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vendredi 31 mai 2019

#16AAGP – Jules « Gustave » ROBET - sosa 30 et Marie Joséphine Eugénie MORE – sosa 31

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants. 


Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Sauf mention contraire, toutes les communes évoquées dans ce billet se situent dans l’Orne. 

Je vais maintenant vous parler de Gustave ROBET et Marie MORE (sosa 30 et 31 de mes filles). 

Marie
Marie (23 ans) en 1903 au mariage de sa belle-sœur Octavie -  - archives familiales


Commençons par Marie. Pour la rencontrer, nous nous rendons à Sainte-Honorine-La-Guillaume, petite commune située au nord du département de l’Orne.

Marie est la fille unique de Jean « Frédérique » MORE (sosa 62) et de Victorine Estelle LAISNÉ (sosa 63). Son père est né en 1812 et a déjà 66 ans le 29 juin 1878 quand il épouse sa mère qui est alors âgée de 37 ans.

Tous les 2 sont originaires de Sainte-Honorine-la-Guillaume, Frédérique du hameau de l’Épierrière et Victorine de celui de la Séramberie. Les 2 hameaux sont distants d’un peu plus de un kilomètre.

Marie naît le 10 juin 1879 un an après le mariage de ses parents. Marie est âgée d’à peine 9 ans quand son père décède le 30 mai 1888.

Elle a 17 ans et demi quand elle épouse Jules « Gustave » ROBET le 18 février 1897 à Sainte-Honorine-la-Guillaume.


La fratrie de Gustave

Gustave est originaire de Bellou-en-Houlme, commune située à une douzaine de kilomètres au sud de Sainte-Honorine-la-Guillaume.

Ses parents sont François Étienne ROBET (sosa 60) et Aimée Victoire HEURTAUX (sosa 61). Ils se sont mariés au Ménil-de-Briouze le 13 février 1862.

Après leur mariage, il s’installent à Bellou-en-Houlme puis déménagent à Boucé entre 1872 et 1875. Ces 2 communes sont distantes d’une trentaine de kilomètres.

Gustave est le 7e des 10 enfants de François et Aimée, il est né le 20 juillet 1872 à Bellou-en-Houlme au hameau la Bourochère.

Les frères et sœurs de Gustave sont :

  1. Philogène François
  2. Achille « Albéric »
  3. Isidore Paul
  4. Isidorine « Palmyre »
  5. Enfant né sans vie
  6. Angelina « Maria »
  7. Léa Louise Victoria
  8. Marie « Octavie »
  9. Georges Ambroise Clovis


1 – Philogène François ROBET voit le jour à la ferme du Grand Hazé à Bellou-en-Houlme le 3 décembre 1862. Il est exempté du service militaire et devient cultivateur. A 22 ans, le 24 septembre 1885 à Joué-du-Plain, il épouse Prudence « Emilia » Marie LEBOUCHER, 20 ans, fille de Charles François LEBOUCHER et de Marcelline FOLIE. Ils s’installent à Joué-du-Plain où ils vont avoir 7 enfants :

- Marie « Georgette » ROBET née le 22 juillet 1886. Le 11 août 1906, elle épouse Jean Marie PELTIER né en 1874 à Saint-Servant dans le Morbihan. Ils n’auront pas d’enfants. Georgette décède le 14 janvier 1972 à Tanques.

- un enfant de sexe masculin mort-né le 9 septembre 1887

- Alice Juliette ROBET née le 9 mai 1889, elle épouse le 7 avril 1910 à La-Lande-de-Goult, Frédéric Théophile Lucien Baptiste PRALUS né en 1885. Alice décède le 5 juillet 1965 à La-Lande-de-Goult.

- Mathilde Alzina Gabrielle ROBET, née le 19 mai 1890, se marie le 01 octobre 1909 à Tanques avec Émile Désiré CROUIN (1883- ?). Elle décède le 21 février 1972 à Tanques.

- Germaine Marthe Léontine ROBET née le 13 juin 1891 épouse le 24 mai 1915 à Rânes Théophile Victor TALLOIS (1879-1957). Germaine décède le 22 novembre 1978 à Silly-en-Gouffern.

- Fernand Émile René ROBET né le 16 août 1892, il décède le 18 mars 1918 à Château-Thierry dans l’Aisne des suites d’une maladie contractée aux armées, il est déclaré mort pour la France.

- Adrienne Alexandrine Yvonne ROBET née 29 octobre1893 et décédée le 27 mars 1894 à l'âge de 4 mois.

Philogène décède le 30 mars 1900 à seulement 37 ans. Je ne sais ni où ni quand est décédée son épouse Emilia.

2 – Achille « Albéric » ROBET voit le jour le 12 août 1864 au même endroit que son frère. Il effectue son service militaire du 27 novembre 1885 au 13 septembre 1886 au 3e régiment de génie. Il a les cheveux et sourcils châtains clairs, les yeux châtains, le front ordinaire, le nez fort, la bouche moyenne , le menton rond et le visage ovale. Il mesure 1m67. Il sait lire, écrire et compter. Il devient cultivateur.

Le 18 janvier 1888 à Vieux-Pont, il épouse Marie Désirée LEGER âgée de 18 ans, fille de Jean Marin Étienne LEGER et de Marguerite Jeanne BOINE. Ils s’installent à Vieux-Pont où vont naître 3 enfants :

- Emma Adrienne Thérèse ROBET née le 18 février 1895
- Albert Lucien Jules ROBET né le 15 août 1897 et décédé le 24 mars 1983
- Marcelle Louise Marguerite ROBET née le 20 novembre 1898 et décédée le 26 janvier 1949

Marie décède à 70 ans le 11 mai 1940, je ne sais pas quand est décédé Albéric.

3 – Isidore Paul ROBET est né le 25 janvier 1866 au même endroit que ses frères. Il effectue son service militaire du 5 novembre 1887 au 10 septembre 1890 au 162e régiment d’infanterie. Il a les cheveux et sourcils châtains foncés, les yeux noirs, le front bas, le nez long, la bouche moyenne , le menton rond et le visage ovale. Il mesure 1m64. Il sait lire, écrire et compter. D’abord cafetier et restaurateur, il est garde-champêtre à partir de 1901.

Le 3 juin 1892 à Bellou-en-Houlme, il épouse Alexandrine Françoise Marie GUILLEMARD, couturière âgée de 20 ans, fille de François GUILLEMARD et de Rose Françoise POTTIER.

Ils s’installent à Briouze où naissent 2 enfants :

- Blanche Gabrielle Marie ROBET est née le 24 mars 1895, elle se marie le 4 octobre 1919 avec Raphaël Marcel MARIE.
- Maurice André Isidore ROBET est né le 28 mai 1901. Il épouse le 25 mai 1933 Louise Augustine Thérèse LAMBERT. Il décède le 11 juillet 1985.

