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dimanche 4 avril 2021

#Tranche de vie – mariage, concubinage, enfants naturels...

Nous sommes le 31 décembre 1818 à Barentin, en Seine-Maritime. Aujourd’hui, on marie Jean Félix JONQUÈS et Louise Marie Anne Brigide LANGLOIS.

Jean Félix a 20 ans, il est journalier. Ses parents sont Paul Jean Baptiste JONQUÈS (1768-1826) et Marie Anne Madeleine HAUSSECORNE.

Louise Marie Anne Brigide a seulement 17 ans, elle est fileuse. Elle est la fille de Brigide Elizabeth LANGLOIS et d’un père inconnu.

Il y a urgence à les marier. En effet, 2 jours plus tard, le 2 janvier 1819 Louise « Aimée » JONQUÈS vient au monde.

Mais ce mariage précipité n’est peut-être pas voué à la stabilité.

Le 11 septembre 1822, Louise Marie Anne Brigide demeure à Pavilly, chez la veuve PLAQUEVENT. Elle y accouche d’un enfant naturel Eugène Théophile. Cet enfant ne vit malheureusement que 27 jours et décède le 8 octobre.

Le 21 août 1825, Louise Marie Anne Brigide est chez sa mère et l’époux de celle-ci, Jean-Baptiste AGIS sur la commune de Villers-Chambellan quand elle accouche d’un troisième enfant, Jean Jacques Félix. C’est Jean Félix qui va le déclarer comme étant bien son fils à la mairie, ce dernier vit alors dans la commune voisine de Barentin.

Pierre Augustin, le 4e enfant de Louise, le 3e du couple, vient au monde à Barentin le 5 octobre 1828. Louise et Jean vivent alors ensemble.

Ont-ils essayé malgré tout de sauver leur mariage à une époque où le divorce n’était pas permis ?

Mais, la suite va montrer qu’ils n’y sont pas parvenus…

Il n’auront pas d’autres enfants pas la suite.

Mais une petite Aglaé « Eugénie » JONQUAIS vient au monde le 8 septembre 1833. Son père est Jean Félix et sa mère Marie Anne Aglaé BOIVIN.

Sur le recensement de 1836, on découvre que Jean Félix vit avec Marie Anne Aglaé et 2 enfants : Eugénie et Charles Julien. Le nom de BOIVIN est attribué aux 2 enfants.

On découvre ainsi dans les registres de Barentin 6 enfants naturels de Marie Anne Aglaé, tous déclarés par Jean Félix.

Ils sont tous enregistrés sous le nom de BOIVIN :

- Julien Porphire « Charles » (1835-1837)

- Charles Stanislas (1836-1855)

- Marie Henriette (1839-1896)

- Victorine Alexandrine (1840)

- François Hippolyte « Théophile » (1841)

- Désirée Maria (1843-1844)

Sur le recensement de 1841, Jean Félix vit avec Marie Anne Aglaé et les enfants.

Même si à part Eugénie, la première née en 1833, aucun enfant n’a officiellement Jean Félix comme père, les déclarations de naissance et la vie commune laissent peu de doutes quant à la paternité des enfants mais rien n’est officiel.

Malheureusement pour ces enfants, Jean Félix étant toujours officiellement marié à Louise Marie Anne Brigide LANGLOIS, il n’avait pas la possibilité de les légitimer.

Pendant ce temps-là, aux recensements de 1836 et 1841, Louise « Aimée » et Jean Jacques Félix, les enfants légitimes de Jean Félix vivent chez leur grand-mère Brigide Elizabeth LANGLOIS et son époux Jean-Baptiste AGIS. Je n’ai pas encore retrouvé la trace du plus jeune, Pierre Augustin mais ils n’apparaît pas sur les recensements avec son frère et sa sœur, peut-être est-il décédé en bas-âge.

La vie aurait pu continuer plus ou moins paisiblement pour Jean Félix et sa concubine mais hélas, le 1er mars 1844, Jean Félix décède âgé seulement de 40 ans laissant Marie Anne Aglaé seule avec 6 enfants dont la plus jeune a à peine 1 an. Cette plus jeune enfant décède seulement 3 mois après son père présumé.

