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samedi 28 août 2021

Les erreurs de nom dans les actes d'état civil

Les erreurs de nom sont assez courantes sur les actes d'état civil, parfois liés à l'illettrisme de celui qui rédige l'acte et écrit les noms comme il l'entend, peut-être aussi à cause des accents des déclarants qui eux aussi sont parfois illettrés.

Certains ne sont jamais corrigés, c'est ainsi, comme je l'avais écrit dans un précédent article, que mon nom est Labaume alors mes ancêtres s'appelaient Labaune ou du côté maternel, qu'un Robette s'est transformé en Robet au cours du XIXe siècle.

Parfois la correction se fait a posteriori comme sur l'acte de mariage des parents de mon arrière-grand-père où il est écrit :
« Les 4 témoins ci-après dénommés affirmant avec serment que c'est par erreur que dans l'acte de naissance du futur le nom de sa mère est écrit Renon au lieu de Renand son véritable nom patronymique et que c'est par erreur que dans l'acte de naissance de la future le nom de sa mère est écrit Goudard au lieu de Godard son véritable nom patronymique ».


Bref, c'est assez fréquent qu'en remontant dans le temps, l'orthographe de certains noms de famille fluctuent en fonction de celui qui écrit comme mes Husnot (graphie actuelle) qui sont alternativement Hucenot, Hussenot, Huscenot, etc. selon celui qui écrit…


Mais j'ai rencontré un cas d'erreur qui n'a rien a voir avec cela et qui me laisse encore à l'heure actuelle perplexe, que je présume avoir résolu sans en avoir une certitude complète malgré tout…

Voici l'histoire :

Sézarine CHION se marie à Écaquelon dans l'Eure avec Gustave Victorin BROUTIN le 20 août 1863.

Le couple aura 3 enfants : Victorin (1866), Césarine (1868) et Clémence (1869).

Sur l'acte de mariage, il est écrit que Sézarine CHION est la « fille mineure de Antoine CHION, journalier et de Sélanie Bibiene GIBERT ici présents et consentants au mariage » et que les parents de l'épouse ne savent pas signer, Sézarine (orthographe de son prénom sur les actes) signe « Césarine ».

En continuant les recherches, je trouve bien l'acte de naissance de Sézarine sur lequel « Antoine CHION, journalier » la déclare née « de lui déclarant et de Sélanie Bibiene GIBERT son épouse ». Antoine déclare cette naissance le 9 août 1844 alors que sa fille est née le 31 juillet et indique ne pas savoir signer.

Logiquement, pour la suite de mes recherches, je cherche le mariage de Antoine CHION et Sélanie Bibiene GIBERT dans las tables décennales d'abord d'Écaquelon puis dans toutes les communes environnantes avec la méthode de l'escargot bien connue de nombre de généalogistes !

Et rien, le néant, aucune trace de ces 2 là…

J'essaie alors de chercher leur décès, d'abord à Écaquelon vu qu'ils y sont domiciliés au mariage de leur fille puis autour et rien…

Et pendant plusieurs années, je vais régulièrement reprendre mes recherches pour me confronter toujours au même néant aussi bien sur les sites des archives en ligne que sur les autres sources internet comme Geneanet par exemple.

Puis, il y a quelques années, je jette une bouteille à la mer sur un groupe Yahoo consacré à la généalogie dans l'Eure (du temps où ces groupes existaient encore!) et je reçois cette réponse :

« Bonsoir,
Il arrive qu’un acte de naissance soit erroné et pendant très longtemps nous conduit sur des impasses.
Je vous invite à consulter l'acte de décès de Marie Félicité Abot le 20 avril 1909 sur la commune d'Écaquelon .
Vous y trouverez tous les renseignements qui vous permettront d’établir la filiation de votre aïeule. »

Perplexe, ce nom m'étant tout à fait inconnu, je vais lire cet acte de décès et j'y découvre que Marie Félicité ABOT est décédée à 89 ans, qu'elle est « fille de ABOT Jean Baptiste Joseph et de GIBERT Henriette Victoire, veuve de CHION Jean Antoine ».

