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mercredi 8 mai 2019

Où sont nés les ancêtres de mes filles ?

Depuis quelques jours, fleurissent sur Twitter des roues généalogiques montrant les départements de naissance des ancêtres.

Du coup, j'ai eu envie d'en faire une.

Voici donc la roue généalogique montrant les départements de naissance des ancêtres de mes filles établie sur 10 générations.

Mes filles sont au milieu (en jaune), mon mari au 1er niveau à gauche (jaune aussi) et moi à droite (en bleu).

Légende :
  • bleu foncé: Orne
  • orange: Eure
  • bleu moyen: Manche
  • bleu ciel: Calvados
  • jaune: Seine-Maritime
  • vert : Mayenne
  • rouge: Saône-et-Loire


C'est donc une ascendance majoritairement normande.
Exclusivement dans l'Orne du côté de ma maman (quart bas droite).
Il n'y a que du côté de mon papa (quart haut droite) qu'on quitte la Normandie : direction la Bourgogne via son grand-père paternel qui vient de Saône-et-Loire et les Pays de Loire avec la Mayenne (limitrophe de l'Orne) via un de ses arrières-arrières-grands-pères. On reste dans l'Orne pour le reste.
C'est exclusivement normand du côté de mon mari (moitié gauche) : 1/4 dans la Manche via sa grand-mère maternelle qui est née dans les Côtes d'Armor (d'où la case restée blanche) et la grande majorité originaire de l'Eure avec une petite branche en Seine-Maritime.


samedi 21 avril 2018

#32QC – La liste des 32 quadrisaïeux

Comme expliqué dans un précédent billet, le projet #32QC a pour but d’identifier les 32 quadrisaïeux de mes filles et leurs collatéraux, c’est à dire leurs frères et sœurs ainsi que les mariages et enfants de ces derniers.

J'utiliserai pour cela les archives disponibles en ligne, variables selon les départements : registre d'état civil, recensements, registre matricule...

Pour situer, ces 32 quadrisaïeux se situent à la 6e génération, ce sont les grands-parents des arrières-grands-parents de mes filles.

Leurs numéros sosa vont de 32 à 63.

Dans cette numérotation, mes filles sont le numéro 1, mon mari est le numéro 2 et je suis le numéro 3.

Voir cet article de wikipédia pour plus d’infos sur la numérotation sosa.


Voici donc la liste de ces 32 quadrisaïeux, et leur département d’origine,qui auront chacun droit à un article, ils sont classé par numéro sosa :

- 32 : Louis Mathurin CARRIÉ (1853-1920) - Eure

- 33 : Marie Adelina MAZOT (1858-1931) - Eure

- 34 : Henri Désiré LEVITRE (1865-1920) - Eure

- 35 : Clémence Alphonsine BROUTIN (1869-1953) - Eure

- 36 : Louis Ernest PASQUIER (1862-1898) - Eure

- 37 : Aimée Marie COLOMBELLE (1860-<1921) - Eure

- 38 : Paul Désiré TROTTIER (1873-1916)- Eure

- 39 : Marie Eugénie COUTURIER (1873-1963)- Eure

- 40 : Léon Henry DESHAYES (1876-?) - Eure

- 41 : Ernestine Emma HEBERT (1877-?) - Eure

- 42 : Maurice Julien RECULARD (1882-?) - Eure

- 43 : Rosa Louise Adrienne LEFEBVRE (1883-1952) – Eure

- 44 : Edmond Pierre LEMERRE (1878-?) - Manche

- 45 : Léonie Hortense HECQUARD (1875-?) - Manche

- 46 : Auguste Eugène LEFEVRE (1873-?) - Manche

- 47 : Angèle Augustine DRIEU (1877-?) - Manche

- 48 : André LABAUNE (1855-1926) – Saône-et-Loire

- 49 : Marie ROY (1861-1922) – Saône-et-Loire

- 50 : Ferdinand Gaston POTTIER (1866-1933) – Orne

- 51 : Léontine Florentine LEPLANOIS (1859-1940) – Orne

- 52 : Eugène Pierre GUERIN (1850-1927) – Orne

- 53 : Virginie Augustine HALBOUT (1854-1926) – Orne

- 54 : Victor François Alexandre LECORNU (1867-1946) – Orne

- 55 : Mélina Angèle HUSNOT (1873-1921) – Orne

- 56 : Victor JARDIN (1815-1887) – Orne

- 57 : Victoire Angélique HUET (1832-1905) – Orne

- 58 : Jean GRAINDORGE (1814-1894) – Orne

- 59 : Marie Joséphine LESECQ (1824-1911) – Orne

- 60 : François Etienne ROBET (1839-1894) – Orne

- 61 : Aimée Victoire HEURTAUX (1841-1927) – Orne

- 62 : Jean Frédérique MORE (1812-1888) – Orne

- 63 : Victoire Estelle LAISNÉ (1840-1916) – Orne


En faisant cette liste, je constate déjà le grand écart entre le plus vieux, le n°62 né en 1812 et la plus jeune, la n°43 née en 1883. Soit 71 ans d’écart sur la même génération ! 
Il me manque aussi quelques dates de décès pour les ancêtres les plus récents.

