mercredi 3 novembre 2021

#ChallengeAZ - C comme Curés, moines et religieuses...

Au XVIIe et XVIIIe siècle, la religion est un élément structurant de la société française.

L'église rythme la vie quotidienne des hommes. La cloche de l'église ponctue la journée de travail et indique l'heure des prières, toutes les fêtes sont des fêtes religieuses qui rythment aussi les travaux agricoles. La vie de chacun se déroule, de la naissance jusqu'à la mort, dans un cadre religieux : le sacrement du baptême, le mariage à l'église, l'enterrement dans le cimetière chrétien….
Dans ce contexte, il n’est donc pas rare que dans de nombreuses familles, un membre consacre sa vie à la religion.
Ainsi, l’abbé Gost ne manque pas de relater le parcours de certains de ses ouailles dans les ordres et nous offre un aperçu des lieux religieux de l’époque.

Plusieurs filles de la paroisse entrent dans les ordres :
  • Jeanne FORTIN, née le 9 novembre 1671 est religieuse converse à Harcourt, diocèse de Lisieux.
  • Anne VOISIN, née le 6 mai 1703, fait sa profession en l’an 1729 et devient religieuse converse à l’abbaye aux Dames de Caen.
  • Marie TAHERE, née le 22 janvier 1707, partit de Saint-Omer le 9 mai 1732 pour aller au couvent des Bénédictines de Bayeux où elle a été reçue religieuse converse et y a fait sa profession le 14 juin 1734.
  • Jeanne VOISIN, née le 7 janvier 1708, quitte Saint-Omer le même jour que Marie TAHERE pour aller aussi à Bayeux. Mais elle intègre le couvent de la Charité où elle est reçue religieuse convers et y fait sa profession le 25 janvier 1734.
  • Anne VOISIN, sœur de la précédente et née le 17 décembre 1710, devient aussi religieuse converse et fait sa profession le 21 janvier 1734. Elle intègre l’abbaye de Villers-Canivet, proche Falaise.
  • Magdeleine VOISIN, sœur de Anne et Jeanne, née le 12 juillet 1717 quitte la paroisse de Saint-Omer et entre comme religieuse converse à l’Abbaye aux Dames à Caen le 6 mai 1741. Elle y fait profession le 30 janvier 1744.
Jeanne, Anne et Magdeleine sont issues d’une fratrie de 12 enfants dont 7 sont décédés âgés entre 1 jour et 5 mois. Elles sont les 3 plus jeunes des 5 survivants.

Les religieuses converses, de condition et d’instruction plus modestes, étaient employées aux travaux domestiques et manuels, elles participaient aux tâches permettant à la communauté de subvenir à ses besoins et étaient chargées de l'entretien matériel de la communauté.

De même, plusieurs garçons né à Saint-Omer entrent dans les ordres :
  • Jean DUCLOS né le 15 février 1694, fut ordonné prêtre le 11 juin 1718 et présenté à la cure de St Matthieu de la Mousse par Mr de la Chataigneraye, abbé du val le 24 septembre 1719. Il décède le mercredi des cendres, 19 février 1744 à 9 heures du soir et est inhumé le 21 suivant dans le chœur de l’église de la Mousse, devant et proche de la sacristie.
  • Guillaume PISSOT, né le 2 février 1695, est prêtre religeux prémontré, ayant fait sa profession en l’abbaye d’Ardeine l’an 1716 (note : l’abbaye Notre-Dame d'Ardenne est une abbaye Prémontré, fondée au XIIᵉ siècle à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe près de Caen).
  • Pierre Philippe AUMONT né le 30 octobre 1695 est prêtre et curé de Frénouville proche Caen.
  • François AUMONT, né le 23 mai 1702, est ordonné prêtre au mois de septembre 1731 et prend possession de la cure d’Esson le 25 novembre 1737.
  • Michel VOISIN né le 20 mars 1704 reçut les ordres mineurs et la tonsure à Bayeux le 8 septembre 1725, le sous-diaconat le 21 septembre 1726, le diaconat le 20 septembre 1727 et la prêtrise ou sacerdoce, à Paris le 22 mai 1728.
  • Jean AUMONT, né le 5 octobre 1704, décède le 8 novembre 1729 âgé de 25 ans alors qu’il est clerc mineur.
  • Jean VOISIN, né le 20 septembre 1726, a été reçu capucin dans le couvent de Sotteville proche Rouen où il a fait ses vœux le 11 novembre 1746 pour être ensuite ordonné prêtre quand il aura l’âge. Il est ordonné prêtre le 19 décembre 1750.
  • Michel DUCLOS, né le 31 décembre 1730, est religieux capucin, ayant fait ses vœux le 3 décembre 1747 au même couvent que Jean VOISIN pour être ensuite ordonné prêtre. Mais il décède à seulement 21 ans à Bayeux en 1751.


L’abbé GOST relate aussi les passages de relais entre les différents chanoine prenant possession de l’Abbaye du Val :
  • Maître Louis CLINET, seigneur de la Chataigneraye, prend possession de l’Abbaye du Val le 1er septembre 1716 à lui présentée par le Roy le 18 avril. Il décède en avril 1742.
  • Maître Dominique DESCARTS, prêtre licencié en la faculté de théologie de Paris et provost de l’église cathédrale de Soissons a pris possession, par procureur, de l’Abbaye Notre Dame du Val le 30 octobre 1742 en vertu des bulles qui lui ont été expédiées à Rome le 16 septembre dernier, sur le brevet que le Roy donna, au dit Sieur Descarts, de la dite Abbaye, le 11 août 1742.