D'un premier abord, je me dis tiens, c'est peut-être un seconde épouse de mon Antoine CHION mais il est indiqué que le mariage date de 1840...

Puis continuant la lecture, je lis qu'un des déclarants est « BROUTIN Victorin garde-champêtre âgé de 43 ans » et qu'il est « petit fils de la défunte ».

Or Victorin BROUTIN, garde champêtre, est le fils de Césarine

Et si Marie Félicité ABOT est la grand-mère de Victorin, c'est qu'elle est la mère de ma Césarine...

En poursuivant mes recherches, je trouve l’acte de décès de Jean Antoine CHION en 1894 à Ecaquelon. Il est indiqué être l’époux de ABOT Marie Félicité.

Il se sont mariés à  Bouquetot le 29 février 1840, je ne leur ai trouvé qu'une seule autre enfant, Célanie Aimée née avant le mariage en décembre 1839.
Et pas de recensements en ligne antérieur à 1891 qui aurait pu m'aider à reconstituer le foyer.

Je n’ai toujours pas trouvé l’acte de décès de Césarine, je ne sais pas si ce dernier pourrait m’apporter une confirmation définitive…


Antoine CHION, d’après les actes, était illettré et ne pouvait donc pas lire les actes pour signaler une erreur, mais l’officier d’état civil ne devait-il pas relire l’acte au déclarant ?

Et au mariage de Césarine, personne n’a signalé que le nom de la mère de l’épouse était erroné ? L’officier d’état civil s’étant certainement contenté de recopier les éléments de l’acte de naissance….

Et alors, d’où sort ce nom « Bibienne Sélanie GIBERT » ? GIBERT est le nom de naissance de la mère de Marie Félicité ABOT mais ces prénoms sont quand même bien peu communs.

Bref, un gros faisceau de présomption m’oriente vers le fait que Marie Félicité ABOT est la mère de Césarine mais il restera à jamais un doute…

dimanche 24 février 2019

Le mariage d’Octavie et d’Eugène – la résolution d’une épine

J’ai dans les documents en ma possession cette photo du mariage de Marie « Octavie » ROBET avec Eugène BOUQUEREL. Certainement la plus vieille photo de mariage que je possède. 


Photo du mariage de Octavie ROBET et Eugène BOUQUEREL - source familiale



Jusque récemment, ce mariage constituait une énigme car j’ignorais où et quand il avait été célébré. Il était juste indiqué sur les documents en ma possession « 1905 ou 1906 ». 

Retombant sur cette photo il y a quelques temps, j’ai décidé d’essayer d’élucider ce mystère. 

Octavie est née le 26 septembre 1877, elle est la petite sœur de Jules « Gustave » ROBET, le sosa 30 de mes filles (le grand-père de la grand-mère maternelle de mes filles). Et aucune mention marginale n’apparaît sur son acte de naissance. 

Ce que je savais d’Eugène, je le tenais d’un de mes oncles qui avait fait des recherches dans un temps où l’information n’était pas aussi accessible, vous savez, quand vous deviez vous déplacer en mairie ou aux archives pour progresser... 

D’après les données que j’avais, Eugène était né Eugène Georges le 27 novembre 1880 à Rânes (Orne) et était décédé le 8 janvier 1915 à Montdidier dans la Somme. 

Premier réflexe : aller consulter sur le site des archives de l’Orne l’acte de naissance d’Eugène : il s’appelle Eugène Georges Alzire et comme pour Octavie, pas de mention marginale… Mais au moins, j’ai l’identité de ses parents. 

Deuxième réflexe : les registres matricules. j’y trouve mon Eugène, ajourné en 1901 et 1902, il effectue son service entre le 14 novembre 1903 et le 23 septembre 1904. Rappelé à l’activité en 1914, il décède le 8 janvier 1915 de maladie contracté pendant la durée de la guerre. Il est déclaré « Mort pour la France ». 

Troisième réflexe : les recensements. Par chance, ils sont en ligne. Allons donc à Rânes et commençons par celui de 1906. Je trouve mon Eugène, nommé par son deuxième prénom « Georges ». Il est y est boucher et demeure avec sa mère. Pas d’épouse identifiée donc à cette date (le recensement est daté du 1er avril 1906). 

