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vendredi 5 mars 2021

Photo de Louis Henri et Jean Claude LABAUNE, 2 soldats décédés en 1915

Au décès de ma grand-mère paternelle, mon papa a récupéré un carton contenant de nombreuses photos de ce côté là de ma famille. Moi qui imaginait n’avoir que peu de documents pour cette branche, je découvre de nouveaux trésors.

Il y a dans ce carton beaucoup de vieilles photos au dos desquelles ma grand-mère a eu l’idée lumineuse de noter des noms et/ou des dates.

Quelques-unes des annotations de ma grand-mère

Et en fouillant dernièrement dans ce carton, je suis tombée sur une photo qui m’a particulièrement émue car je n'imaginais même pas qu'il puisse exister une photo d'eux.
Annotation au dos de la photo

Comme annoté derrière de la photo, il s’agit des 2 frères de mon arrière-grand-père (le beau-père de ma grand-mère). Mais contrairement à ce qu’avait noté ma grand-mère, il ne s’agit pas des aînés mais des deux plus jeunes. Il s’agit de Louis Henri né en 1891 et Jean Claude né en 1892. Mon arrière-grand-père était né en 1888 et ses 2 autres frères en 1884 et 1885.

Photo des 2 soldats identifiés comme Louis Henri et Jean Claude LABAUNE


Tous les 2 deux sont décédés sur le front en 1915, l’un en avril, l’autre en juillet.

Mais fidèle à mon habitude de tout vérifier, je suis allée consulter les registres matricules des 2 frères pour comparer les données à la photo.

Premier souci, d’après leurs fiches, les frères mesuraient respectivement 1m64 et 1m65 et la différence de taille entre ces deux soldats est assurément supérieure à un centimètre.


Extrait de la fiche matricule de Louis Henri - Archives départementales de Saône-et-Loire

Extrait de la fiche matricule de Jean Claude - Archives départementales de Saône-et-Loire

Deuxième problème, les deux frères appartenaient au même régiment : le 10e d’infanterie or le chiffre bien visible sur le col de celui de gauche est un 6, ce qui ne colle pas non plus.






Mais alors, qui sont ces 2 soldats ?

C’est alors qu’en faisant un zoom au niveau des visages pour vérifier un air de famille avec les autres frères, je remarque un détail autour des 2 visages.




Pas de doute, il s’agit d’un montage ! Les visages ont été ajoutés sur une autre photo.

Je présume que la famille souhaitait avoir les deux fils décédés ensemble sur un même cliché.

Et le photographe a alors utilisé la photo de deux autres soldats pour effectuer ce montage.

Donc, même si je n’ai pas de vraie photo « en pied » des 2 frères décédés à la guerre, j’ai au moins leurs visages, et ça, ça n’a pas de prix !

mercredi 8 mai 2019

Où sont nés les ancêtres de mes filles ?

Depuis quelques jours, fleurissent sur Twitter des roues généalogiques montrant les départements de naissance des ancêtres.

Du coup, j'ai eu envie d'en faire une.

Voici donc la roue généalogique montrant les départements de naissance des ancêtres de mes filles établie sur 10 générations.

Mes filles sont au milieu (en jaune), mon mari au 1er niveau à gauche (jaune aussi) et moi à droite (en bleu).

Légende :
  • bleu foncé: Orne
  • orange: Eure
  • bleu moyen: Manche
  • bleu ciel: Calvados
  • jaune: Seine-Maritime
  • vert : Mayenne
  • rouge: Saône-et-Loire


C'est donc une ascendance majoritairement normande.
Exclusivement dans l'Orne du côté de ma maman (quart bas droite).
Il n'y a que du côté de mon papa (quart haut droite) qu'on quitte la Normandie : direction la Bourgogne via son grand-père paternel qui vient de Saône-et-Loire et les Pays de Loire avec la Mayenne (limitrophe de l'Orne) via un de ses arrières-arrières-grands-pères. On reste dans l'Orne pour le reste.
C'est exclusivement normand du côté de mon mari (moitié gauche) : 1/4 dans la Manche via sa grand-mère maternelle qui est née dans les Côtes d'Armor (d'où la case restée blanche) et la grande majorité originaire de l'Eure avec une petite branche en Seine-Maritime.


samedi 21 avril 2018

#32QC – La liste des 32 quadrisaïeux

Comme expliqué dans un précédent billet, le projet #32QC a pour but d’identifier les 32 quadrisaïeux de mes filles et leurs collatéraux, c’est à dire leurs frères et sœurs ainsi que les mariages et enfants de ces derniers.