Je reviendrai régulièrement sur cet article pour mettre un lien vers l'article concernant chacun d'entre eux.

Rendez-vous prochainement pour le premier article de cette série !

samedi 31 mars 2018

Tranche de vie : Augustine Françoise

J’avoue, je ne suis pas très régulière sur mon blog…

Ce ne sont pas les idées qui manquent mais je ne prends pas le temps de les formaliser.

Depuis plus d’un an, je dois écrire la suite des parcours militaires de 5 frères Labaune mais cela nécessite quelques recherches sur la Première Guerre Mondiale que je n’ai pas le temps de mener…

Depuis quelque temps, je participe sur Twitter au hashtag #1J1Ancêtre qui consiste chaque jour à mettre en avant un ancêtre pour lequel la date du jour correspond à un des événements de sa vie.

Cela me permet de mettre un nez quotidien dans ma généalogie, sans pour autant pouvoir faire de « vraies » recherches.

Mais du coup, je tombe sur certains ancêtres avec un parcours « remarquable » (dans le sens « qui attire l’attention ») et je me dis que je pourrais en faire un article.

Du coup, ça m’a donné l’envie d’inaugurer une nouvelle « rubrique » que j’ai envie d’intituler « tranche de vie » pour décrire et partager le parcours de ces ancêtres.

Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Augustine Françoise et de sa famille.


Augustine Françoise n’a pas de nom de famille, c’est une enfant trouvée. D’ailleurs tous les actes la concernant (mariages, naissance des enfants, décès) rappellent qu’elle est « issue de l’Hospice de Saint-Lô ».

Elle est née vers février 1812 et est envoyée en nourrice à Notre-Dame-de-Cenilly distant d’une vingtaine de kilomètres. Elle est donc élevée par Madeleine LEMONNIER, femme de Jacques GUILLON.

Le 10 juin 1834, on la marie à Louis François LEBRUN, ils ont 22 ans tous les 2. Madeleine LEMONNIER est présente et consentante au mariage, elle est veuve.

Il est temps de célébrer le mariage puisque moins d’1 mois plus tard, le 7 juillet naît Marie Anne.

Hélas, 18 mois plus tard, le 30 novembre 1835, Louis François décède alors qu’il est âgé de seulement 23 ans.

Quelques semaines plus tard, le 26 décembre, Augustine Françoise met au monde le fils posthume de Louis François : Victor François.

Elle se retrouve veuve avec 2 enfants en bas âge.

Le 21 janvier 1840, elle se remarie avec Samson Guillaume DRIEU. Elle a 27 ans, il en a 32.

Elle est fileuse, il est « cultivateur domestique ».

Leur premier enfant, Alexandre Théodor naît le 16 octobre 1840. suivent Aimable Philémond le 14 septembre 1843 et Clovis Léon le 13 janvier 1846.

Malheureusement, le 21 juillet 1846, son premier fils, Victor François, alors âgé de 10 ans décède.

Début 1850, Augustine Françoise porte son 6e enfant. Hélas, la naissance est fatale à la mère et l’enfant. Le 5 avril 1850, elle décède à l’âge de 38 ans. Son enfant, une fille, est mort-née et n’aura pas de prénom.

Au décès de Augustine Françoise, Samson Guillaume se retrouve seul avec 4 enfants à charge :

- Marie Anne LEBRUN 15 ans

- Alexandre Théodor 10 ans

- Aimable Philémond 7 ans

- Clovis Leon 4 ans

16 mois après le décès de sa femme, le 18 août 1851, Samson Guillaume se remarie avec Anne Angélique LECLUZE.

Ils auront ensemble 4 enfants :

- Jean Pierre né le 22 juillet 1852

- Emmanuel Gustave né le 30 septembre 1853 mais qui ne vivra que 4 mois, il décède le 5 février 1854

- Athanaïse Émelie née le 22 août 1855

- Clémentine Augustine née le 14 janvier 1862

Mais le destin tragique de cette famille ne s’arrête pas là :

Aimable Philémond décède à 17 ans le 9 août 1861.