Marie Anne Aglaé est alors seule avec 5 enfants sans père reconnu.

Elle doit trouver du réconfort dans les bras d’un autres (ou d’autres?) homme, en 1845, 1846 et 1849, elle met de nouveau au monde 3 enfants naturels : Adelphine Célestine, Narcisse Zacharie, Louis Napoléon.

Les 3 sont déclarés par le même homme : Narcisse PEINTURIER, journalier. Il est même précisé dans 2 des 3 actes de naissance qu’il a « assisté à l’accouchement ».

Malheureusement, les recensements de 1846 ne sont pas disponibles. Ils auraient peut-être permis de voir si Aglaé vivait seule ou avec un nouveau compagnon.

Le seul Narcisse PEINTURIER trouvé dans la région était marié à une autre et décède en 1850.

Marie Anne Aglaé aura ensuite encore 2 enfants naturels : Louis Amédée en 1851 qui ne vivra que 4 mois et Eugène Stanislas en 1852.

Sur le recensement de 1851, Marie Anne Aglaé vit seule avec ses 8 enfants survivants, âgés de 3 mois à 17 ans.

Malheureusement pour ses enfants, Aglaé pousse son dernier souffle à seulement 40 ans le 9 février 1855.

Jamais mariée, elle aura eu 12 enfants naturels.

A son décès, il en reste 8 en vie.

Si les aînés sont en âge de travailler et restent aux alentours de Barentin, les plus jeunes vont être confiés à l’hospice général de Rouen.

Le plus jeune Eugène Stanislas y décède à 3 ans en juin 1855, 3 mois après sa mère.

Je perds la trace de Louis Napoléon qui a 6 ans au moment du décès de sa mère.

Je retrouve le 3e, Narcisse Zacharie âgé de 9 ans au moment du décès de sa mère, à Bouillancourt-En-Séry dans la Somme où il se marie en 1873. Il y décède à 53 ans en 1900.

Sur ses actes de mariage et de décès, il est indiqué qu’il est enfant des Hospices de Rouen et que sa filiation est inconnue. A-t-il pu oublier sa mère alors qu’il avait quand même 9 ans à son décès ? Ignorait-il vraiment qu’il avait eu 11 frères et sœurs ? En 1873, à la date de son mariage, il y en avait encore au moins 4 en vie.

A son mariage, il légitime 3 filles nées en 1869, 1870 et 1872, espérons qu’elles aient eu une enfance plus sereine que la sienne.



Louise "Aimée" JONQUÈS, première née de Jean Félix et de Louise Marie Anne Brigide LANGLOIS  est la grand-mère du grand-père de la belle-maman de mon époux.
 

Suite à la diffusion par Geneatech de nombreuses vidéos pendant l'évènement "Le mois Geneatech" qui a eu lieu en février, et notamment celle sur l'outil Frisechronos, je me suis essayée à l'exercice de création d'une frise sur ce site Frisechronos.


Frise réalisée grâce au site Frisechronos (clic pour agrandir l'image)

dimanche 6 janvier 2019

Tranche de vie – Funeste été 1848 et triste printemps 1871


Cette histoire s’insère dans la rubrique « Tranche de vie » initiée avec cet article. 



Pierre « Jacques » LEPRINCE et Anne Jacqueline « Rozalie » JARDIN se marient le 23 décembre 1834 à Messei (Orne). Il a 28 ans et est menuisier, elle en a 21 et est fileuse. 


Très vite, la famille s’agrandit : Paul dit Hippolyte naît le 28 juin 1835, Virginie le 18 janvier 1837, Victorine le 16 juin 1839, Eugénie le 25 juillet 1840, Louis « Victor » le 6 décembre 1841, Grégoire Épiphane le 12 mai 1844 et Vitalie le 24 septembre 1846. 

Arrive 1848, les parents et les 7 enfants vivent au village des Génétés à Messei, Jacques est menuisier et Rozalie s’occupe de ses 7 enfants. 

Mais la maladie entre dans la maison, et entre le 27 juillet et le 10 août, elle va être fatale à 5 des 7 enfants. 