J'utiliserai pour cela les archives disponibles en ligne, variables selon les départements : registre d'état civil, recensements, registre matricule...

Pour situer, ces 32 quadrisaïeux se situent à la 6e génération, ce sont les grands-parents des arrières-grands-parents de mes filles.

Leurs numéros sosa vont de 32 à 63.

Dans cette numérotation, mes filles sont le numéro 1, mon mari est le numéro 2 et je suis le numéro 3.

Voir cet article de wikipédia pour plus d’infos sur la numérotation sosa.


Voici donc la liste de ces 32 quadrisaïeux, et leur département d’origine,qui auront chacun droit à un article, ils sont classé par numéro sosa :

- 32 : Louis Mathurin CARRIÉ (1853-1920) - Eure

- 33 : Marie Adelina MAZOT (1858-1931) - Eure

- 34 : Henri Désiré LEVITRE (1865-1920) - Eure

- 35 : Clémence Alphonsine BROUTIN (1869-1953) - Eure

- 36 : Louis Ernest PASQUIER (1862-1898) - Eure

- 37 : Aimée Marie COLOMBELLE (1860-<1921) - Eure

- 38 : Paul Désiré TROTTIER (1873-1916)- Eure

- 39 : Marie Eugénie COUTURIER (1873-1963)- Eure

- 40 : Léon Henry DESHAYES (1876-?) - Eure

- 41 : Ernestine Emma HEBERT (1877-?) - Eure

- 42 : Maurice Julien RECULARD (1882-?) - Eure

- 43 : Rosa Louise Adrienne LEFEBVRE (1883-1952) – Eure

- 44 : Edmond Pierre LEMERRE (1878-?) - Manche

- 45 : Léonie Hortense HECQUARD (1875-?) - Manche

- 46 : Auguste Eugène LEFEVRE (1873-?) - Manche

- 47 : Angèle Augustine DRIEU (1877-?) - Manche

- 48 : André LABAUNE (1855-1926) – Saône-et-Loire

- 49 : Marie ROY (1861-1922) – Saône-et-Loire

- 50 : Ferdinand Gaston POTTIER (1866-1933) – Orne

- 51 : Léontine Florentine LEPLANOIS (1859-1940) – Orne

- 52 : Eugène Pierre GUERIN (1850-1927) – Orne

- 53 : Virginie Augustine HALBOUT (1854-1926) – Orne

- 54 : Victor François Alexandre LECORNU (1867-1946) – Orne

- 55 : Mélina Angèle HUSNOT (1873-1921) – Orne

- 56 : Victor JARDIN (1815-1887) – Orne

- 57 : Victoire Angélique HUET (1832-1905) – Orne

- 58 : Jean GRAINDORGE (1814-1894) – Orne

- 59 : Marie Joséphine LESECQ (1824-1911) – Orne

- 60 : François Etienne ROBET (1839-1894) – Orne

- 61 : Aimée Victoire HEURTAUX (1841-1927) – Orne

- 62 : Jean Frédérique MORE (1812-1888) – Orne

- 63 : Victoire Estelle LAISNÉ (1840-1916) – Orne


En faisant cette liste, je constate déjà le grand écart entre le plus vieux, le n°62 né en 1812 et la plus jeune, la n°43 née en 1883. Soit 71 ans d’écart sur la même génération ! 
Il me manque aussi quelques dates de décès pour les ancêtres les plus récents.