Je ne sais ni où ni quand sont décédés Isidore et Alexandrine

4 – Isidorine « Palmyre » ROBET est née le 2 mars 1868 à Bellou-en-Houlme au hameau de la Bourochère. Elle devient blanchisseuse. Elle épouse Frumence Joseph Noël SERPETTE, fils de Eugène SERPETTE et de Marguerite AUMOUETTE, le 20 juin 1887 à Boucé.

Ils vont avoir 2 enfants :

- Eugénie Gabrielle SERPETTE née le 22 décembre 1889 à Avoine. Elle devient modiste et épouse le 21 mai 1910 à Paris, Lucien Casimir GOUTAL. Elle décède le 5 septembre 1959.
- Raymond André SERPETTE né le 10 novembre 1898 à Paris. Il épouse Jeanne Françoise PERDRIOLLÉ le 18 novembre 1952 à Lyon et y décède le 18 décembre 1987.

Le couple s’installe à Paris et Frumence y décède le 6 août 1906. Je ne sais ni où ni quand est décédée Palmyre.

5 – Le jumeau de Palmyre est mort né le 2 mars 1868, il n’a pas reçu de prénom.

6 – Angelina « Maria » ROBET est née le 26 septembre 1870 au même endroit que Palmyre. Elle reste célibataire, je n’ai pas encore trouvé les date et lieu de son décès.

7 – Léa Louise Victoria ROBET voit le jour le 9 février 1875 à Boucé. Elle s’installe à Paris où elle épouse le 9 septembre 1899 Gustave Anatole DUGRAIS, mécanicien au métropolitain âgé de 31 ans fils de Isidore Tranquille DUGRAIS et de Marie Rosalie Olympe MACÉ. Son beau-frère, Frumence SERPETTE est témoin à son mariage. Le couple n’aura pas d’enfant. Je n’ai pas les dates et lieux de leurs décès.

8 – Marie « Octavie » ROBET est née le 26 septembre 1877 au hameau de Troussel à Boucé. Elle devient domestique et épouse le 10 février 1903 à Briouze Eugène Marcel BOUQUEREL fils de Jean jacques BOUQUEREL et de Marie Éléonore HÉRIOT. Ils s’installent à Briouze. Je n’ai pas encore trouvé leurs décès.

9 – Georges Ambroise Clovis ROBET est né le 7 décembre 1882 à Boucé au même hameau que Octavie. Il effectue son service militaire au 26e bataillon de chasseurs à pied du 16 novembre 1903 au 18 septembre 1904. Il a les cheveux et sourcils châtains, les yeux ardoisés, le front moyen, le nez convexe, la bouche moyenne , le menton moyen et le visage ovale. Il mesure 1m66. Il sait lire, écrire et compter. Réformé en 1908 pour « cataracte traumatique de l’œil droit », il est classé « service auxiliaire » en 1914 pour « perte de vue à droite ». Appelé à l’activité à la 24e section des commis et ouvriers le 26 mai 1915, il est placé en sursis d’appel au chemin de fer métropolitain de Paris jusqu’à se démobilisation en 1919.

D’abord domestique, il part à Paris et y devient employé au métropoltain. Il y épouse le 17 novembre 1906 Maria Virginie MESNIL originaire de l’Orne comme lui puisque née à La Ferrière-aux-Étangs. Elle est la fille de Auguste Céleste MESNIL et de Virginie Françoise DELÊTRE. Sa sœur Palmyre et son beau-frère Gustave DUGRAIS, époux de Léa, sont témoins à son mariage.

Le couple va avoir 2 enfants : Georgette ROBET et Marcel ROBET pour lesquels je ne connais ni les dates ni les lieux de naissance. Ils s’installent à Aubervilliers en 1915. Georges décède à Courville-sur-Eure (Eure-et-Loir) le 27 février 1958. Maria décède à Versailles le 21 mars 1971.


Gustave et Marie

Gustave devient cultivateur. Il effectue son service militaire du 16 novembre 1893 au 27 septembre 1896. Il a les cheveux, les sourcils et les yeux châtains foncés, le front ordinaire, le nez et la bouche moyens, le menton rond et le visage ovale. Il mesure 1m65.
Gustave (30 ans) en 1903 au mariage de sa sœur Octavie - archives familiales

Au retour du service militaire, à 24 ans, il épouse Marie le 18 février 1897 à Sainte-Honorine-la-Guillaume.

Le 11 août 1906, sa première fille, ma grand-mère maternelle, Susanne Marie Mathilde Juliette ROBET vient au monde au hameau de l’Épierrière à Sainte-Honorine-la-Guillaume.
Suzanne vers 1914 - extrait d'une photo de classe - archives familiales
Le 1er août 1914, il est convoqué au services des Gardes Voies de Communications (GVC), renvoyé dans ses foyers le 29 août, il est reconvoqué le 8 septembre, il rentre au dépôt le 6 novembre. Il est classé « service auxiliaire » pour « varices volumineuses » par la commission de réforme d’Argentan du 3 juin 1915, il est renvoyé dans ses foyers.

Rappelé à l’activité le 14 mars 1916 et affecté au 67e régiment d’infanterie , il est détaché à l’atelier de construction de Bourges du 19 mars 1916 au 26 mai 1917. Il est détaché dans ses foyers Catégorie A à Sainte-Honorine-la-Guillaume au 27 mai 1917. Il passe au 103e régiment d’infanterie le 10 novembre 1917. Il est envoyé en congé illimité le 19 janvier 1919.

Le 8 août 1919 naît sa seconde fille, Fernande Jeanne Yvonne ROBET.

Debout de gauche à droite : Marie MORE, Suzanne ROBET, Maria MESNIL femme de Georges ROBET
Assis de gauche à droite : Gustave ROBET, Fernande ROBET, Georges ROBET
vers 1929 - archives familiales


- Susanne Marie Mathilde Juliette ROBET épouse le 14 mai 1932 à Sainte-Honorine-la-Guillaume Paul Victor Émile JARDIN né le 9 novembre 1904.
Paul et Susanne  - archives familiales

Ils vont avoir 13 enfants entre 1933 et 1951, d’abord 5 garçons puis 8 filles. Ils perdront 3 enfants en bas âge : le dernier des garçons (1937), les première et sixième filles (1939 et 1946).
Paul et Susanne vers 1942 avec leurs 6 premiers enfants - archives familiales



Fernande et Susanne vers 1942  - archives familiales



Paul et Susanne en 1963 - archives familiales

Paul décède le 3 décembre 1968 à Athis de L’Orne âgé de 64 ans. Susanne s’éteint le 9 février 1982 à 75 ans.

- Fernande Jeanne Yvonne ROBET épouse le 19 janvier 1946 Louis Pierre Alexis LION né le 4 septembre 1909. Ils auront 5 enfants nés entre 1946 et 1963.