La première à succomber est Eugénie, 8 ans, le 27 juillet à 8h du matin. Grégoire, 4 ans, la suit le 31 juillet à 8h du soir. Le 8 août, Victor, 7 ans, et Hippolyte, 13 ans, ne peuvent plus lutter, le premier succombe à 3h du matin, le second à midi. Et c’est Vitalie qui clos cette triste liste le 10 août à 18:00. 

Seules survivent Virginie, 11 ans, et Victorine, 9 ans. 

Face à cette épreuve, l’amour semble être un réconfort pour les parents puisque un peu plus de 9 mois plus tard, le 21 mai 1849, Hippolyte Désiré vient au monde. 

3 autres enfants vont encore se succéder : Louis Victor naît le 16 février 1851, Victor Jules le 19 mars 1853 et François Auguste le 20 juillet 1856. 

Le 9 décembre 1865, un occasion de se réjouir dans la famille, Victorine, âgée de 26 ans, épouse François Adolphe ROCHER, 21 ans. Et l’année suivante, Victorine met au monde Louis Isaïe le 27 septembre 1866. 

Mais 1871 sera de nouveau une année de deuil pour la famille : c’est d’abord Louis Isaïe, le fils de Victorine, qui s’éteint à seulement 4 ans le 22 mars. En avril, Louis Victor, 20 ans, et Hippolyte Désiré, 21 ans, décèdent à leur tour, le premier le 10 et le second le 22, tous les 2 étaient tisserands et célibataires. 

En 1873, c’est Virginie qui s’éteint le 30 mai, elle avait 36 ans, était tisserande et célibataire. 

Le 27 avril 1878, Victorine décède à son tour à 38 ans, je ne lui ai pas trouvé d’autre enfant que Louis Isaïe. 

Quand Jacques LEPRINCE décède à 72 ans, le 22 février 1879, seuls 2 des 11 enfants du couple sont encore en vie. 

Victor Jules a fait son service militaire du 6 janvier 1875 au 17 août 1878. Il voyage beaucoup ensuite, sa fiche matricule indique qu’il a vécu à Saint Julien le Faucon (14), Messei (61), Orival (76) et Jurques (14).
Il décède célibataire au Havre le 11 septembre 1899, il avait 46 ans et était camionneur.
Quelques lignes dans le Journal de Rouen du 12 septembre 1899 relatent son accident : 
Le Journal de Rouen - 12 septembre 1899 - issu du site des archives de Seine-Maritime
François Auguste est dispensé de service militaire en 1876 car son frère est au service. Sa fiche matricule indique pour lui aussi les différentes localités habitées : Saint Julien le Faucon (14) - mai 1880, Elbeuf, 54 rue Saint Étienne - mai 1881, Villers-Bocage - janvier 1884, Saint Clément (Granville) - 18/12/1886, Saint Martin des Besaces (Falaise) - 10/11/1887, Anvers - 27/03/1893, Saint Pierre Le Viger (Le Havre) - 10/07/1896, Ouistreham (Caen) - 15/02/1898.
Je ne sais rien de plus pour lui : s’il se marie et a des enfants, où il décède. 

En 1899, Rozalie est toujours en vie, elle a 86 ans, a survécu à 10 de ses 11 enfants et n’a aucune descendance (à moins que François Auguste ait eu des enfants). Je ne connais pas encore les date et lieu de décès de Rozalie.

Rozalie est la sœur de Victor JARDIN, sosa 56 de mes filles, qui fait partie du projet #32QC.

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J’ai constaté un surmortalité en 1848 à Messei : de 1843 à 1847, il est enregistré entre 26 et 36 décès par an, ce nombre monte à 56 en 1848 (dont 32 enfants âgés de 2 jours à 17 ans) puis 45 en 1849 pour redescendre entre 23 et 29 de 1850 à 1852. 

Une famille a perdu 3 enfants de 3 mois, 4 ans et 6 ans entre le 24 juin et le 3 juillet, une autre en a perdu 2 de 6 mois et 2 ans les 2 et 23 septembre. Les autres décès ne semblent pas se concentrer sur un seul foyer. La famille LEPRINCE est assurément celle qui a été le plus touchée. 