Je reviendrai régulièrement sur cet article pour mettre un lien vers l'article concernant chacun d'entre eux.

Rendez-vous prochainement pour le premier article de cette série !

dimanche 29 octobre 2017

Dis Jacques, pourquoi t’appelles-tu Jean Louis ?

Je vais vous soumettre aujourd’hui un petit casse-tête et essayer de démêler la pelote que représente la famille de Jacques LABAUNE dit Jean-Louis.

J’avais déjà reconstitué sa famille à l’aide des registres d’état civil et ça me paraissait limpide mais comme les recensements sont en ligne sur le site des archives de Saône-et-Loire, j’ai décidé d’aller voir et reconstituer son parcours.

Et là, c’est devenu tout à coup beaucoup moins limpide !

Pour essayer de faire clair, je vais dérouler sa vie chronologiquement.

Toutes les communes nommées se situent en Saône-et-Loire.


26 avril 1814 : Jacques naît à Saint Vincent Bragny, il est le fils de Pierre et Benoite FAYOLLE.

2 juillet 1839 : Jacques se marie avec Charlotte RENAND à Bragny-en-Charollais .

2 juin 1840 : son fils Louis vient au monde à Bragny-en-Charollais (il s’appelle toujours Jacques mais ça ne va pas durer!)

26 juillet 1841 : il apparaît sur le recensement de Bragny-en-Charollais, il vit avec sa femme chez ses parents. Il est appelé Jean Louis.

Première interrogation : où est Louis ? Il n’apparaît pas sur le recensement, est-il en nourrice ? Oublié par l’agent recenseur ?

6 mars 1842 : son fils Claude naît à Saint-Vincent-Bragny, il est nommé Jean-Louis

15 février 1846 : son fils François naît à Volesvres, il est nommé Jean Louis et alors qu’il était jusqu’alors cultivateur, le voilà charron.

3 juillet 1846 : il est recensé à Volesvres avec sa femme et ses 3 fils Louis 6 ans, Claude 4 ans et François 4 mois. Il est indiqué qu’il est charron et s’appelle toujours Jean Louis.

17 juillet 1849:Gilbert naît à Saint-Vincent-Bragny, il se nomme toujours Jean-Louis et est charron.

13 février 1851 : Antoine voit le jour à Saint-Vincent-Bragny et mon ancêtre est appelé Louis.

15 avril 1851:il est recensé à Saint-Vincent-Bragny toujours sous le prénom de Jean Louis avec sa femme et 4 fils : Louis 11 ans, Claude 9 ans, François 5 ans et Antoine 3 mois.

Interrogation : où est Gilbert ? Il a 2 ans, pourquoi n’est-il pas avec ses parents et ses frères ? Je sais qu’il n’est pas décédé puisqu’il se mariera en 1872.

21 août 1851 : décès de Antoine âgé de 6 mois

28 mai 1853 : sa première fille Claudine vient au monde à Saint-Vincent-Bragny.

14 mars 1855 : c’est au tour d’André (mon ancêtre) de naître à Saint-Vincent-Bragny. Il s’appelle toujours Jean-Louis et il est dit « cultivateur à Clessy ».

1856 : il n’apparaît pas dans les recensements de Saint-Vincent-Bragny, ni de Bragny-en-Charollais, ni de Grury, ni de Clessy.

Interrogation : où est la famille ? Je dois continuer à écumer les communes alentour pour essayer de les trouver.

29 janvier 1861 : Claude n°2 naît à Grury

15 mai 1861 : il apparaît avec sa femme dans les recensements de Grury, sous le prénom de Jean Louis. Il habite avec Louis 20 ans, Claude 19 ans, François 15 ans, Gilbert 12 ans, Claudine 9 ans, Jean Marie 5 ans et Claude 4 mois.

Interrogations : Où est André qui a 5 ans ? Qui est Jean Marie ? Est-ce que Jean Marie = André ?

5 septembre 1862 : sa deuxième fille Marie naît à Grury.

