curés, moines et religieuses...

D comme « Dit » ou les surnoms

E comme Église





















mardi 30 novembre 2021

#ChallengeAZ - Z comme Zoom sur mes ancêtres

Évidemment, si je me suis un jour intéressée à ces tables, c’est parce que quelques uns de mes ancêtres sont originaires de cette commune.

Quand j’avais débuté mes recherches, ces tables m’avait beaucoup aidée pour reconstituer la famille avant de compulser les registres paroissiaux.

Je les ai retrouvé sur 5 générations à partir de François DUCLOS né en 1727.



J’avais parlé du grand-père de François, Michel DUCLOS à l’occasion d’un RDVAncestral . 


Un mystère demeure, je n’ai pas retrouvé dans les tables (ni dans les registres d’ailleurs) la naissance de Anne VOISIN, épouse de Michel DUCLOS et grand-mère paternelle de François.

J‘ai pourtant trouvé dans les tables les naissances de 6 de ses frères et sœurs avant et après sa naissance. Il me manque aussi la naissance d’une de ses sœurs dont j’ai bien trouvé le mariage.


Les 2 sœurs sont probablement nées dans une autre commune : mais laquelle et pourquoi ?


Il manque donc les lieux de naissance de Anne vers 1666 et celle de Marie vers 1672.

Je pense (j’espère) que la clé se trouve dans des registres notariés que je pourrais consulter un jour aux archives départementales du Calvados.

lundi 29 novembre 2021

#ChallengeAZ - Y comme Y avait pas de temps à perdre !!

Au XVIIIe siècle comme de tout temps, il arrivait que les enfants soient conçus en dehors d’un mariage. (voir l’article de la lettre B).

Si certains gardaient un statut de « bâtards » tout au long de leur vie, d’autres étaient légitimés par le mariage de leurs parents.

Et parfois, le mariage intervenait avant la naissance afin de rendre cette naissance légitime.

Pour Saint-Omer, 17 enfants ont été conçus avant le mariage de leurs parents.

Pour 6 d’entre eux, le mariage des parents est intervenu pendant le 1er trimestre de grossesse, le minium étant 2 mois.

Pour 7 autres, les mères éteint entre 3 et 6 mois de grossesse

Pour les 4 derniers, la grossesse était bien plus avancée et il n’y avait plus de temps à perdre !!

Ainsi, Anne TAHÈRE est née le 24 février 1675 alors que le mariage de ses parents Vincent TAHÈRE et Marguerite VOISIN a été célébré le 3 février, soit 21 jours avant.

Pour Jean VOISIN et Jeanne VOISIN, le timing était un peu plus serré puisque marié le 15 mai 1691, leur fils Michel VOISIN est né le lendemain, le 16 mai.

Quant à Anne AUMONT, elle est née le 14 mai 1693 , le jour même du mariage de ses parents Pierre AUMONT et Louise ONFRAY !



Et enfin, Nicolas AUMONT lui n’a pas attendu, il est né le 9 juin et ses parents Jean AUMONT et Marie Anne LEBARON se sont mariés 2 jours plus tard, le 11 juin 1733.


samedi 27 novembre 2021

#ChallengeAZ - X pour les « sans prénom »

Quand les enfants décédaient avant le baptême, il ne recevaient pas de prénom.

Par cet article, je vais tenter de sortir de l’oubli ces enfants sans prénom.

Le 25 mai 1686, né et décède une fille pour Louis HUBERT et Claude VOISIN


Une fille pour Thomas HAYE et Jacqueline HUBERT née et décédée le 2 juillet 1690


Une fille pour François FORTIN et Anne AUMONT née et décédée le 24 septembre 1691


Une fille pour Adam HUBERT et Marie FORTIN née et décédée le 27 septembre 1693


Deux enfants jumeaux pour Jean DUVAL et Anne GRESILLE nés et décédés le 19 janvier 1723


Un fils pour Jean BRUNET et Magdeleine FORTIN né et décédé le 7 novembre 1730


Un fils pour François HEBERT et Marie Magdeleine DUFAY né et décédé le 8 décembre 1732


Un fils pour Nicolas VOISIN et Anne LEPETIT né et décédé le 30 septembre 1735


Parfois, l’enfant avait eu le temps d’être ondoyé tel que le fils de René BELLET et Marie LERAN


Parfois, le manque de prénom semble dû à l’ignorance du rédacteur :

Une fille LHOMME née le 2 aout 1675


Une fille BIN née le 12 juillet 1676


Un fils BRUNET né le 24 juillet 1716

vendredi 26 novembre 2021

#ChallengeAZ - W comme Who are you ?

Mais qui est donc saint Omer qui donne son nom à la paroisse ?

Audomar, connu plus tard sous le nom de saint Omer serait né aux environs de l’an 600 à Orval près de Coutances, dans la Manche.

Il est nommé évêque par le roi Dagobert 1er. D’abord de Noyon-Tournai, puis de Thérouanne. Il fonde un monastère près de Thérouanne, c’est là que la ville de Saint-Omer (Pas-de-Calais) va s’édifier.

Il meurt aveugle le 1er novembre 670.

Il est invoqué pour les troubles de la vue. À Orval où il est né, il est invoqué pour remédier aux troubles intestinaux.

Quelques localités en France portent son nom, dont Saint-Omer dans le Calvados qui nous intéresse au cours de ce challenge.

Dans tous le registre, j’ai trouvé un seul enfant baptisé Omer. Il s’agit de Omer HUBERT fils de Daniel HUBERT dit Lépine et d’Anne FOUQUES né le 1er janvier 1705.