Louis et Fernande - archives familiales
Louis décède à 92 ans le 24 décembre 2001, Fernande s’éteint le 5 août 2007 à 87 ans.


Debout de gauche à droite: Georges ROBET, Fernande ROBET, Paul JARDIN, Susanne ROBET, Maria MESNIL
Assis : Gustave ROBET et Marie MORE
vers 1934 - archives familiales
Gustave décède à 66 ans le 12 juillet 1939. Marie décède à son tour quelques mois plus tard, le 24 décembre 1939 à 60 ans.

La fiche Geneanet de Gustave
La fiche Geneanet de Marie

samedi 10 novembre 2018

#16AAGP – Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE et Victor Jules JARDIN– sosa 29 et 28

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil

Les fratries de Léontine et Victor sont présentés dans les 2 articles suivants : 


Victor Jules JARDIN est né le 19 mai 1862 à Messei au village de l’Oisellière.
Au moment de son recrutement militaire, Victor est domestique. Il a les cheveux et sourcils châtains, les yeux bruns, le front haut, le nez gros et la bouche grande, le menton rond et le visage ovale. Il est très grand pour l’époque puisqu’il mesure 1m82. Il effectue son service militaire du 2 décembre 1883 au 24 septembre 1887 au 116e régiment d’infanterie. Il passe dans la réserve de l’armée active le 1er juillet 1888. Il y accomplit 2 périodes d’exercices, la première dans le 104e, la deuxième dans le 317e, du 28 août au 18 septembre 1889 et du 26 septembre au 23 octobre 1892. Il n’effectue pas de périodes d’exercices dans l’armée territoriale car il est « dispensé 6 % » en 1898, c’est à dire qu’il est considéré comme « soutien indispensable de famille ». Il est définitivement libéré des obligations militaires le 1er octobre 1908. 
Victor Jules JARDIN - archives familiales

Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE est née le 18 septembre 1867 au village de la Graindorgère à Échalou. Jusqu’à son mariage, elle y vit avec ses parents. Je n’ai malheureusement pas de photos de Léontine. 

Victor et Léontine sont tous les 2 les benjamins de leur fratrie : Victor a 3 sœurs dont une, Aristide, est décédée en 1884. Léontine est la dernière de 9 enfants dont 3 sont décédés en bas âge. 

Victor et Léontine se marient le jeudi 23 mai 1889 à Échalou. Il a 27 ans, elle en a 21. Victor est cultivateur à Messei. 

Le père de Victor, Victor JARDIN, est décédé depuis un peu plus de 18 mois. Angélique HUET, sa mère âgée de 57 ans est présente. Les parents de Léontine, Jean GRAINDORGE, 74 ans, et Joséphine LESECQ, 64 ans, sont également présents. 

Les témoins du mariage sont : 

- Pierre BERTRAND, 47 ans, charpentier, le beau-frère de Victor, l’époux de sa sœur Marie. Ils sont mariés depuis 1873 et ont 6 enfants survivants. 

- Paul GRAINDORGE, 39 ans, cultivateur, lui aussi beau-frère de Victor. Il s’est marié avec Nathalie en 1873, le même jour que Marie et Pierre. Ils ont 3 enfants. 

Paul et Pierre sont aussi les cousins germains de Léontine. Voir cet article 

- Auguste GRAINDORGE, 40 ans, cerclier, le frère aîné de Léontine 

- Adolphe GRAINDORGE, 27 ans, cerclier, un autre frère de Léontine. 

Tous signent l’acte de mariage exceptée Joséphine LESECQ, la mère de Léontine qui déclare ne pas savoir signer. 


Signatures de l'acte de mariage de Victor et Léontine - site internet des archives départementales de l'Orne
Dans un premier temps, les jeunes époux s’installent à Messei au village de l’Oisellière. En 1892, ils déménagent au Ménil-Ciboult, distant d’environ 25 km à l’ouest de Messei. Entre 1894 et 1896, ils reviennent s’installer à Échalou, d’abord au village de la Graindorgère puis à celui de la Sauquerie. 

Ils vont avoir 7 enfants : 
  1. Gustave Adolphe 
  2. André Maxime Léon 
  3. Yvonne Émilienne 
  4. François Eugène « Maxime » 
  5. Germaine « Juliette » Madeleine 
  6. Auguste Maurice Rémi 
  7. Paul Victor Émile 

Léontine décède a seulement 48 ans le 3 juillet 1916. Victor vit jusqu’à 69 ans et s’éteint à Échalou le 1er septembre 1931. 

1 - Gustave Adolphe JARDIN naît le 1er septembre 1890 à Messei. 

Au moment de son recrutement militaire, Gustave est cultivateur. Il est plus petit que son père, il mesure 1m63. Il est blond roux et a les yeux orangés. Son front est petit et vertical, son nez est légèrement busqué et tordu à droite. Son menton est saillant. Son visage est rond. 
Gustave JARDIN - archives familiales
Il effectue son service militaire du 10 octobre 1911 au 8 novembre 1913. Il est rappelé à l’activité le 3 août 1914. Il est blessé par 2 fois au cours du conflit : le 13 décembre 1916 (plaie région lombaire) et le 17 octobre 1918 (plaie jambe gauche). 

Il est cité par 3 fois à l’ordre du régiment : 
- « soldat très énergique et très brave sur le front depuis le début de la campagne, blessé le 13 Xbre 1916 à son poste de combat » 
- « soldat brave et dévoué a assuré le ravitaillement de sa section malgré de violents bombardements pendant la période du 23 mai eu 25 juin 1918 » 
- « très bon soldat, courageux, très brave, s’est porté vaillamment à l’assaut des positions allemandes le 23 juillet 1918 » 

Il reçoit une médaille militaire par décret du 22 décembre 1925 paru au JO du 25 décembre 1925. 
Mention de la médaille militaire de Gustave - JO du 25/12/1925 - Gallica BNF
Le 6 septembre 1924 à Messei, il épouse Marie Élise BOSQUET née le 2 décembre 1895 à Cerisy-Belle-Étoile, fille de Désiré Émilien BOSQUET et de Maria Alexandrine LOUVET
Gustave et Marie - Archives familiales

Je leur connais 2 enfants : Victor Gustave (1926-1972) et Simone Denise Élise. 

Gustave devient maire d’Échalou en 1945. 

Il est nommé chevalier de la légion d’honneur le 25 mai 1960, la cérémonie a lieu à la mairie d'Échalou le 16 octobre 1960. 

Il s’éteint le jour de Noël 1964 à l’âge de 74 ans. Sa femme lui survit et s’éteint à son tour à Flers le 30 juin 1972 âgée de 76 ans. 