31 août 1863 : son fils aîné Louis (23 ans) se marie à Grury avec Reine SOEUR (20 ans). Le temps de ce mariage, il redevient Jacques, il habite toujours à Grury.

9 avril 1866 : Claude l’aîné (24 ans) se marie à Uxeau avec Jeanne LOCTIN qui a seulement 14,5 ans. Redevenu Jean-Louis, mon ancêtre habite à Issy-L'Évêque.

15 juin 1866 : c’est l’heure du recensement, toujours prénommé Jean Louis, il vit à Issy-L'Évêque avec sa femme. Sont recensés avec lui : Louis 25 ans avec sa femme, Claude 23 ans avec sa femme, François 20 ans, Jules 17 ans, Claudine 12 ans, Jean Marie 11 ans, Jean 5 ans et Marie 4 ans.

Interrogations :d’où sort Jules qui n’était pas là au recensement de 1861 ? Où est Gilbert ? Est-ce que Gilbert = Jules ??
Toujours pas de André mais ce Jean Marie du même âge.
Et Jean, je ne le connais pas et il manque Claude le cadet. Est-ce que Claude n°2 = Jean ?


14 mai 1871 : recensement à Issy-L'Évêque : toujours Jean Louis avec sa femme et 6 enfants : François 26 ans, Jules 23 ans, Jean Marie 17 ans, Claudine 14 ans, Jean 11 ans et Marie 10ans.

Interrogations :Ce Jules dont j’ignore tout est toujours là, de même pour Jean
Pas de Gilbert, ni de Claude n°2. Toujours pas de André mais toujours ce Jean marie

30 septembre 1885 : Jacques, dit Jean Louis, LABAUNE décède à Issy-L'Évêque le , son décès est enregistré sous le nom de Jean Louis.



Voilà aujourd’hui où j’en suis, je continue mes recherches (recensements, mariage des enfants...) mais en l’état actuel des choses, je présume que :

- Gilbert = Jules

- André = Jean Marie

- Claude n°2 = Jean


Pour mon ancêtre, son prénom d’usage était donc Jean Louis alors que son nom officiel de l’état civil était Jacques.

A noter aussi que si sa femme Charlotte est nommée RENON sur quasiment tous les actes, il est indiqué sur les actes de mariage de Marie et d’André : « c’est par erreur que le nom de la mère est écrit Renon au lieu de Renand son véritable nom patronymique ».


C’est ainsi que dans mon arbre, contrairement à tous mes cousins « généalogiques » trouvés en ligne, j’ai nommé mon couple « Jacques LABAUNE et Charlotte RENAND » au lieu de « Jean-Louis LABAUNE et Charlotte RENON ».


La fiche Geneanet de Jacques LABAUNE.

Sources : site des archives de Saône-et-Loire

lundi 19 juin 2017

#ChallengeAZ - P comme Pierrette

P comme Prudence, Philippine, Pascale, Perrine, Pauline, Palmire... ou encore Pierrestte.


Pierrette JANIAUD voit le jour le 19 fructidor an II (5 septembre 1794) à Lugny-lès-Charolles en Saône-et-Loire.

Elle est la fille de François JANIAUD, tailleur de pierre et de Jeanne VITURET, cultivatrice.

Ces derniers se sont mariés à Lugny-lès-Charolles le 7 février 1786.

Elle a pour frères et sœurs : Marie née en 1786, Pierre né en 1788, Jacqueline née à la date emblématique du 14 juillet 1789, Laurent né en 1790, Nicolas né en 1792 et Jean Marie né en 1797.

Elle épouse Louis RENAND (ou RENON), garde particulier, le 1er octobre 1817 dans sa commune de naissance.

Ils vont avoir 8 enfants :

Jean (1818 décédé à 6 mois), Charlotte (1819), Marie (1821), Pierre (1822), Marguerite (1825), Jeanne Marie (1826), Pierre (1827) et Françoise (1830).

Elle perd sa mère Jeanne VITURET âgée de 60 ans le 11 mai 1826 et son père François Marie JANIAUD âgé de 67 ans pile 2 ans plus tard le 11 mai 1828.