Marie Anne LEBRUN, la première fille de Augustine Françoise, décède le 3 octobre 1863 à 29 ans, célibataire.

Clovis Léon meurt à son tour le 12 janvier 1869 alors qu’il est soldat. Il est foudroyé 5 jours après son entrée à l’hôpital de Lorient par une fièvre typhoïde.

Sur les 6 enfants qu’aura mis au monde Augustine Françoise, seul 1, Alexandre Théodor se mariera et aura une descendance.

Sur les 4 enfants qui naîtront de la seconde union de Samson Guillaume, seul Jean Pierre et Clémentine Augustine se marieront :

- Jean Pierre se marie le 15 novembre 1881 avec Célestine Julie HAREL, je leur connais pour l’instant un seul enfant né 6 mois après le mariage.

- Clémentine Augustine épouse Jules Alexandre HELAINE le 19 juillet 1888. Au mariage, Clémentine a un fils né en 1885 que Jules Alexandre reconnaît comme le sien et légitime par le mariage.

Quant à Athanaïse Émelie, elle décède célibataire à 36 ans le 1er décembre 1891.

Théodor Alexandre, l’ancêtre de mes filles, s’est marié le 23 octobre 1866 avec Angélique Honorine ALLIX. Je ne leur connais que 2 enfants : Pierre Auguste né le 16 septembre 1873 et Angèle Augustine (l’ancêtre de mes filles) née le 26 avril 1877.

Samson Guillaume décède le 14 mai 1884 à 76 ans, veuf une seconde fois car sa femme Anne Angélique LECLUZE est décédée le 20 décembre 1881 à 64 ans.

La fiche Geneanet de Augustine Françoise
La fiche Geneanet de Samson Guillaume DRIEU

mercredi 14 juin 2017

#ChallengeAZ - L comme Léonie

L comme Louise, Laurence, Lucie, Liliane, Léonore.... ou encore Léonie.


Léonie Hortense HECQUARD voit le jour dans la Manche à Saint-Denis-le-Gast le 6 septembre 1875.

Elle est la septième enfant d’une fratrie de 12.

Son père Auguste Désiré HECQUARD est domestique et est né en 1831. Sa mère Florentine Joséphine ALLIX est née en 1836. Ils se sont mariés le 24 juin 1858 à Saint-Denis-le-Gast.

Les frères et sœurs de Léonie sont : Édouard Albert (1859), Marie Angelina (1861), Florence Augustine (1863), Ferdinand Émile (1866), Altus Victor (1868), Alfred Émile (1871), Jules Cénérée (1872-1875), Hortense Ernestine (1877), Émile Joseph (1879-1881), Alicia Zélia Élise (1882) et Augustine Marie (1884).

Le 23 novembre 1903 à Coutances, elle épouse Edmond Pierre LEMERRE né à Roncey en 1878.

Ils auront au moins 1 enfant, Léon Auguste LEMERRE né en 1904.

Léonie s’éteindra à lâge avancé de 93 ans le 21 novembre 1968.


La fiche Geneanet de Léonie Hortense HECQUARD.



L’arbre :

Léonie Hortense HECQUARD (1875-1968) – sosa 811
Léon Auguste LEMERRE (1904-ca 1940) – sosa 22
La grand-mère de mon mari – sosa 11
La mère de mon mari - sosa 5
Mon mari – sosa 2
Mes filles – sosa 1


Pour aller plus loin :

Il s’agit là encore de la lignée de mon mari. Pour Léonie, je connais les 3 dates « essentielles » à savoir sa naissance, son mariage et son décès.

Pour ce qui est de ses enfants, j’ignore s’il y en a eu d’autres. Je devrai questionner la grand-mère de mon mari pour savoir si elle avait des oncles et tantes du côté de son père.

Je devrai aussi la questionner pour savoir si elle sait où et quand est décédé son grand-père Edmond Pierre LEMERRE.

Pour les parents de Léonie, je connais leurs dates et lieux de naissance et de mariage mais je n’ai pas trouvé trace de leur décès. Ils sont nés dans les années 1830 et peut-être décédé à plus de 60 ans, après 1892 donc.

Mais dans la Manche, les registres disponibles s’arrêtent à 1892 et renseignement pris auprès des archives, la mise en ligne de documents plus récents n’est pas à l’ordre du jour...

Je n’ai plus qu’à attendre leur hypothétique mise en ligne ou alors m’offrir un séjour à Saint Lo aux archives...