2 – André Maxime Léon JARDIN naît au Ménil-Ciboult le 6 février 1893. Il décède à 5 ans et demi le 2 octobre 1898 à Échalou. 

3 – Yvonne Émilienne JARDIN voit le jour le 20 mai 1894 au Ménil-Ciboult. Le 23 juillet 1921, elle épouse Armand Paul TOUZÉ né à La-Selle-La-Forge le 10 février 1899, fils de Jules Désiré TOUZÉ et Alixia Louise DUVAL

Yvonne et Armand - archives familiales
Armand n’a pas fait de service actif. Il est ajourné d’un an en 1918 pour faiblesse, il est maintenu ajourné en 1919 Appelé en 1920, il obtient plusieurs sursis pour maladie. Le 8 mars 1921, il est classé « SX » (service auxiliaire) pour « limitation des mouvements des doigts main droite suite accident avant incorporation ». Dirigé sur son corps le 8 mars 1921, il est « reformé temporaire » par la commission de réforme du 18 mars 1921 pour « faiblesse générale très prononcée. Inspiration rude sommet gauche ». Il est maintenu « réformé temporaire » en 1922 pour « faiblesse de constitution amaigrissement obscurité respiratoire des sommets ». Classé « Service auxiliaire » en 1923, il y sera maintenu en 1926 pour « gêne fonctionnelle main droite » et « faiblesse ». Il sera finalement libéré du service militaire par anticipation le 15 mars 1835 car père de 6 enfants. 

Yvonne et Armand vont effectivement avoir 6 enfants : Denise Léontine (1922-2012), Thérèse Germaine (1924-1995), Jacques Gustave (1926-2011), Louise Madeleine, Paul et Pierre. 

Armand décède le 24 décembre 1955 âgé de 56 ans. Yvonne vit jusqu'à 84 ans et s'éteint le 28 décembre 1978.

4 – François Eugène « Maxime » JARDIN naît à Échalou au hameau de la Graindorgère le 15 mai 1896. Au moment de son recrutement militaire, Maxime est cultivateur. Il mesure 1m70, a les cheveux châtains clairs et les yeux marrons. Son front est large, son nez busqué et long, son visage rond. 
Maxime JARDIN - Archives familiales

Il est incorporé au 3e régiment d’artillerie coloniale le 8 avril 1915. En 1918, il est proposé pour la réforme pour « ostéo-arthrite bacillaire du coude gauche ». En 1921 et 1922, l’état de son coude de s’améliore pas, il est très limité dans ses mouvements, il est donc maintenu « réformé définitif invalidité permanente 40 % ». 

Le 24 janvier 1920, il épouse Marie Isidorine TOUZÉ née le 10 mai 1900 à La Selle La Forge. Elle est la sœur d’Armand qui, en 1921, épousera Yvonne, la sœur de Maxime. 

Maxime et Marie - Archives familiales
Je leur connais 4 filles : Louise Marie (1921), Alice Denise Émilienne (1922), Cécile Ernestine (1925) et Jeanne Paule. 

Marie s’éteint à 80 ans le 7 mars 1981 à Flers. Maxime vivra jusqu’à 92 ans : il décède le 3 décembre 1988 à Messei. 

5 – Germaine « Juliette » Madeleine JARDIN voit le jour le 6 août 1899 à Échalou au village de la Sauquerie. 

Juliette (à gauche) et Yvonne (à droite) - archives familiales


Le 29 mars 1921 à La-Selle-La-Forge, elle épouse Émile Victor Pierre MESNIL né au même lieu le 28 octobre 1891, fils de Victor Pierre MESNIL et de Marie Désirée LEMOINE

Juliette et Emile - archives familiales

Émile Victor Pierre MESNIL est incorporé au 14e régiment de Hussards 1er octobre 1912. Passé au 8e groupe de cavaliers de remonte le 1er juillet 1914, il est maintenu aux armées du fait du conflit. D’abord au 9e régiment de chasseurs en 1915, il passe par différents régiments d’artillerie à partir de septembre 1916 et jusqu’à la fin de la guerre. Il reçoit une croix de guerre après avoir été cité à l’ordre de son régiment : « canonnier d’une très grande bravoure. Pendant la journée du 14 août [1917] malgré un violent bombardement a fait preuve de beaucoup de sang-froid en remplissant les fonctions de tireur avec une tranquillité remarquable ». 

Émile décède à seulement 37 ans le 2 mars 1929. Juliette s’éteint à 81 ans le 23 février 1981 à Argentan. Je ne leur connais pas d’enfants. 

6 – Auguste Maurice René JARDIN voit le jour le 7 octobre 1900 au village de La Sauquerie à Échalou. 

Cultivateur comme ses frères, il effectue son service militaire au 13e régiment d’artillerie du 15 mars 1920 au 2 mars 1922. Il mesure 1m69, a les cheveux châtains foncés, les yeux roux, le front haut et vertical, le nez cave et le visage rond. 



Le 10 février 1923, il épouse Louise Marthe TOUZÉ née le 11 octobre 1901. Louise est la sœur de Marie, la femme de Maxime et de Armand, l’époux de Yvonne. 
Auguste et Louise - Archives familiales

Je leur connais 5 enfants : André Émile (1925-1999), Jean Marcel (1926-2007), Paul, Gaston Roger, Claude Michel Léon. 

Auguste est décédé le 18 octobre 1953 à Messei âgé de 53 ans. Je ne sais pas quand est décédée Louise. 

7 – Paul Victor Émile JARDIN, mon grand-père et le dernier de la fratrie, naît le 9 novembre 1904 à Échalou au village de la Sauquerie. 

Paul JARDIN - archives familiales


Il épouse le 14 mai 1932 Susanne Marie Mathilde Juliette ROBET née le 11 août 1906, la fille de Jules « Gustave » ROBET et de Marie Joséphine MORE

Paul et Susanne - archives familiales
Pour l’anecdote, c’est le seul mariage de la fratrie Jardin où la mariée est en blanc. 

Ils vont avoir 13 enfants entre 1933 et 1951, d’abord 5 garçons puis 8 filles. Ils perdront 3 enfants en bas âge : le dernier des garçons (1937), les première et sixième filles (1939 et 1946). 

Paul décède le 3 décembre 1968 à Athis de L’Orne âgé de 64 ans. Susanne s’éteint le 9 février 1982 à 75 ans.

samedi 3 novembre 2018

#16AAGP – La fratrie de Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE – sosa 29

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Pour des raisons pratiques, je vais d'abord vous présenter les frères et sœurs de Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE, la sosa 29 de mes filles. 

Sauf indication contraire, tous les lieux cités dans cet article se trouvent dans le département de l'Orne.

Jean GRAINDORGE (1814-1894), cerclaire, sosa 58 de mes filles a épousé Marie « Joséphine » LESECQ (1824-1911), tisserande, sosa 59 de mes enfants, le 22 février 1848 à Échalou. 