Son époux Louis décède le 17 novembre 1871, il a 74 ans.

Pierrette s’éteint à l’âge de 84 ans le 17 juillet 1879.


La fiche Geneanet de Pierrette JANIAUD.





L’arbre :

Pierrette JANIAUD (1794-1879) – sosa 195
Charlotte RENAND (1819-1882) – sosa 97
André LABAUNE (1855- ?) – sosa 48
Jean LABAUNE (1888-1967) – sosa 24
André Pierre Marius LABAUME (1912-1966) – sosa 12
Mon papa – sosa 6
Moi – sosa 3
Mes filles – sosa 1


Pour aller plus loin :

Ah ! Ma branche bourguignonne, la branche à laquelle je dois mon nom de naissance, ce nom qui n’était porté que par ma famille dans ma Normandie natale, je me sentais unique !

Je me suis sentie nettement moins unique quand le sort a voulu que je m’installe quelque temps en Bourgogne pour mon premier travail !

Il me manque a priori rien sur Pierrette, j’ai sa naissance, son mariage, ses enfants, son décès... Il me manque tout de même quelques sources, notamment son acte de naissance et ceux de tous ses frères et sœurs. Il en est de même pour son époux.

J’ai récupéré quelques données sur Geneanet, apparemment une autre de ses filles aurait épousé un LABAUNE, il faudra que je vérifie s’il s’agit bien du frère de l’époux de Charlotte.

Donc quelques vérifications s’imposent... Encore du travail en perspective !

Statistiques de ma généalogie sur les prénoms féminins commençant par la lettre P :

Perrine est en tête des prénoms féminins commençant par la lettre P avec 12 utilisations. Suivent Pauline (9 fois) et Prudence (7 fois). Au pied du podium, Pierrette avec 3 porteuses. Ensuite avec 2 utilisations chacune, viennent Paulette, Petronille et Pulcherie.

dimanche 8 janvier 2017

L'histoire familiale... et la réalité ! La suite

Souvenez-vous, en juillet, je vous avais parlé de la différence entre l'histoire de l'arrivée de mon arrière-grand-père en Normandie depuis la Bourgogne et la réalité des faits que j'avais découverts.

Les questions qui se posaient alors étaient :
- où étaient domiciliés les parents de mon arrière-grand-père lors du mariage des frères aînés en 1909 et 1910 ?
- quand sont-ils retournés en Bourgogne ?


Grâce à Christine (Généalanille) originaire du même coin que mes ancêtres et qui a eu la bonne idée d'aller passer quelques jours de vacances par là-bas, j'ai un peu progressé.

Voici donc ce que j'ai appris grâce à elle :
- mariage de Louis LABAUNE avec Antoinette DAUBROSSE le 17/11/1908 : les parents sont domiciliés à Issy L'Eveque, Claude est témoin au mariage de son frère.
- mariage de Claude LABAUNE avec Marie MOINE le 29/08/1910 : les parents sont domiciliés à Issy-L’Évêque. Louis et Jean (mon arrière-grand-père) sont témoins et dits domiciliés à Issy-L’Évêque.
- 1914 : André LABAUNE ainsi que ses 2 plus jeunes fils Louis Henri et Jean Claude sont sur les listes électorales de Issy-L’Évêque.
-1923 : décès de Marie ROY à Issy-L’Évêque


De mon côté, j'ai retrouvé les fiches matricules des 2 plus jeunes fils et ils ont été recensés en Bourgogne, donc officiellement domiciliés en Bourgogne à ce moment là.
Le recensement avait lieu en décembre de l'année du vingtième anniversaire : Louis Henri est né en 1891 a donc du être recensé fin 1911, Jean Claude est quant à lui né en 1892 et donc recensé en 1912.
Voici donc un petit résumé de ce que je sais :












Ils sont donc arrivés à La Carneille entre fin août 1910 et mars 1911 et sont apparemment repartis dès le mariage de Jean.
Quant à Jean, grâce à sa fiche matricule, je sais qu'il est arrivé à La Carneille le 16 septembre 1911 à sa libération du service militaire. Il se marie donc 2 mois et demi plus tard : quand et comment a-t-il rencontré sa future femme ? Mariage arrangé ?