Recensement suivant, 1911 (daté du 31 mars 1911) : j’y retrouve « Georges », toujours boucher, vivant toujours avec sa mère et avec son frère Henri et la femme de ce dernier. Mais point d’Octavie ! 

Là, des questions se posent : aussitôt mariés, aussitôt séparés ??? Où est donc Octavie si elle n’est pas avec son époux ? 

J’essaie Filae : rien, pas d’Octavie… 

Direction Geneanet : les premiers arbres consultés ont les mêmes données que moi : mariage en 1905 ou 1906 avec Eugène Georges BOUQUEREL… 

Tiens, si j’essayais une recherche avec Eugène BOUQUEREL plutôt qu’avec Octavie ROBET. Les premiers arbres consultés me donnent la même chose – désespoir… 

Et puis j’en ouvre un autre et là, révélation : Octavie ROBET, fille de François ROBET et de Aimée HEURTAUX aurait épousé Eugène Marcel BOUQUEREL le 10 février 1903 à Briouze. Cet Eugène là est né à Argentan en 1868. 

Pas de bol, les registres en ligne de l’Orne s’arrêtent en 1902, c’est râpé pour consulter l’acte de mariage... 

Ni une, ni deux, direction les registres d’Argentan : j’y trouve la naissance de Eugène Marcel et en marge de son acte de naissance, une belle mention marginale : « marié à Briouze le 10 février 1903 avec Marie Octavie ROBET ». Victoire !!! 

J’ai envoyé un mail à la mairie de Briouze pour avoir copie de l’acte de mariage… prions qu’ils soient réactifs ! 

Pour vérifier tout cela, je consulte les recensements de Briouze de 1906 et 1911, les plus récents ne sont malheureusement pas en ligne. 

J’y trouve mon couple : en 1906, ils vivent tous les 2, Eugène y est cafetier. En 1911, vivent avec eux, Paul BOUQUEREL né en 1904, neveu et Louise ONFRAY, couturière née en 1894 et qualifiée de « pensionnaire ». Eugène est « débitant ». 

Apparemment, d’après les sources familiales, ils n’ont pas eu d’enfants. Il me reste désormais à retrouver les dates et lieux de leurs décès. Il est indiqué dans mes données qu’Octavie est décédée en 1932 mais ce n’est pas noté où… 


J’ai aussi une identification de quelques uns des protagonistes de cette photo (mais dont j’ignore la source, sûrement familiale). Dans un prochain article, je comparerai les données généalogiques en ma possession et les visages associés pour voir si c’est compatible. A suivre donc !!

dimanche 29 octobre 2017

Dis Jacques, pourquoi t’appelles-tu Jean Louis ?

Je vais vous soumettre aujourd’hui un petit casse-tête et essayer de démêler la pelote que représente la famille de Jacques LABAUNE dit Jean-Louis.

J’avais déjà reconstitué sa famille à l’aide des registres d’état civil et ça me paraissait limpide mais comme les recensements sont en ligne sur le site des archives de Saône-et-Loire, j’ai décidé d’aller voir et reconstituer son parcours.

Et là, c’est devenu tout à coup beaucoup moins limpide !

Pour essayer de faire clair, je vais dérouler sa vie chronologiquement.

Toutes les communes nommées se situent en Saône-et-Loire.


26 avril 1814 : Jacques naît à Saint Vincent Bragny, il est le fils de Pierre et Benoite FAYOLLE.

2 juillet 1839 : Jacques se marie avec Charlotte RENAND à Bragny-en-Charollais .

2 juin 1840 : son fils Louis vient au monde à Bragny-en-Charollais (il s’appelle toujours Jacques mais ça ne va pas durer!)

26 juillet 1841 : il apparaît sur le recensement de Bragny-en-Charollais, il vit avec sa femme chez ses parents. Il est appelé Jean Louis.

Première interrogation : où est Louis ? Il n’apparaît pas sur le recensement, est-il en nourrice ? Oublié par l’agent recenseur ?