9 enfants vont naître de leur union : 
  1. Jean « Auguste » (1849-1897) 
  2. Marie Joséphine (1850-1851) 
  3. Marie Pierre « Paul » (1853) 
  4. Marie Mélanie Frazie (1855) 
  5. Marie François Arsène (1857-1859) 
  6. Marie Joséphine Eugénie (1860-1914) 
  7. Marie Irénée « Adolphe » (1862) 
  8. Marie Isidore Almire (1865-1865) 
  9. Marie Joséphine « Léontine » (1867-1916) 
J'avais brièvement évoqué tous ces « Marie » dans cet article :Marie ?


1 – Auguste voit le jour le 18 février 1849. Le 2 octobre 1877, il épouse à Échalou Victoire Eugénie BERTRAND, fille de Anne Françoise LESECQ et Pierre BERTRAND. Victoire Eugénie est la sœur de Pierre Victor BERTRAND qui a épousé Marie Nathalie Eulalie JARDIN (sœur de Victor Jules JARDIN, vous suivez?) 

Auguste et Victoire vont avoir 8 enfants : 

- Paul Jean Victor naît le 15 janvier 1879. Il est décédé à seulement 19 ans le 29 novembre 1898. 

- Eugène Emmanuel Léon naît le 1er janvier 1880 : dans les tables alphabétiques par année de recrutement pour 1900, il porte le numéro matricule 52 mais il est indiqué qu’il est exempté et décédé, mais je n’ai pas trouvé trace de ce décès. 

- Joseph Édouard Ludovic est né le 7 octobre 1881, il décède le 2 novembre suivant. 

- Ernest Léon « René » voit le jour le 25 mars 1883. Il effectue son service militaire du 16 novembre 1904 au 18 septembre 1906. Il se marie le 25 avril 1914 avec Marie MENARD, quelques mois avant d’être mobilisé pour la guerre. Il reçoit une croix de guerre avec étoile de bronze pour son attitude exemplaire lors de combats en mai 1917. Il est blessé au nez par éclat d’obus, il restera défiguré par « aplatissement du nez » et en subira une gêne respiratoire. Il décède le 18 février 1952 à 68 ans.

- Augustine « Léa » Eugénie naît le 11 juin 1886. En 1911, à 24 ans, elle est célibataire et vit avec sa mère, un frère et une sœur. Je ne sais pas si elle s’est mariée. 

- Marie Eugénie est née le 7 novembre 1887. Elle se marie à 35 ans le 24 juin 1923 avec Joseph Émile GARNIER

- Victor ou Victoire : mon épine généalogique pour cette famille. il est domicilié avec Victoire dans le recensement de 1911 dans lequel il est qualifié de fils, sabotier et né en 1889 à Échalou mais il est introuvable dans les registres des naissances d'Échalou, de même que dans les registres alphabétiques de recensement militaire. 

- Marie Germaine Renée voit le jour le 31 mars 1891, elle décède à 18 mois le 17 octobre 1892

Auguste décède le 3 décembre 1897 à 48 ans seulement. Je n’ai pas trouvé le décès de Victoire. En 1911, elle vit toujours à Échalou. 


2 – Marie Joséphine naît le 10 décembre 1850. Elle décède 2 mois plus tard, le 14 février 1851 


3 – Marie Pierre « Paul » voit le jour le 29 juin 1853. Le 22 octobre 1883, il épouse à Échalou Marie Madeleine « Victoire » GRAINDORGE fille de Julien « Victor » GRAINDORGE et de Françoise Catherine GRAINDORGE. Je n’ai pas encore pu relier tous ces GRAINDORGE à ma lignée mais je ne suis pas remontée très loin de ce côté. Des recherches complémentaires s’imposent ! Dans un premier temps, Paul et Victoire s’installent à Échalou puis déménagent entre mai 1898 et septembre 1899 à Chahains distant d’une quarantaine de kilomètres d’Échalou. 

Paul et Victoire vont avoir 14 enfants : 

- Marie Berthe Florina esr née le 29 juillet 1884 et décédée 23 septembre 1884 

- Victor Amédée « Maximin » voit le jour le 4 mars 1886. En 1907, lors du recensement militaire, il est crémier à Paris. Exempté en 1908, il est reconnu apte au service armé par le conseil de révision d’Alençon le 3 décembre 1914. Appelé à l’activité le 19 février 1915, il intègre le 103e régiment d’infanterie. Passé au 37e régiment d’infanterie, il est porté disparu le 7 avril 1916 à Béthincourt (Meuse), il est déclaré « Mort pour la France » à cette date. Dans la retranscription de son décès à Paris 5e le 1er juillet 1919, il est indiqué qu’il est marié à Marie Louise Mathilde HERBINIERE, domiciliée en dernier lieu à Paris 5e, 58 rue Monge. 

- Adolphe « Théodorit » naît le 23 octobre 1887. Au recensement de 1901, alors que ses parents et tous ses frères et sœurs sont à Chahains, il réside à Échalou avec son grand-père maternel Victor GRAINDORGE. Il les a rejoint au recensement de 1906. Il effectue son service militaire du 1er octobre 1908 au 7 mars 1910 au 15e régiment des chasseurs à cheval. Il se marie à Paris, 4e arrondissement le 12 novembre 1912 avec Élodie Georgette SALLES. Les 2 époux sont employés de commerce. Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il intègre le 14e régiment de Hussards. Blessé le 23 octobre 1918 par éclat d’obus au nez à Termes (Ardennes), il est hospitalisé à Valence le 27 octobre 1918. Démobilisé, il se retire à Paris, 127 rue de Bolivar. Par 2 fois, en 1926 et 1928, il sera condamné pour « tromperie sur la qualité de la marchandise vendue », la première fois à 100 francs d’amende, la deuxième fois à 200 francs. Théodorit décède à Paris le 25 mai 1945 à l’âge de 57 ans. 

- Michel Marie Daniel voit le jour le 11 septembre 1889. Il effectue son service militaire du 5 octobre 1910 au 25 septembre 1912. Rappelé à l’activité, il intègre le 103e régiment d’infanterie le 3 août 1914. Il est porté disparu à Ethe (Belgique) le 22 août 1914. Sa famille sera informée en novembre qu’il est en fait prisonnier. Il sera prisonnier successivement dans les camps de Ohrdruf, Ingolstadt et Eichstätt. Il sera rapatrié le 27 décembre 1918. Il épouse à Ciral le 14 juin 1921 Marie Eugénie THOMAS. Il sera libéré par anticipation du service militaire le 17 octobre 1937 car père de 8 enfants. Il décède à 78 ans à La Lande de Goult le 14 novembre 1967. 

- Amélie « Amicie » naît le 26 avril 1891. Elle épouse Auguste Eugène LABBÉ le 19 novembre 1912 à Chahains. Elle décède à 90 ans le 12 novembre 1981 à L’Aigle. 