Christine m'a par ailleurs suggéré d'autres pistes :
-celle du garde particulier : il existe un acte fait entre un propriétaire et le garde (donc pas chez le notaire) mais qui est enregistré et pour lequel le garde doit prêter serment au Tribunal et que je pourrai peut-être retrouver aux archives
- celle du domicile : chercher du côté des baux ou actes de vente chez le notaire.


J'ai donc eu des réponses mais il reste encore quelques questions !

A suivre donc !

jeudi 3 novembre 2016

Parcours militaires (2/3) : les 5 fils

Cet article fait suite à celui-ci : Parcours militaires (1/3) : le père

Pour mémoire : André LABAUNE et Marie ROY se sont mariés en 1883 et ont eu 5 fils :
- Louis en 1884
- Claude en 1885
- Jean en 1888
- Louis Henri en 1891
- Jean Claude en 1892

Appartenant à la classe 1904, le premier des 5 fils appelé sous les drapeaux est Louis.
Il est plus grand que son père, il mesure 1m72. Il a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux bleus, le front couvert, le nez et la bouche moyens, le menton rond et le visage ovale.
Il sait lire, écrire et compter.
Il effectue son service dans l'armée active au 26e Régiment de Dragons, une unité de cavalerie, du 9 octobre 1905 au 12 octobre 1907.

Claude fait partie de la classe 1905 mais il sera ajourné d'un an car son frère aîné étant au service, il est soutien de famille. Début 1906, au moment du conseil de révision qui décida de l'ajournement, ses jeunes frères ont 18, 15 et 14 ans.
Claude mesure 1m64, il est blond aux yeux bleus, le nez ordinaire, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il porte une cicatrice à la joue droite. Il a le même degré d'instruction que son frère ainé.
Claude part à son tour le 9 octobre 1907, 3 jours avant le retour de son frère. Il intègre le 29e Régiment d’Infanterie. Il reviendra le 25 septembre 1909.

Puis c'est au tour de Jean d'être recensé : il mesure 1m64, il est comme son père châtain aux yeux gris. Nez et bouche moyenne, menton rond et visage ovale : il semble ressembler à ses frères.
Jean effectue son service du 1er octobre 1909, juste quelques jours après le retour de son frère Claude, au 24 septembre 1911 au 8e Régiment de Chasseurs en tant que cavalier de 2e classe.

Ainsi, d'octobre 1905 à fin septembre 1911, André et Marie auront en permanence au moins un de leurs fils sous les drapeaux.

Louis Henri est châtain clair aux yeux bleu foncé et mesure comme ses frères 1m64, il appartient à la classe 1911 mais il sera ajourné pour cause de faiblesse et transféré à la classe 1912 et n'intégrera l'armée active que le 1er octobre 1913.

Jean Claude, châtain clair aux yeux marrons foncé mesurant 1m65, est quant à lui incorporé le 9 octobre 1913.

Les 2 plus jeunes frères appartiennent au 10e Régiment d'Infanterie.


Puis le 1er août 1914 la France décrète la mobilisation générale et le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France.

Sources : 
Site internet des archives départementales de Saône-et-Loire : Registres matricules militaires et registres d'état civil


dimanche 2 octobre 2016

Parcours militaires (1/3) : le père

André LABAUNE naît le 13 mars 1855 à Saint-Vincent-Bragny en Saône-et-Loire.

A son recensement en 1876, il est jugé bon pour le service. Il est de petite taille, il ne mesure que 1m55. Il a les cheveux et les sourcils châtain clair, les yeux gris, le front ordinaire, un nez fort, une bouche petite, un menton rond et un visage plein.

Le 12 décembre 1877, il part effectuer son service au 21e Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2e classe.