Même constat en 1871 avec 88 décès enregistrés cette année là contre 30/40 par an dans les décennies précédente et suivante. 

D’après mes recherches sur le net, il semble que ce soit le choléra qui sévissait en France en 1848 et la variole en 1871.


dimanche 28 octobre 2018

Tranche de vie : les contrariétés de Frédéric

Cette histoire est basée sur des faits généalogiques réels mais a été légèrement romancée par mes soins. Elle s’insère dans la rubrique « Tranche de vie » initiée avec cet article.

Frédéric Marc MAZOT et Prudence « Sévère » CHICOT vivent au hameau des Bordeaux sur la commune d’Eturqueraye dans l’Eure. Frédéric est journalier, il loue ses services au besoin dans les fermes voisines.

Ce 22 mars 1867 à 9h, Frédéric se rend à la mairie pour déclarer la naissance de son troisième enfant, son premier fils Henri Désiré Frédéric est né ce matin à 6 heures.

Sévère et lui sont déjà parents de 3 filles : Almédorine Emilie a 18 ans et demi, Louise « Albertine » presque 12 ans et Marie « Adelina » un peu plus de 10 ans.

Sa fille aînée Almédorine est servante de ferme à Routot, commune voisine. Il est contrarié car il vient de découvrir que cette dernière est enceinte. D’après sa femme, elle serait enceinte d’environ 5 mois. Il a eu beau la questionner, elle a refusé de dire qui est le père.

Ainsi, le 28 juillet 1867 à 18h, au domicile de ses parents, Almédorine met au monde une petite fille : Marie Almédorine.

En ce Noël 1870, Frédéric a le cœur lourd. Il est entouré de ses enfants et de sa petite-fille mais Albertine ne peut plus cacher son état. Elle n’a que 15 ans et 5 mois et devrait accoucher d’ici 2 à 3 mois… Et comme sa sœur, elle refuse obstinément de révéler le nom du père. Pourtant, il pensait pouvoir la surveiller mieux que sa sœur, elle n’a pas loué ses services dans une ferme, elle est couturière à la maison… Et puis, il la trouve bien jeune et fragile, supportera-t-elle un accouchement ?

Vendredi 10 mars 1871, la journée a été longue et douloureuse pour Albertine. Et à 22h00, elle accouche enfin d’un petit garçon. Mais hélas, le bébé décède. Charles Frédéric n’aura vécu qu’une heure et demi.

1872 : encore un Noël contrariant pour Frédéric : Almédorine, qui a trouvé une place dans une ferme à La Haye Aubrée, est de nouveau enceinte, et elle est toujours obstinément muette sur l’identité du père. Ça jase dans le voisinage, n’est-il donc pas capable de tenir ses filles ?

Almédorine revient s’installer chez ses parents pour vivre la fin de sa grossesse, elle n’est plus utile sur une ferme dans son état. Émilie « Almédorine » voit le jour le 20 mars 1873 à 23h00 chez ses grands-parents.

Noël 1873 : Frédéric et Sévère fêtent Noël entourés de leurs enfants et petits enfants. Il y a du monde autour de la table. Almédorine sa fille a 25 ans, Marie et Almédorine ses petites filles ont 6 ans et 9 mois et se portent bien. Albertine sa deuxième fille a 18 ans et demi, la troisième, Adelina, 17 ans. Enfin, son fils Henri fêtera ses 7 ans au printemps. En cette veillée de Noël, Frédéric aspire à un peu de sérénité.

1874, il doit être écrit que Frédéric ne pourra vivre serein : Albertine qui vient de fêter ses 19 ans est de nouveau enceinte.

5 décembre 1874, de nouveau une longue et éprouvante journée pour Albertine : Ferdinand Albert Désiré voit le jour à 22h00 mais il n’est pas bien portant, et la nuit suivante à 1h00 du matin, il décède, il n’aura vécu que 28 heures.