- Émile Paul René voit le jour le 15 août 1893. Parti au service militaire le 27 novembre 1913, il passe aux armées le 8 octobre 1914 au 2e régiment d’artillerie coloniale. Cité à l’ordre du régiment le 11 décembre 1917, il reçoit une croix de guerre étoile de bronze. Il se marie à Chahains le 21 février 1922 avec Louise Marie Lucie LECOCQ. Il décède le 22 février 1966 à 72 ans. 

- Émilien « Antoni » naît le 19 septembre 1895. Son incorporation dans l’armée est retardée par 2 fois pour cause de « faiblesse ». Il est finalement incorporé le 3 septembre 1916 et passe aux armées le 17 mars 1917 au 223e régiment d’artillerie. Il s’installe comme charcutier à Paris et y épouse le 8 janvier 1920 dans le 5e arrondissement Marie Célestine GROSSAT, cuisinière originaire de la Loire. Antoni décède dans le 14e arrondissement de Paris le 23 novembre 1959 à 64 ans. 

- Marie « Juliette » naît le 5 octobre 1896. A 30 ans, le 22 février 1927, elle épouse Modeste Paul Jules Bruno GOMAS à Chahains. Elle décède le 28 février 1968 à Alençon âgée de 71 ans. 

- Madeleine Ernestine vient au monde le 22 mai 1898. Elle est la dernière de la fratrie à naître à Échalou. Elle se marie le 28 août 1929 à La Lande de Goult avec Jules Jean Gaston SERET. Elle décède au même endroit le 10 février 1976 à l’âge de 77 ans. 

- Gaston Paul est le premier à naître à Chahains le 25 septembre 1899. Il fait son service militaire du 15 mars 1920 au 31 janvier 1922. Il sera rappelé à l’activité le 27 janvier 1940. Fait prisonnier le 21 juin 1940 dans les Vosges, il sera rapatrié et démobilisé le 30 juillet 1941. Je ne lui connais pas de conjoint. Il décède à Carrouges  le 6 février 1982. 

- Marie Joséphine « Germaine » naît le 2 janvier 1901. Elle se marie une première fois à 19 ans le 25 septembre 1920 à Chahains avec Louis Marie CRESSENT. A 52 ans, elle épouse en secondes noces Alphonse BOUILLARD à Exmes le 31 juillet 1953. Elle décède à 90 ans à Falaise (14) le 15 novembre 1991. 

- Louis Arthur Georges voit le jour le 21 juin 1902. Il épouse à Saint Sauveur de Carrouges Germaine Jeanne Marie GESLIN le 27 avril 1926. Il décède âgé de 65 ans à Joué du Plain le 8 mars 1968. 

- Raymond naît en 1904 et Marguerite en 1905. je ne connais leur existence que via leur présence sur les recensements de 1906 et 1911. Les registres de leurs années de naissance ne sont pas encore en ligne. 

Paul décède le 28 septembre 1927 à Chahains à 74 ans. Je ne sais pas encore où et quand est décédée Victoire


4 – Marie Mélanie Frazie est née le 11 juillet 1855. A 25 ans, le 9 janvier 1881, elle épouse François Auguste MARIE originaire de Sainte Opportune (61), fils de Louis François MARIE et de Marie ANNE. Je ne leur connais qu’un seul enfant : Renée Marie Sédulie née le 17 février 1882. François décède le 6 février 1901 à 58 ans, il est indiqué sur son acte de décès qu’il "a été trouvé mort sur le chemin vicinal de Saint Gervais de Messei à Landigou en face les hameaux du Ronceray et du Plessis, commune d'Echalou". Je ne sais pas quand est décédée Marie. En 1911, à 55 ans, elle vit avec sa fille, son gendre Auguste « Eugène » CHANU et ses petits-enfants à Sainte-Opportune. 

5 – Marie François Arsène naît le 2 octobre 1857. il décède à seulement 18 mois le 8 avril 1859. 

6 – Marie Joséphine Eugénie voit le jour le 23 septembre 1860. Le 28 novembre 1885 à 25 ans, elle épouse Antoine Pierre « Selmour » GUERIN âgé de 27 ans, fils de Antoine Julien GUÉRIN et de Marie Virginie GUÉRIN et originaires de La Selle La Forge (61). C’est là qu’ils s’installent et où naissent leurs enfants. Selmour a le même arrière-grand-père que Eugène Pierre GUERIN, le sosa n°52 de mes filles dont je reparlerais un jour dans le cadre du projet #32QC. Marie et Selmour vont avoir 9 enfants : 

- Émilien Octave Antoine est né le 23 septembre 1886. Exempté du service militaire en 1907 pour « arrêt du développement » (il mesure 1m54), il est rappelé à l’activité le 22 février 1915 et intègre un bataillon de chasseurs à pied. Il sera tué à l’ennemi le 31 octobre 1916 devant Sailly-Saillisel (Somme) et déclaré « Mort pour la France ». 

- Jules Adolphe voit le jour le 8 janvier 1888. Il est exempté du service militaire en 1909 pour « pied bot ». Maintenu exempté en 1914, il est classé « service auxiliaire » le 5 avril 1917 pour « pieds plats et valgus droit très accentué ». Il est incorporé au 4e escadron du train le 15 mai 1917. Parti aux armées le 6 janvier 1918, il est évacué malade le 28. Reparti aux armées , le 16 mars 1918, il y reste jusqu’à sa démobilisation. Il décède à Échalou le 22 octobre 1936 à seulement 48 ans. Je ne lui connais pas de conjoint. 

- Germaine Fernande Antoinette naît le 31 octobre 1889. Elle se marie à La-Selle-La-Forge le 11 octobre 1919 avec Auguste Léon Victor TABESSE. Elle décède à 65 ans à Flers le 29 juin 1955. 

- Marie Amicie voit le jour le 11 septembre 1891. Elle décède le 4 avril 1970 à Échalou âgée de 78 ans. Je ne lui connais pas de conjoint. 

- René Bénoni voit le jour le 18 décembre 1893. Ajourné par 2 fois pour faiblesse, il est finalement incorporé au 130e régiment d’infanterie le 15 décembre 1914, il part aux armées le 2 avril 1915 et sera envoyé en orient en décembre 1917, il y restera jusqu’en septembre 1919. Blessé par éclats de grenade aux jambes en juin 1918, il finira la guerre avec le grade de caporal. Le 27 février 1922 à Messei, il épouse Eugénie Albertine Germaine LEMOINE. Il décède à seulement 44 ans le 30 avril 1938. 