Statistiques de ma généalogie sur les prénoms féminins commençant par la lettre L :

Le prénom féminin commençant par la lettre L le plus répandu dans mon arbre est Louise apparaissant 67 fois. Loin derrière arrive Laurence et 6 porteuses. Suivent Léonie, Léontine et Léa utilisés chacun 4 fois. Et enfin avec 3 utilisations, arrivent Laure, Léonore et Lucie.

lundi 12 juin 2017

#ChallengeAZ - J comme Justine

J comme Jeanne, Joséphine, Juliette, Jade, Jacqueline.... ou encore Justine.


Justine Virginie POTIN naît à la fin de l’ère révolutionnaire le 20 brumaire an XIV (11 novembre 1805) à Roncey dans la Manche. Elle est la fille de Pierre POTIN charpentier âgé d’environ 29 ans et de Marie LEROSEY.

Le 4 mai 1841 à Grimesnil, elle épouse Désiré Charles CLOUET de 10 ans son benjamin. Celui-ci est domestique au moment du mariage mais sera charpentier, comme son beau-père, aux naissances de ses enfants. Quant à Virginie, elle est couturière.

4 enfants vont naître : 3 à Grimesnil : Marie Justine Désirée en 1842, Armand Désiré en 1844, Célestine Angélina Léontine en 1845 et la dernière à Guéhébert, commune limitrophe de Grimesnil, Isabelle Céleste en 1850.

Le 25 novembre 1869, elle assiste au mariage de Célestine Angélina Léontine avec Léon Tranquille LEMERRE.

Le 24 novembre 1873, c’est au tour de Isabelle Céleste d’épouser Édouard Auguste LECOCQ en présence de ses parents.

Elle décède en son domicile au village de la Quesnelière à Roncey le 11 février 1880 à 17h à l’âge de 74 ans. Son mari Désiré Charles CLOUET lui survit 5 ans, il décède à Roncey le 25 septembre 1885 à 70 ans.


La fiche Geneanet de Justine Virginie POTIN.


L’arbre :


Justine Virginie POTIN (1805-1880) – sosa 179
Célestine Angelina Léontine CLOUET (1845- ?) – sosa 89
Edmond Pierre LEMERRE (1878- ?) – sosa 44
Léon Auguste LEMERRE (1904-ca 1940) – sosa 22
La grand-mère de mon mari – sosa 11
La mère de mon mari - sosa 5
Mon mari – sosa 2
Mes filles – sosa 1


Pour aller plus loin :

Les recherche sur cette branche sont dans les plus récentes que j’ai effectués. Virginie est pour l’instant en bout de branche et je ne connais rien de ses parents et de ses éventuels frères et sœurs.

Concernant son état civil, je pense avoir trouvé tout ce qu’il y a à trouver à moins qu’il ne me manque encore des enfants : j’ai en effet trouvé la 4ème enfant de ce couple en effectuant des recherches pour cet article.

Statistiques de ma généalogie sur les prénoms féminins commençant par la lettre J :

Le prénom féminin commençant par la lettre J le plus courant dans ma généalogie est Jeanne qui apparaît 145 fois. Suit Jacqueline avec 41 utilisations. Joséphine et Julienne sont au coude à coude avec respectivement 27 et 25 utilisations. Juliette et Justine closent ce classement avec 11 porteuses chacune.

samedi 21 janvier 2017

#RDVAncestral – Rencontre avec Georges SERVAIN

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.

Ce mois-ci, nous nous rendons dans la Manche, dans la commune La Lande d'Airou située à quelques kilomètres de Villedieu-Les-Poêles.

Nous sommes le 17 novembre 1841, il est presque 17h.

Le village n'est pas bien grand, je n'ai aucun mal à trouver la mairie où m'attend Georges Servain.

C'est une petite bâtisse en pierres comme on rencontre tant dans la région.

Il m'accueille avec le sourire et m'invite à m'asseoir.

- Bonjour Georges, comment allez-vous ?
- Très bien, vois-tu, j'attends mon gendre, il doit venir déclarer la naissance de sa fille, ma première petite-fille !! Elle est née hier matin à 8:00, me dit-il avec un grand sourire.
- Vous êtes le maire de ce village ?
- Oui, depuis 1832.
- Vous n'étiez pas installé à Coutances il y a quelques années ?
- Oui, je suis né ici mais je suis allé me faire embaucher comme domestique à Coutances. Ce qui m'a permis de me faire un pécule et pouvoir revenir m'installer ici. Et je compte bien finir mes jours tranquillement. Oh, pas maintenant, je n'ai que 58 ans et j'espère voir naître d'autres petits enfants !
- C'est vrai que vous n'avez qu'une fille. Cela n'a pas été trop dure de la laisser partir ?
- C'est vrai que je la trouvais un peu jeune pour se marier, elle n'avait que 17 ans. Mais son prétendant a su me montrer qu'il était un homme sérieux, il est installé comme cultivateur. Tu sais que son père a aussi été maire de La Lande d'Airou, de 1815 à 1828 ? Il est malheureusement décédé pendant son mandat. Ainsi, ma petite-fille pourra se vanter que ses 2 grand-pères ont été maires !