30 septembre 1878 : enfin une occasion de se réjouir, Frédéric marie sa première fille Almédorine. Elle a déjà 30 ans et le futur, Louis Prudent MARAIS en a 39. Ils se sont rencontrés à Bourneville, là où ils sont tous les 2 domestiques. Louis a bien voulu d’Almédorine et de ses deux filles, Marie, 11 ans, et Almédorine 5 ans et demi. Peut-être Frédéric aura-t-il enfin des petits enfants légitimes ?

8 janvier 1880 : c’est au tour d’Adelina, 23 ans, de se marier. Le futur, Louis Mathurin CARRIÉ, 26 ans, est cordonnier à Rougemontiers. Au moins, Adelina a préservé l’honneur de sa famille avant le mariage !

Hélas, la fin de l’année sera plus triste pour la famille Mazot : Almédorine décède le 17 novembre 1880 à Bourneville, elle avait seulement 32 ans. Elle laisse derrière elle 2 orphelines : Marie a 13 ans et Almédorine 7 ans et demi.

1882 et 1885, Adelina donne 2 petits-fils à Frédéric et Sévère : Fernand Louis Aimé le 3 janvier 1882 et Henri Louis le 27 avril 1885.

En 1886, Albertine a 30 ans et se marie enfin. Elle épouse Louis Désiré BENARD âgé de 33 ans, veuf depuis 7 mois et père d’une petite fille de 2 ans et 9 mois. Il faudra attendre plus de 11 ans pour qu’une fille vienne agrandir la famille : Louise Marie Albertine naît le 17 octobre 1897.

Le 14 février 1887, Marie, la fille aînée d’Almédorine, âgée de 19 ans et demi, met au monde à l’hospice d’Evreux, un petit garçon prénommé Léon. Elle est célibataire et domestique à Villez-sur-le-Neubourg, à une trentaine de kilomètres d’Evreux. Elle répète l’histoire de sa mère…

Lorsqu’elle épouse Désir André DUCHENE 2 ans et demi plus tard, le 7 septembre 1889, les époux reconnaissent Léon comme étant leur enfant et le légitime. Frédéric est soulagé : cet enfant là aura un père.

Le 19 avril 1892, une 3e petit-fils agrandit la famille : Adélina met au monde Albert Désiré.

Mais Frédéric est bien las, il sent ses forces le quitter et le 9 décembre 1892 à minuit, il rend son dernier souffle à l’âge de 67 ans.

Adélina aura encore 3 enfants : Henriette (1895), Maurice (1895) et Aliette (1901).

Henri, le seul fils de Frédéric, se marie en 1894 et n’aura (à ma connaissance) qu’un seul enfant.

Sévère vivra jusqu’à 84 ans : elle s’éteint le 26 août 1908 à Rougemontiers chez sa fille Adélina.

samedi 31 mars 2018

Tranche de vie : Augustine Françoise

J’avoue, je ne suis pas très régulière sur mon blog…

Ce ne sont pas les idées qui manquent mais je ne prends pas le temps de les formaliser.

Depuis plus d’un an, je dois écrire la suite des parcours militaires de 5 frères Labaune mais cela nécessite quelques recherches sur la Première Guerre Mondiale que je n’ai pas le temps de mener…

Depuis quelque temps, je participe sur Twitter au hashtag #1J1Ancêtre qui consiste chaque jour à mettre en avant un ancêtre pour lequel la date du jour correspond à un des événements de sa vie.

Cela me permet de mettre un nez quotidien dans ma généalogie, sans pour autant pouvoir faire de « vraies » recherches.

Mais du coup, je tombe sur certains ancêtres avec un parcours « remarquable » (dans le sens « qui attire l’attention ») et je me dis que je pourrais en faire un article.

Du coup, ça m’a donné l’envie d’inaugurer une nouvelle « rubrique » que j’ai envie d’intituler « tranche de vie » pour décrire et partager le parcours de ces ancêtres.

Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Augustine Françoise et de sa famille.


Augustine Françoise n’a pas de nom de famille, c’est une enfant trouvée. D’ailleurs tous les actes la concernant (mariages, naissance des enfants, décès) rappellent qu’elle est « issue de l’Hospice de Saint-Lô ».