- Fernand Léon naît le 27 décembre 1895. Il est incorporé le 15 décembre 1914 au 130e régiment d’infanterie comme son frère René, il part aux armées le 24 mars 1915. Blessé par balle à la fesse droite le 9 juillet 1915, il retourne au front le 25 octobre 1915. Sa blessure lui causera des névralgies intermittentes. Il se marie le 8 mai 1920 à La Carneille avec Germaine Alice BLIN et décède le 21 juin 1964 à 68 ans à L'Aigle.

- Antoine Henri vient au monde le 12 juin 1898. Il est incorporé au 103e régiment d’infanterie le 1er mai 1917, il part aux armées le 16 avril 1918. Porté disparu dans la Marne le 15 juillet 1918, il est fait prisonnier, il sera rapatrié le 30 décembre 1918. Il passe caporal le 15 septembre 1919 et sera renvoyé dans ses foyers le 28 mai 1920. Il épouse Marie Julienne Germaine LEMOINE à Banvou le 28 avril 1923. Il décède à 77 ans le 26 novembre 1975 à Ronfeugerai. 

- Vital Marcel voit le jour le 30 janvier 1901. Il effectue son service militaire du 9 avril 1921 au 15 mai 1923. Il se marie le 9 janvier 1937 avec Alice Marie Nelli Angèle HARCOET. Il est rappelé à l’activité le 25 août 1939 et affecté au dépôt d’infanterie n°41. Sa fiche matricule ne précise pas son parcours pendant le conflit. Il décède le 17 juin 1976 à 75 ans à La Carneille.

- Daniel Auguste naît le 3 novembre 1903. Je ne connais son existence que via sa présence sur les recensements de 1906 et 1911. Le registre de son année de naissance n’est pas encore en ligne. 

Marie Joséphine décède à 53 ans le 3 juillet 1914. Selmour décède le 1er décembre 1926. 


7 – Marie Irénée « Adolphe » naît le 26 juin 1862. Il se marie tardivement à 41 ans le 14 mai 1904 avec Justine « Eugénie » Joséphine BERTRAND fille de François Jacques BERTRAND et de Anne Victoire DEVERRE. Eugénie est la cousine germaine (par sa mère) de Victor François Alexandre LECORNU, sosa 54 de mes filles qui fait partie du projet #32QC et dont je vous parlerai plus tard. Au mariage, Eugénie est âgée de 35 ans et est veuve depuis 1901 de François Pierre PLESSIS. Je ne leur connais pas d’enfant. Je n’ai pas trouvé non plus d’enfant du 1er mariage d’Eugénie. En 1906, le couple est installé à Échalou. Sur le recensement de 1911, Eugénie est déclarée veuve. Adolphe est donc décédé entre 1906 et 1911. 

8 – Marie Isidore Almire voit le jour le 26 avril 1865, il décède à 14 jours le 10 mai suivant. 



A bientôt dans un prochain épisode pour vous présenter la famille de Léontine GRAINDORGE et de Victor JARDIN.

vendredi 10 août 2018

#16AAGP – La fratrie de Victor Jules JARDIN – sosa 28

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil.

Pour des raisons pratiques, je vais d'abord vous présenter les frères et sœurs de Victor Jules JARDIN, le sosa 28 de mes filles.

Victor JARDIN, menuisier, sosa 56 de mes filles a épousé Victoire « Angélique » HUET, tisserande, sosa 57 de mes enfants, le 15 novembre 1852 à Flers.

4 enfants vont naître de leur union :
  1. Marie Angélique « Nathalie » naît le 1er septembre 1853,
  2. Maria Nathalie Eulalie voit le jour le 18 janvier 1855,
  3. Marie Victoire « Aristide » naît le 22 juillet 1858,
  4. Victor Jules, le seul garçon, sosa 28 de mes filles, vient au monde le 19 mai 1862.

Le 20 novembre 1873 est jour de fête dans la famille : Nathalie et Maria se marient.
D’abord Nathalie, à 16h, épouse Paul Auguste GRAINDORGE, cultivateur, puis à 17h, Maria épouse Pierre Victor BERTRAND, charpentier.
Le 20 février 1882, c’est au tour d’Aristide d’épouser Pierre Victor GRAINDORGE, cultivateur.
Enfin, le 23 mai 1889, le dernier de la fratrie, Victor Jules épouse Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE.

Résumons-nous : les 4 frère et sœurs JARDIN épousent 3 GRAINDORGE et 1 BERTRAND.

Mais y-a-t-il un lien entre ces GRAINDORGE ?

Commençons par Paul Auguste GRAINDORGE, l’époux de Nathalie : il est le fils de Pierre Auguste GRAINDORGE et de Catherine Rosalie LESECQ, le premier frère de Jean GRAINDORGE sosa 58 et fils de Jean GRAINDORGE et Marie Jeanne CHEVALIER (sosas 116 et 117) et la seconde sœur de Marie « Joséphine » LESECQ sosa 59 et fille de Jacques LESECQ et Marie Madeleine HESNARD (sosas 118 et 119).

Attardons-nous maintenant sur Pierre Victor BERTRAND, l’époux de Maria : ses parents sont Pierre BERTRAND et Anne Françoise LESECQ, fille de Jacques LESECQ et Marie Madeleine HESNARD (sosas 118 et 119) et donc sœur de Catherine Rosalie et de Marie « Joséphine ».

Ainsi Nathalie, Maria et Victor ont épousé 3 cousins germains :



Quant à l’époux de Aristide, Pierre Victor GRAINDORGE, il est le fils de Julien François GRAINDORGE et de Marie GAUQUELIN et je n’ai pour l’instant pas relié ces GRAINDORGE à mon arbre.


1 -Nathalie et Paul GRAINDORGE vont avoir 3 enfants :

- Maria Pauline Nathalie est née à Échalou le 17 juillet 1875, elle épouse le 5 octobre 1901 Constant François Eugène GESLIN né le 28 novembre 1870 et elle décédera en 1971 à 96 ans.

- Marie Rosalie « Albertine » est née à Échalou le 30 janvier 1878 , elle épouse à une date et un lieu inconnus Émile Léon, un enfant naturel né en 1873. Après l'avoir longuement cherchée, je l'ai retrouvée grâce à Filae sur les recensements de 1906 à Saint-Pierre-sur-Dives où elle réside avec son époux. Elle y est toujours en 1911, sans enfant. Elle y décède le 27 janvier 1915 à seulement 36 ans.

- Paul Joseph Alcide est né le 11 novembre 1883 à La Selle La Forge. Il épouse le 6 novembre 1909 à La-Selle-La-Forge Alexandrine Albertine HUET née en 1883 fille de Charles « Virgile » HUET et de Marie Eugénie Victoire BERTRAND. Il faudra que je pousse quelques investigations pour voir si je les relie aux HUET et BERTRAND de mon arbre. Paul décède sur le champ de bataille le 28 mars 1915 à Mourmelon-Le-Grand. Il sera déclaré « Mort pour le France ».