6 mars 1842 : son fils Claude naît à Saint-Vincent-Bragny, il est nommé Jean-Louis

15 février 1846 : son fils François naît à Volesvres, il est nommé Jean Louis et alors qu’il était jusqu’alors cultivateur, le voilà charron.

3 juillet 1846 : il est recensé à Volesvres avec sa femme et ses 3 fils Louis 6 ans, Claude 4 ans et François 4 mois. Il est indiqué qu’il est charron et s’appelle toujours Jean Louis.

17 juillet 1849:Gilbert naît à Saint-Vincent-Bragny, il se nomme toujours Jean-Louis et est charron.

13 février 1851 : Antoine voit le jour à Saint-Vincent-Bragny et mon ancêtre est appelé Louis.

15 avril 1851:il est recensé à Saint-Vincent-Bragny toujours sous le prénom de Jean Louis avec sa femme et 4 fils : Louis 11 ans, Claude 9 ans, François 5 ans et Antoine 3 mois.

Interrogation : où est Gilbert ? Il a 2 ans, pourquoi n’est-il pas avec ses parents et ses frères ? Je sais qu’il n’est pas décédé puisqu’il se mariera en 1872.

21 août 1851 : décès de Antoine âgé de 6 mois

28 mai 1853 : sa première fille Claudine vient au monde à Saint-Vincent-Bragny.

14 mars 1855 : c’est au tour d’André (mon ancêtre) de naître à Saint-Vincent-Bragny. Il s’appelle toujours Jean-Louis et il est dit « cultivateur à Clessy ».

1856 : il n’apparaît pas dans les recensements de Saint-Vincent-Bragny, ni de Bragny-en-Charollais, ni de Grury, ni de Clessy.

Interrogation : où est la famille ? Je dois continuer à écumer les communes alentour pour essayer de les trouver.

29 janvier 1861 : Claude n°2 naît à Grury

15 mai 1861 : il apparaît avec sa femme dans les recensements de Grury, sous le prénom de Jean Louis. Il habite avec Louis 20 ans, Claude 19 ans, François 15 ans, Gilbert 12 ans, Claudine 9 ans, Jean Marie 5 ans et Claude 4 mois.

Interrogations : Où est André qui a 5 ans ? Qui est Jean Marie ? Est-ce que Jean Marie = André ?

5 septembre 1862 : sa deuxième fille Marie naît à Grury.

31 août 1863 : son fils aîné Louis (23 ans) se marie à Grury avec Reine SOEUR (20 ans). Le temps de ce mariage, il redevient Jacques, il habite toujours à Grury.

9 avril 1866 : Claude l’aîné (24 ans) se marie à Uxeau avec Jeanne LOCTIN qui a seulement 14,5 ans. Redevenu Jean-Louis, mon ancêtre habite à Issy-L'Évêque.

15 juin 1866 : c’est l’heure du recensement, toujours prénommé Jean Louis, il vit à Issy-L'Évêque avec sa femme. Sont recensés avec lui : Louis 25 ans avec sa femme, Claude 23 ans avec sa femme, François 20 ans, Jules 17 ans, Claudine 12 ans, Jean Marie 11 ans, Jean 5 ans et Marie 4 ans.

Interrogations :d’où sort Jules qui n’était pas là au recensement de 1861 ? Où est Gilbert ? Est-ce que Gilbert = Jules ??
Toujours pas de André mais ce Jean Marie du même âge.
Et Jean, je ne le connais pas et il manque Claude le cadet. Est-ce que Claude n°2 = Jean ?


14 mai 1871 : recensement à Issy-L'Évêque : toujours Jean Louis avec sa femme et 6 enfants : François 26 ans, Jules 23 ans, Jean Marie 17 ans, Claudine 14 ans, Jean 11 ans et Marie 10ans.

Interrogations :Ce Jules dont j’ignore tout est toujours là, de même pour Jean
Pas de Gilbert, ni de Claude n°2. Toujours pas de André mais toujours ce Jean marie

30 septembre 1885 : Jacques, dit Jean Louis, LABAUNE décède à Issy-L'Évêque le , son décès est enregistré sous le nom de Jean Louis.