Tout en me parlant, Georges jette de fréquent coups d’œil par la fenêtre surveillant l'arrivée de son gendre.

17 heures sonnent à l'église quand Louis François LEMOINE pénètre dans la mairie avec un bébé dans les bras, il est accompagné de deux voisins, cultivateurs comme lui, Jacques François ROY et Guilaume DREY.
Il est tout sourire et déclare fièrement en nous montrant l’enfant : « Je viens déclarer ma fille ! »

Georges ouvre alors le registre, trempe sa plume et commence à écrire de sa belle écriture :
« L'an mil huit cent quarante un le dix sept du mois de novembre à cinq heures du soir par devant nous Georges Servain maire officier de l'état civil de la commune de la Lande d'Airou canton de Villedieu, département de la Manche est comparu le sieur Lemoine Louis François âgé de trente cinq ans, cultivateur domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin né d'hier à huit heures du matin de lui déclarant, en sa maison située village de la Moinerie, et de Servain Marie Rosalie âgée de 18 ans, son épouse et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Louise Georgina..... »

Tout en écrivant, Georges regarde attendri ce si petit enfant endormi dans les bras de son père.
Je les laisse ensemble, entre formalités administratives et tendre scène familiale.

Je n'ai pas eu le temps de le questionner sur ces différentes épouses...

J'aurai aimé qu'il me dise pourquoi, en 1813 alors qu'il n'avait que 30 ans, il avait épousé Marie Madeleine FOUCHARD de 30 ans son aînée, plus âgée que sa propre mère... Est-ce par l'entremise de Jean Loquet de La Landed'Airou, maire de la commune de la Lande d'Airou de 1790 à 1792 et installé à Coutances chez qui Marie Madeleine était domicilié et qui fut témoin à leur mariage ? Le mariage n'avait pas duré car Marie Madeleine était décédée 10 mois plus tard.

J'aurai aussi aimé savoir ce qui était arrivé à sa seconde épouse, Véronique Charlotte LELOUP, mère de son unique enfant, pour décéder à l'âge de 34 ans, 3 ans après leur mariage alors que Marie Rosalie n'avait que 14 mois.

J'aurai aussi voulu connaître la destinée de Rose DUPONT, sa dernière femme épousée alors qu'il avait déjà 47 ans et elle 46. Était-elle toujours en vie ?

Mon temps ici est terminé et je dois retourner au 21e siècle avec mes questions sans réponses...



Georges SERVAIN est né le 21 novembre 1783 à La Lande d'Airou.

Le 27 octobre 1813, il épouse à Coutances en premières noces Marie Madeleine FOUCHARD âgée de 60 ans. Cette dernière décède le 11 août 1814.

Il épouse Véronique Charlotte LELOUP à Coutances le 23 novembre 1821. Il a 38 ans, elle en a 31.
Sa fille Marie Rosalie naît à Coutances le 29 octobre 1823.
Le 8 janvier 1825, sa femme décède.

Il se remarie pour ses 3èmes noces à Coutances, le 23 août 1830 avec Rose DUPONT de laquelle je ne connais pas la destinée.

Il revient ensuite s'installer à La Lande d'Airou où il est élu maire en 1832. Il le restera jusqu'en 1848.

Georges mourra veuf le 14 novembre 1862 à La Lande d'Airou à l'âge de 78 ans.

Il aura l'honneur d'inscrire encore 3 de ses petits enfants sur les registres :
- Emelie Rose née en 1843,
- Marie Angélique née en 1847,
- Louis Félix Marie né en 1848.
Il verra la naissance de tous ses petits enfants avant son décès.
Alors qu'il n'est plus maire, suivront :
- une fille mort-née en 1850,
- Maria Léonie en 1851 (sosa 93 de ma fille, soit l'arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère),
- Eugénie Pauline en 1858.



Georges SERVAIN
Marie Rosalie SERVAIN
Maria Léonie LEMOINE
Auguste Eugène LEFEVRE
Augustine Julia LEFEVRE
L'arrière grand mère de mes filles
La grand mère de mes filles
Mon mari
Mes filles