Nathalie est décédée entre 1909 (mariage de son fils) et 1915 (décès de sa fille). Paul lui est toujours en vie en 1915.


2 - Maria et Pierre BERTRAND vont avoir 8 enfants, tous nés à Échalou :

- Marie « Eugénie » Ludivine, née le 31 octobre 1876, épouse à Échalou le 15 novembre 1902 Isidore Alexandre MACÉ. Elle décède à Ronfeugerai à 90 ans le 29 décembre 1966.

- Victor Joseph né le 2 juillet 1878 décède le jour de ses 5 mois le 2 décembre 1878.

- Antoine Anatole Eugène né le 16 juin 1879 décède 1 mois après son 4e anniversaire le 17 juillet 1883.

- Maria Victorine Ludivine est née le 20 décembre 1881. Elle épouse François Auguste CHATELAIS le 28 novembre 1905.

- Camille Adrienne « Augustine » est née le 1er novembre 1883. Elle devient religieuse. Elle décède le 27 mars 1935 à L'Aigle alors qu'elle est directrice du Pensionnat Saint-Jean.

- Eugène Joseph né le 11 avril 1886 épouse le 12 septembre 1911 à Durcet, Thérèse Gabrielle Marie GESLIN. Il décède à 63 ans le 22 septembre 1949.

- Paul « Ernest » né le 20 octobre 1889 épouse le 9 octobre 1920 Aline Yvonne GARNIER.

- Paul Edmond Fernand est né le 14 avril 1892. Parti au service militaire le 9 octobre 1913, il intègre le 10e régiment du génie et est mobilisé en 1914. Promu d'abord caporal, puis sergent, il se distingue et reçoit une croix de guerre avec une étoile de bronze et deux étoiles d'argent. Il est tué à l'ennemi le 8 août 1918 dans une explosion à Ciry-Salsogne (Aisne). Il avait 26 ans.

Je ne connais pas les dates et lieux de décès de Maria et Pierre. Il faudra que je me procure les copies des actes de mariage de leurs enfants pour essayer d'en savoir plus.


3 - Je n'ai pas trouvé d'enfant pour le couple Aristide et Pierre GRAINDORGE. Aristide décède le 20 juin 1884 à Messei un peu plus de 2 ans après son mariage, elle avait seulement 25 ans. Je n'ai pas retrouvé le trace de Pierre et ne sais pas ce qu'il devient.


A bientôt dans un prochain épisode pour vous présenter la famille de Victor JARDIN et de Léontine GRAINDORGE.

vendredi 11 mai 2018

#16AAGP : La liste des 16 arrières-arrières-grands-parents

Parallèlement aux billets consacrés aux 32 quadrisaïeux de mes filles (projet #32QC), je vais tenter de faire le même travail une génération en dessous en essayant d’identifier les 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles et leurs collatéraux, c’est à dire leurs frères et sœurs ainsi que les mariages et enfants de ces derniers. C’est le projet #16AAGP. 

Ces ancêtres sont situés à la 5e génération, ce sont les grands-parents des grands-parents de mes filles. 

Leurs numéros sosa vont de 16 à 31. (plus d’info sur la numérotation sosa au début de l’article consacré à la liste des 32 quadrisaïeux de mes filles) 

Voici la liste de ces 16 arrières-arrières-grands-parents, et leur département d’origine, qui auront chacun droit à un article, ils sont classé par numéro sosa : 

- 16 : Albert Désiré CARRIÉ (1892-1939) – Eure 

- 17 : Marie Antoinette Albertine LEVITRE (1892-?) - Eure 

- 18 : Gaston Victor PASQUIER (1898-1975) – Eure 

- 19 : Alphonsine Ernestine TROTTIER (1901-1985) – Eure 

- 20 : Henri Georges Maurice DESHAYES (1910-1968) – Eure 

- 21 : Odette Andrée Julienne RECULARD (1906-1985) – Eure 

- 22 : Léon Auguste LEMERRE (1904-env. 1940) – Manche 

- 23 : Augustine Julia LEFEVRE (1902-1967) – Manche 

- 24 : Jean LABAUNE (1888-1967) – Sâone-et-Loire 

- 25 : Marie « Augustine » Emilienne POTTIER (1889-1983) – Orne 

- 26 : Léopold Firmin GUERIN (1890-1929) – Orne 

- 27 : Louise Marie LECORNU (1893-1952) – Orne 


- 29 : Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE et sa fratrie (1867-1916) – Orne 




Pour les plus récents d’entre-eux, les données seront peut-être plus délicates à trouver du fait que celles-ci datent du XXe siècle et ne seront probablement pas en ligne. Il s’agit là essentiellement des aïeux du côté de mon mari. Il faudra que j’essaie d’interroger ses grands-parents survivants pour espérer avoir quelques infos supplémentaires.

De même que pour le projet #32QC, je reviendrai régulièrement sur cet article pour mettre un lien vers l'article concernant chacun d'entre eux.

Rendez-vous prochainement pour le premier article de cette série !

samedi 14 avril 2018

#16AAGP ou #32QC ?


D’un côté, il y a eu Marion Monville qui sur son blog magenea.com a eu l’idée d’étoffer la généalogie de ses 16 arrières-arrières-grands-parents en cherchant à découvrir un maximum d’information sur leurs vies. Elle a ainsi publié 8 articles qu’elle a relayé sur Twitter avec le hashtag #16AAGP. Elle en a fait le bilan sur cet article.

De l’autre, il y a Stanislas Devèze qui, sur son blog "D'où je viens" a poussé la démarche une génération au dessus en se mettant à la recherche de ses 32 quadrisaieux et de leurs collatéraux. Il a baptisé son projet #32QC et explique très bien son projet sur cet article.

De mon côté, j’ai déjà commencé à étoffer ma généalogie comme je l’expliquais dans ce précédent article.

Du coup, ces 2 projets m’ont donné l’envie d’écrire de nouveaux articles, prétextes pour mettre à plat et faire un point sur l’état de mes recherches.

Mais quelle ligne suivre : #16AAGP ou #32QC ?

Comme de toute façon, mon projet, à terme, est d’avoir les collatéraux de tous les ancêtres présents dans la généalogie de mes filles, pourquoi ne pas suivre les 2 chemins au gré de mes recherches ?

D’autant que sur les 32 quadrisaieux de mes filles, 16 sont mes arrières-arrières-grands-parents…

Du coup, à un rythme absolument pas régulier et dans un ordre complètement aléatoire, je publierai des articles pour vous présenter les fratries des 32 quadrisaieux de mes filles mais aussi de leurs 16 arrières-arrières-grands-parents.

Rendez-vous donc dans les jours, semaines, mois (années ? parce que quand même, c'est du boulot!!) qui viennent pour de nouvelles lectures !