Le 9 janvier 1881, il est atteint d'un coup de pied de cheval à l'épaule gauche, sans gravité. Il est envoyé en congé le 5 octobre 1881.
Il passe dans la réserve de l'armée active le 1er juillet 1882.

C'est donc en tant que réserviste de l'armée active qu'il épouse Marie ROY à Issy-l'Évêque le 3 février 1883.

Du 25 août au 24 septembre 1883, alors que Marie est dans son 6e mois de grossesse, il part accomplir une période d'exercices au 29e Régiment d'Infanterie .

Louis, son premier fils, naît le 2 janvier 1884.

Alors que Marie est de nouveau enceinte et que son premier fils a 20 mois, il part effectuer une seconde période d'exercices du 25 août au 21 septembre 1885, toujours au 29e RI.

Claude naît le 28 décembre 1885.

Le 1er juillet 1886, il passe dans l’armée territoriale, il est affecté au 63e Régiment Territorial d'Infanterie.

Mon arrière-grand-père, Jean, naît le 21 mars 1888.

Alors que ses fils ont 5 ans et demi, 3 ans et demi et à peine plus d 'un an, il part effectuer une troisième et dernière période d'exercices au 33e Régiment Territorial d'Infanterie du 29 avril au 11 mai 1889.

Son 4e fils Louis Henri naît le 26 mai 1891 et son dernier fils Jean Claude le 15 août 1892.

Il passe dans la réserve de l'armée territoriale le 1er novembre 1896 et est définitivement libéré du service militaire le 1er novembre 1902.

Sources : 
Site internet des archives départementales de Saône-et-Loire : Registres matricules militaires et registres d'état civil
Et merci à Généalanille qui a su me trouver le registre matricule d'André qui était classé à Labeaune

vendredi 1 juillet 2016

L'histoire familiale... et la réalité !

Comme je le disais dans l'article « comment débuter », il faut parfois se méfier de « l'histoire familiale » telle que racontée par les anciens et s'appliquer à toujours vérifier ses sources.

Pour débuter, un peu de géographie pour situer les lieux de « l'intrigue ».

Mon arrière-grand-père Jean LABAUNE (dont je vous avais parlé dans cet article) est originaire de Issy-L’Évêque, dans le département de la Sâone-et-Loire, en région Bourgogne. Au début de XXe siècle, la commune compte un peu plus de 2000 habitants.
Extrait du site Géoportail


La Carneille, là où il s'est installé après son mariage est une commune du département de l'Orne en Normandie et compte 802 habitants en 1911. C'est sur cette commune que se situe le Château du Bois-André dans lequel il est censé avoir été garde-particulier.
Extrait du site Géoportail

Les 2 communes sont distantes d'environ 450km.

On m'a toujours dit que c'est mon arrière-grand-père, Jean LABAUNE  qui était venu de Bourgogne en Normandie en tant que garde particulier.
D'après ce que ma grand-mère m'avait raconté, ses parents étaient restés en Bourgogne et Jean n'était retourné là-bas que pour les enterrer.
C'est aussi la version de laquelle se souvient mon père.

Or, sur l'acte de mariage de Jean en décembre 1911, ses parents, André LABAUNE et Marie ROY sont dits « domiciliés à La Carneille ».

Extrait de l'acte de mariage de Jean Labaune le 2 décembre 1911



Je suis donc allée consulter les recensements de La Carneille en 1911 et j'ai trouvé ça :

Extrait du recensement de La Carneille en 1911


Surprise ! Au Bois-André, lieu-dit du fameux château,  vivaient donc André et Marie, les parents de Jean et 2 de leurs fils, les 2 plus jeunes frères de mon arrière-grand-père : Louis-Henri né le 26 mai 1891 et Jean-Claude né le 15 août 1892. Mais aucune trace de mon arrière-grand-père !

Le mystère s'épaississait d'un coup : ce serait donc le père de mon arrière-grand-père qui était garde-particulier et qui s'était installé en Normandie avec sa femme et leurs deux plus jeunes enfants.
Mais où est donc mon arrière-grand-père alors que sur son acte de mariage en décembre 1911, il est déclaré « domicilié à La Carneille ».