Voilà aujourd’hui où j’en suis, je continue mes recherches (recensements, mariage des enfants...) mais en l’état actuel des choses, je présume que :

- Gilbert = Jules

- André = Jean Marie

- Claude n°2 = Jean


Pour mon ancêtre, son prénom d’usage était donc Jean Louis alors que son nom officiel de l’état civil était Jacques.

A noter aussi que si sa femme Charlotte est nommée RENON sur quasiment tous les actes, il est indiqué sur les actes de mariage de Marie et d’André : « c’est par erreur que le nom de la mère est écrit Renon au lieu de Renand son véritable nom patronymique ».


C’est ainsi que dans mon arbre, contrairement à tous mes cousins « généalogiques » trouvés en ligne, j’ai nommé mon couple « Jacques LABAUNE et Charlotte RENAND » au lieu de « Jean-Louis LABAUNE et Charlotte RENON ».


La fiche Geneanet de Jacques LABAUNE.

Sources : site des archives de Saône-et-Loire

mercredi 18 octobre 2017

Le mystère Jacques LESECQ (suite)

L'année dernière, je vous avais parlé de Jacques LESECQ dont le décès était introuvable dans les registres en ligne bien que ses date et lieu de décès soient indiqués dans les actes de mariage de ses filles.

J'ai profité d'un de mes passages dans la région de Messei pour passer à la mairie : les registres étant tenu en double exemplaire, peut-être avait-il été oublié dans celui transmis aux archives mais présent dans celui resté en mairie.

Mais malheureusement pour moi, pas plus de décès de Jacques LESECQ dans les registres en mairie que ceux en ligne...

Mais mon passage en mairie n'est pas totalement vain car j'ai trouvé ce petit bout de papier dans le registre, inséré à la page des tables décennales de l'année de son décès :
Il y est écrit "Jacques Le Sec fils Jacques et d'Anne Hesnard décédé le .... âgé de 37 ans et enterré le 29 7bre".

J'ai donc sa date d'inhumation mais toujours pas de date de décès "officielle"...

Du coup, le mystère s'épaissit : Pourquoi ce papier ? Pourquoi n'est-il pas inscrit dans les registres de Messei ? Est-il décédé ailleurs ? Mais alors où? Et pourquoi sur le mariage de ses filles est-il indiqué qu'il est décédé à Messei ??

Et je me dis aussi qu'il est miraculeux que ce petit bout de papier soit resté dans le registre sans être perdu pendant plus de 192 ans .

Il m'est alors venu à l'idée de consulter les registres paroissiaux puisque j'ai sa date d'enterrement.

Fébrile, j'ai écrit un courrier aux archives diocésaines pour avoir son acte d'inhumation et après quelques mois d'attente, la réponse est tombée :
 Arrghhhh..... je n'aurai pas de réponse de ce côté-là!

Me voilà donc dans une impasse...

Peut-être que j'aurai une chance d'en savoir plus avec les archives notariales et notamment sa succession...

Encore faudra-t-il que ces actes existent...

Donc toujours pas de réponse pour le décès de mon Jacques, peut-être n'en aurai-je jamais...

mercredi 28 juin 2017

#ChallengeAZ - X comme née sous X

X comme née sous X

J’ai de nombreux enfants sans père dans ma généalogie mais je n’ai découvert (pour l’instant) que 2 enfants de parents inconnus, un garçon né à Rouen (Seine-Maritime) en 1820 et une fille née à Falaise (Calvados) en 1787.

Véronique Désirée (un comble de se nommer Désirée pour une enfant abandonnée...) est baptisée dans la paroisse Sainte Trinité de Falaise le 16 janvier 1787.

Comme cela se faisait à l’époque, elle est probablement placée en nourrice et c’est au Repas (Orne) qu’elle épouse à 25 ans en 1812 François LANGE du même âge qu’elle.

Sa fille Marie Françoise Florentine LANGE, mon ancêtre, naît le 10 août 1831 à Sainte-Honorine-la-Guillaume. Malgré des recherches intensives dans toutes les communes alentours, je n’ai trouvé aucun autre enfant pour ce couple.

Véronique Désirée décède le jour du 6e anniversaire de sa fille le 10 août 1837 à l’âge de 50 ans.