Sources :


jeudi 25 novembre 2021

#ChallengeAZ - V comme Voleurs ?

Une galère est un type de navire à rames et à voiles qui naviguait essentiellement en mer Méditerranée. Au Moyen-Âge, les rameurs de galère étaient volontaires. Au milieu du XVe siècle, avec l’essor des échanges commerciaux en Méditerranée, le nombre de galères augmente en même temps que leur taille, ce qui impliquent plus de rameurs et bientôt la pénurie.

C’est à partir de ce moment qu’on commence à prélever des condamnés dans les prisons pour servir de rameurs et bientôt cette ponction se transforme en peine de justice et dès les XVIe siècle, on condamne directement aux galères.

Pour la France, les galères avaient pour quartier général Marseille où se trouvait un arsenal des galères et où résidait l'intendant des galères. Elles allaient en même temps à la voile et à la rame. Les rames, très longues (douze mètres), étaient manœuvrées par cinq rameurs. Il y avait 51 bancs de rame sur une galère « ordinaire » (26 à droite et 25 à senestre), soit 255 rameurs.

Le corps des galères disparaît en France en 1748.

La condamnation aux galères est à la fois une réponse face à la déviance, mais aussi une manière, pour le roi Louis XIV, de marquer sa puissance sur l'ensemble de ses sujets, y compris le bas peuple et les opposants religieux (huguenots) au roi.

Deux paroissiens de Saint-Omer ont apparemment été galériens et sont décédés à Marseille.


Michel DUVAL est le fils de Jean et de Gabrielle DUCLOS, il est né le 24 juillet 1667.

Il se marie le 24 mai 1690 avec Magdeleine BOISSAYE avec laquelle il aura 6 enfants entre 1691 et 1706.


Il meurt à l'hôpital de Marseille le 1er mai 1717 « étant arrivé à Marseille sur la galère le 28 juillet 1711 ».


Pierre DUVAL est un des fils du précédent. Il naît le 6 novembre 1700.
Il épouse Marguerite ROGUE en 1724, 3 enfants naissent à Saint-Omer.

Il meurt à l’hôpital de Marseille le 28 novembre 1741 après être arrivé « en la galère » le 2 octobre précédent.



Qu’est-ce qui a valu à Michel et Pierre de se retrouver sur les galères ?

Avaient-ils commis des vols ? Tel Jean Valjean dans Les Misérables de Victor HUGO.

Ou bien étaient-ils protestants ? Une importante communauté protestante vivait dans la région….


J’ai tenté de retrouver leurs actes de sépultures dans les archives de Marseille mais ignorant complètement dans quel quartier ils sont décédés, j’ai été découragée de consulter et chercher parmi la cinquantaine de registres existants pour chaque année…

Peut-être l’hôpital mentionné est-il l’hôpital royal des forçats ? 

Si quelqu’un a une idée pour trouver plus d’informations sur ces 2 hommes, je prends !


Sources :




mercredi 24 novembre 2021

#ChallengeAZ - U comme Unions

Il est courant d’entendre « autrefois, on se mariait jeune ! »

Mais qu’en est-il vraiment ?

Voyons l’exemple de Saint-Omer.






La plus jeune mariée du fichier est Magdeleine GUÉRIN, fille de Guillaume GUÉRIN et Jacqueline GRAFFARD. Née le 19 janvier 1716, elle se marie le 21 février 1732. Elle a donc 16 ans, 1 mois et 2 jours. Son époux est Thomas BRUNET qui a 27 ans.

3 autres jeunes filles se marient l’année de leurs 16 ans :

- Anne LEPETIT se marie le 9 mai 1726 âgée de 16 ans 3 mois et 15 jours. Son époux Nicolas VOISIN a 22 ans.

- Jacqueline GRAFFARD épouse Guillaume GUÉRIN, 26 ans, le 11 février 1709. Elle a alors 16 ans et 10 mois.

- Geneviève HÉBERT a 16 ans, 10 mois et 12 jours lorsque qu’elle épouse Jean DUCLOS, 22 ans, le 17 octobre 1705.

Du côté des hommes, le plus jeune marié est Guillaume VOISIN, il est le fils posthume de Pierre VOISIN et de Marie LIÉGARD.



Même si on ne connaît pas sa date de naissance exacte, en se basant sur la date de décès de son père, il a moins de 15 ans 10 mois et 1 jour lorsqu’il se marie le 13 juin 1697 avec Magdeleine FORTIN, âgée de 20 ans, 6 mois et 23 jours.

Après lui avoir donné 12 enfants, sa femme décède à 42 ans en 1719, il se remarie à 39 ans en 1720 avec Marguerite LEMONNIER âgée de 56 ans. Lors de ce second mariage, il n’est pas indiqué que l’épouse soit veuve. Avec ses 56 ans, Marguerite serait donc la mariée la plus âgée à sa première union mais aussi toute union confondue.


Le marié le plus âgé à sa première union est Étienne GOUBERT, dit La Croix. Il a 47 ans lorsqu’il épouse Adrienne TRUFFAUT le 7 février 1709. On ignore l’âge de cette dernière mais elle est veuve de Pierre VOISIN qu’elle avait épousé en 1697. Ils auront un enfant en 1711 et Adrienne décédera en 1716.


Si on regarde toute union confondue, le plus vieux marié est Michel FORTIN, dit Harlequin, qui a 60 ans lors de son deuxième mariage avec Magdeleine GUÉRIN âgée de 29 ans le 29 mai 1749. À sa première union, il avait déjà 43 ans.