Extrait de l'acte de mariage de Jean Labaune le 2 décembre 1911

Vérifions les dates : le recensement a été dressé en mars 1911 et le mariage date de décembre 1911. Mon arrière-grand-père serait donc arrivé en cours d'année 1911.

Puis j'ai eu l'idée d'aller consulter la fiche matricule de Jean : une partie du brouillard s'est dissipé...

Sur la fiche, j'ai trouvé ça :

Extrait de la fiche matricule de Jean Labaune


Mon arrière-grand-père était donc sous les drapeaux au moment du recensement et s'est installé à La Carneille à sa mise en disponibilité en septembre 1911 comme l'indique sa fiche dans la partie « Localités successives habitées » :

Extrait de la fiche matricule de Jean Labaune

Et au passage, sur sa fiche, j'ai aussi découvert ça :



L'erreur sur le nom ne serait peut-être donc pas dû à l'officier d'état civil au moment du mariage (comme je le disais dans cet article) mais au recruteur militaire, l'officier d'état civil ayant peut-être tout simplement recopié les informations du livret militaire...


A tout hasard, j'ai consulté les recensements d'Issy-L’Évêque, en Bourgogne :
- en 1906, André et Marie vivent avec leur plus jeune fils Jean Claude. Mon arrière-grand-père vit aussi à Issy-L’Évêque, il y est domestique agricole.


Extraits du recensement de Issy-L’Évêque en 1906

- en 1921, André et Marie sont de retour à Issy-L’Évêque .

Extraits du recensement de Issy-L’Évêque en 1921

- en 1926 : ils n'y sont plus, deux possibilités : ils ont déménagés ou ils sont décédés...


Les 2 frères aînés de mon arrière-grand-père se sont mariés en Bourgogne en 1909 et 1910, il faut que j'arrive à me procurer leurs actes de mariages afin de voir où étaient domiciliés André et Marie à ce moment là.

Pour l'instant, je sais donc qu'il sont arrivés à La Carneille entre 1906 et 1911. Et qu'ils sont ensuite reparti, mais quand ? Avant ou après la guerre? Sachant que leur 5 fils étaient mobilisés... (mais ça, j'en parlerai une autre fois!)

Donc reste encore quelques mystères à éclaircir...

lundi 13 juin 2016

Labaume ou Labaune ?

Je m'appelle « Labaume » et je me suis longtemps demandée pourquoi nos cousins bourguignons s'appelaient « Labaune » et aussi pourquoi quelques petits vieux, quand ils parlaient de mon arrière-grand-père, parlaient du « père Labaune ».

Et grâce à mes recherches, j'ai trouvé pourquoi.

Mon arrière-grand-père, Jean LABAUNE est né en 1888 à Issy L’évêque en Saône-et-Loire.

D'après ce que je sais, il était garde particulier pour un châtelain là-bas, en Bourgogne.

Puis ce châtelain a acheté un château en Normandie, plus exactement le château du Bois-André à La Carneille. Et mon arrière-grand-père l'a suivi pour être garde-particulier dans ce petit coin d'Orne.

Dans ce château, mon arrière-grand-mère, Augustine POTTIER, y travaillait en tant que domestique.

Ils se sont mariés le 2 décembre 1911 et sur le registre, l'officier d'état civil s'est trompé et a écrit « Labaume » au lieu de « Labaune ». L'erreur n'a pas été rectifiée et quand mon grand-père est né, il a pris le nom de « Labaume » ainsi que tous ses descendants.

Voilà pourquoi nous ne portons pas le même nom que nos cousins bourguignons ! La faute à un officier d'état civil qui a mis une patte en trop au nom de Jean.

D'après ce que ma grand-mère m'avait raconté, Jean n'est retourné en bourgogne que pour enterrer ses parents.

Pour aller plus loin, j'aimerai trouver :
- quand exactement mon arrière-grand-père est arrivé en Normandie ?
- quel était le nom de ce fameux châtelain ?