La fiche Genenanet de Véronqiue Désirée.


L’arbre :

Véronique Désirée (1787-1837) – sosa 203

Marie Françoise Florentine LANGE (1831-1911) - sosa 101
Ferdinand Gaston POTTIER (1866-1933) – sosa 50
Marie Augustine Emilienne POTTIER (1889-1983) – sosa 25
André Pierre Marius LABAUME (1912-1966) – sosa 12
Mon papa - sosa 6
Moi – sosa 3
Mes filles – sosa 1


Pour aller plus loin :

Un des grands mystères de mon arbre :

1812 : mariage – 1831 : un enfant : que s’est-il passé pendant ces 29 ans ? Ont-ils déménagé très loin et fait d’autres enfants ailleurs ? Où n’y-a-t-il aucun autre enfant ?

Le seul moyen pour le découvrir serait, je pense, de consulter les archives notariales pour essayer de trouver les successions de Véronique Désirée et de son mari.

Une virée aux archives à Alençon s’imposera (un jour...)

Statistiques de ma généalogie sur les prénoms féminins commençant par la lettre X :

mardi 27 juin 2017

#ChallengeAZ - W comme Who ? Where ? When ? Why ?

Yes, for the letter W, I speak english !! Enfin pas trop longtemps quand même !

Bref un moyen détourné car aucun prénom commençant par la lettre W n’est présent dans ma généalogie.

Who ? Catherine COMBES née je ne sais ni où ni quand, décédée je ne sais ni où ni quand !

Where and when ?
Londres, 6 juillet 1770 : date de naissance de son fils Joseph DUGLIN, enfant naturel de Joseph DUGLIN, cuisinier de vaisseau puis Paris, 27 novembre 1770 date à laquelle elle abandonne son fils.

Why ? That is the question ! Que faisait-elle à Londres en 1770 ? Quelle était la relation exacte entre elle et Joseph DUGLIN père ? Pourquoi l’avoir abandonné à Paris ? Beaucoup de questions !!



La fiche Geneanet de Catherine COMBES.


L’arbre :

Catherine COMBES ( ?- ?)
Joseph DUGLIN (1770-1840)
Cornélie Aglaé DUGLIN (1812-1886)
Louis Léopold PAUMELLE (1845-1919)
Philomène Marie Léopoldine PAUMELLE (1889-1961)
André Ferdinand Charles Édouard TALBOT (1915-1985)
La belle-mère de mon mari
La petite sœur de mon mari
Mon neveu


Résumé de ce que je sais : Joesph DUGLIN est décédé le 10 octobre 1840 au Havre, il y est dit né à Londres et fils naturel de Joseph DUGLIN et Catherine COMBES.

Il s’est marié au Havre le 24 ventôse an V (14 mars 1797) avec Catherine Véronique LEBER.

Sur cet acte de mariage, il est indiqué qu’il est « fusilier de la première compagnie du quatre vingt douzième régiment ci-devant Walch, né le 6 juillet 1770, baptisé à l’hôpital de Londres et nommé le 27 novembre suivant en la paroisse des enfants trouvés de Paris, département de la Seine », qu’il est « en garnison en cette commune avec son dit régiment depuis 14 mois au quartier militaire » et il est indiqué que son père est « cuisinier de vaisseau ». Les 5 témoins font partie du même régiment : un lieutenant, un fusilier, 2 caporaux et un sergent. Son épouse a 25 ans et est orpheline.

Grâce à un gentil twittos (merci Manuel), j’ai une copie de sa fiche d’enfant abandonné : j’y apprends qu’il a été baptisé protestant à l’hôpital de Londres et qu’il est confié à sa mère ! Pourquoi l’abandon s’il est confié aux soins de sa mère ??

J’ai écrit aux archives anglaises pour savoir s’il y avait moyen de récupérer son acte de baptême, réponse « within 10 working days ».

J’ai aussi écrit au service historique de la Défense pour voir s’il y avait moyen de retracer le parcours militaire de Joseph.

So, wait and see !


Statistiques de ma généalogie sur les prénoms féminins commençant par la lettre W :

Aucun prénom dans ma base ne commence par la lettre W.