Elle est née vers février 1812 et est envoyée en nourrice à Notre-Dame-de-Cenilly distant d’une vingtaine de kilomètres. Elle est donc élevée par Madeleine LEMONNIER, femme de Jacques GUILLON.

Le 10 juin 1834, on la marie à Louis François LEBRUN, ils ont 22 ans tous les 2. Madeleine LEMONNIER est présente et consentante au mariage, elle est veuve.

Il est temps de célébrer le mariage puisque moins d’1 mois plus tard, le 7 juillet naît Marie Anne.

Hélas, 18 mois plus tard, le 30 novembre 1835, Louis François décède alors qu’il est âgé de seulement 23 ans.

Quelques semaines plus tard, le 26 décembre, Augustine Françoise met au monde le fils posthume de Louis François : Victor François.

Elle se retrouve veuve avec 2 enfants en bas âge.

Le 21 janvier 1840, elle se remarie avec Samson Guillaume DRIEU. Elle a 27 ans, il en a 32.

Elle est fileuse, il est « cultivateur domestique ».

Leur premier enfant, Alexandre Théodor naît le 16 octobre 1840. suivent Aimable Philémond le 14 septembre 1843 et Clovis Léon le 13 janvier 1846.

Malheureusement, le 21 juillet 1846, son premier fils, Victor François, alors âgé de 10 ans décède.

Début 1850, Augustine Françoise porte son 6e enfant. Hélas, la naissance est fatale à la mère et l’enfant. Le 5 avril 1850, elle décède à l’âge de 38 ans. Son enfant, une fille, est mort-née et n’aura pas de prénom.

Au décès de Augustine Françoise, Samson Guillaume se retrouve seul avec 4 enfants à charge :

- Marie Anne LEBRUN 15 ans

- Alexandre Théodor 10 ans

- Aimable Philémond 7 ans

- Clovis Leon 4 ans

16 mois après le décès de sa femme, le 18 août 1851, Samson Guillaume se remarie avec Anne Angélique LECLUZE.

Ils auront ensemble 4 enfants :

- Jean Pierre né le 22 juillet 1852

- Emmanuel Gustave né le 30 septembre 1853 mais qui ne vivra que 4 mois, il décède le 5 février 1854

- Athanaïse Émelie née le 22 août 1855

- Clémentine Augustine née le 14 janvier 1862

Mais le destin tragique de cette famille ne s’arrête pas là :

Aimable Philémond décède à 17 ans le 9 août 1861.

Marie Anne LEBRUN, la première fille de Augustine Françoise, décède le 3 octobre 1863 à 29 ans, célibataire.

Clovis Léon meurt à son tour le 12 janvier 1869 alors qu’il est soldat. Il est foudroyé 5 jours après son entrée à l’hôpital de Lorient par une fièvre typhoïde.

Sur les 6 enfants qu’aura mis au monde Augustine Françoise, seul 1, Alexandre Théodor se mariera et aura une descendance.

Sur les 4 enfants qui naîtront de la seconde union de Samson Guillaume, seul Jean Pierre et Clémentine Augustine se marieront :

- Jean Pierre se marie le 15 novembre 1881 avec Célestine Julie HAREL, je leur connais pour l’instant un seul enfant né 6 mois après le mariage.

- Clémentine Augustine épouse Jules Alexandre HELAINE le 19 juillet 1888. Au mariage, Clémentine a un fils né en 1885 que Jules Alexandre reconnaît comme le sien et légitime par le mariage.

Quant à Athanaïse Émelie, elle décède célibataire à 36 ans le 1er décembre 1891.

Théodor Alexandre, l’ancêtre de mes filles, s’est marié le 23 octobre 1866 avec Angélique Honorine ALLIX. Je ne leur connais que 2 enfants : Pierre Auguste né le 16 septembre 1873 et Angèle Augustine (l’ancêtre de mes filles) née le 26 avril 1877.

Samson Guillaume décède le 14 mai 1884 à 76 ans, veuf une seconde fois car sa femme Anne Angélique LECLUZE est décédée le 20 décembre 1881 à 64 ans.

La fiche Geneanet de Augustine Françoise
La fiche Geneanet de Samson Guillaume DRIEU