Vous trouverez ici la récapitulation de tous les articles publiés pendant ce challenge AZ 2017.

dimanche 8 janvier 2017

L'histoire familiale... et la réalité ! La suite

Souvenez-vous, en juillet, je vous avais parlé de la différence entre l'histoire de l'arrivée de mon arrière-grand-père en Normandie depuis la Bourgogne et la réalité des faits que j'avais découverts.

Les questions qui se posaient alors étaient :
- où étaient domiciliés les parents de mon arrière-grand-père lors du mariage des frères aînés en 1909 et 1910 ?
- quand sont-ils retournés en Bourgogne ?


Grâce à Christine (Généalanille) originaire du même coin que mes ancêtres et qui a eu la bonne idée d'aller passer quelques jours de vacances par là-bas, j'ai un peu progressé.

Voici donc ce que j'ai appris grâce à elle :
- mariage de Louis LABAUNE avec Antoinette DAUBROSSE le 17/11/1908 : les parents sont domiciliés à Issy L'Eveque, Claude est témoin au mariage de son frère.
- mariage de Claude LABAUNE avec Marie MOINE le 29/08/1910 : les parents sont domiciliés à Issy-L’Évêque. Louis et Jean (mon arrière-grand-père) sont témoins et dits domiciliés à Issy-L’Évêque.
- 1914 : André LABAUNE ainsi que ses 2 plus jeunes fils Louis Henri et Jean Claude sont sur les listes électorales de Issy-L’Évêque.
-1923 : décès de Marie ROY à Issy-L’Évêque


De mon côté, j'ai retrouvé les fiches matricules des 2 plus jeunes fils et ils ont été recensés en Bourgogne, donc officiellement domiciliés en Bourgogne à ce moment là.
Le recensement avait lieu en décembre de l'année du vingtième anniversaire : Louis Henri est né en 1891 a donc du être recensé fin 1911, Jean Claude est quant à lui né en 1892 et donc recensé en 1912.
Voici donc un petit résumé de ce que je sais :












Ils sont donc arrivés à La Carneille entre fin août 1910 et mars 1911 et sont apparemment repartis dès le mariage de Jean.
Quant à Jean, grâce à sa fiche matricule, je sais qu'il est arrivé à La Carneille le 16 septembre 1911 à sa libération du service militaire. Il se marie donc 2 mois et demi plus tard : quand et comment a-t-il rencontré sa future femme ? Mariage arrangé ?


Christine m'a par ailleurs suggéré d'autres pistes :
-celle du garde particulier : il existe un acte fait entre un propriétaire et le garde (donc pas chez le notaire) mais qui est enregistré et pour lequel le garde doit prêter serment au Tribunal et que je pourrai peut-être retrouver aux archives
- celle du domicile : chercher du côté des baux ou actes de vente chez le notaire.


J'ai donc eu des réponses mais il reste encore quelques questions !

A suivre donc !

mardi 27 septembre 2016

Où es tu Jacques ?

Jacques LESECQ est né le 2 février 1787 à Échalou (Orne).

Il épouse Marie, Madeleine HESNARD le 23 décembre 1808 à Échalou.



De cette union, naîtront 9 enfants.
Mon ancêtre Marie, Joséphine est la dernière de la fratrie et naît le 7 décembre 1824. A sa naissance, son père est décédé.

Sur les actes de mariage de ses filles à Échalou dans les années 1840, Jacques LESECQ est dit décédé le 26 septembre 1824 à Messei (commune voisine d'Échalou). Sur ces actes de mariage, il est aussi précisé que l'acte de décès est présenté, ce qui, a priori, laisse peu de place au doute quand à la véracité sur les date et lieu de décès de Jacques.

Seulement voilà, le décès de Jacques LESECQ est introuvable dans les registres de Messei !!
Tout comme il est introuvable dans les communes alentour !



Alors, s'agit-il d'un oubli dans le registre ?
L'acte de décès présenté aux mariages des filles est-il faux ?


Voilà un mystère qu'il faudra résoudre en essayant d'explorer d'autres documents que les registres d'état civil...