La présence de l’Abbaye du Val sur la paroisse implique aussi la mention des décès de plusieurs moines:
  • Frère Pierre TROUILLET, très vertueux religieux convers, décédé en odeur de sainteté et inhumé le 18 avril 1713 à l’abbaye où il avait fait ses vœux le 13 janvier 1681.
  • Frère François BLANCHARD, natif de Guibray (commune de Falaise), religieux convers décède à 58 ans le 9 juin 1729.
  • Frère Charles TURBOT, religieux convers décède à 85 ans le 30 décembre 1739.
  • Frère François LEMERCIER, dit frère Augustin, religieux convers, décède à 64 ans 5 mois le 17 octobre 1750, il avait fait ses vœux le 20 novembre 1714.

Même s’ils n’entrent pas dans la vie religieuse, certains paroissiens s’impliquent dans la vie paroissiale en prenant la charge de custos (sacristain) :
  • Adam HUBERT né le 14 juin 1665 et décédé le 25 octobre 1726
  • François HUBERT est élu le 28 mai 1741 pour faire office de custos
  • François GUERIN né le 31 août 1719 et décédé le 11 avril 1750

Et enfin, au décès de son prédécesseur François BARBOU, l’abbé Gost nous invite dans ses tables ; à consulter les registres de Saint-Omer le 12 mai 1746 où il lui rend un fervent hommage.



Transcription :

« Le jeudy douzième jour de may 1746 est décédé sur les 3 heures du matin
en la paroisse de Champosou, proche Vimoutiers, Diosèse de Sées, Dom
françois Barbou, originaire du dit bourg de Vimoutiers, âge de 70 ans
prêtre chanoine régulier de l’abbaye notre Dame du Val, lequel, après
avoir été plusieurs fois prieur triennal et claustral de la dite abbaye
fut ensuite pourvus du bénéfice cure de la paroisee de St Omer, ou
il fut présenté, par le chapitre de la dite abbaye, le 29 avril 1728
et ayent desservi la dite cure de St Omer jusqu’au 16 9bre 1733, qu’il
en fit une démission volontaire au dit chapitre du Val, il s’en alla
gouverner la dite paroisse de Champosou ou il fut nommé prieur curé
par le Sr de la Chataigneraye abbé de la dite abbaye. Après donc que
le dit sieur Barbou s’est comporté dans ces différens états en fervent
religieux, en véritable père et en vigilant pasteur, il est allé, enfin,
plein d’année et de mérite, recevoir du souverain pasteur la récompense
de son zèle ardent pour la décoration des églises de St Omer et de Champosou
qu’il a réparées et décorées comme on les voit aujourd’hui. Il a été inhumé
dans l’église de Champosou ce 13 may 1746

A.Gost prieur curé de St Omer
successeur immédiat du dit Sr Barbou au dit St Omer »


Quelques définitions :

mardi 2 novembre 2021

#ChallengeAZ - B comme Bâtards

Historiquement le mot bâtard (au féminin bâtarde) était employé pour désigner un enfant adultérin ou illégitime, c'est-à-dire conçu hors des normes sociales. « Bâtard » était prononcé au XIIe siècle « bastard » dans toutes les langues.

Au cours du siècle concerné par les tables de Saint-Omer, 32 enfants sont nés hors mariage.

Instituée par un édit d’Henri II daté de 1556 et confirmée par Louis XIV en 1708, la déclaration de grossesse était obligatoire pour les filles non mariées et les veuves, sous peine d’être condamnées à mort si l’enfant venait à décéder. Il permettait également à ces femmes de nommer le père, et leur ouvrait ainsi la possibilité d’obtenir une compensation financière pouvant servir à élever l’enfant.

C’est certainement grâce à ces déclarations que le père est souvent nommé dans les tables dressées par l’abbé Gost, le nom du père est ignoré ou omis pour seulement 7 d’entre eux.

Il est assez intéressant de s’attarder sur la façon dont ont été nommés ces enfants sur leur acte de baptême :
  • 12 portent le patronyme de leur père
  • 6 portent le patronyme de leur mère
  • 10 ont comme patronyme le prénom de leur mère
  • 4 ont reçu un autre patronyme

On peut aussi constater que le patronyme des ces enfants peut évoluer au fil des actes.

Par exemple, le fille de Renée de la HIAULE issue des œuvres des œuvres de Guillaume BOISSAYE est nommée Magdeleine Renée à son baptême mais Magdeleine BOISSAYE à son mariage ainsi qu’à son décès.

Pour la diversité d’attribution des noms de famille, il y a le cas des 4 enfants de Jacqueline DUCLOS.

Jacqueline a un premier enfant en 1668 des œuvres de Philippe HAYE. Il est nommé Philippe BASTANT : est-ce une façon de le stigmatiser en lui donnant un patronyme proche de « bastard » ?

Philippe se marie en 1691 avec Marguerite LECARPENTIER et aura 9 enfants nés à Saint-Omer, 4 petits-enfants nommés BASTANT naissent aussi à Saint-Omer. Je ne sais si les autres enfants ont donné une descendance et si ce nom a perduré mais ce dernier ne semble plus exister sous cette forme aujourd’hui, il est en tout cas absent des différents sites de répartition des patronymes.

Jacqueline a ensuite 2 enfants avec un même homme, Guillaume GRAFFARD. Ce dernier est lui-même l’enfant naturel de Marie DUFAY et d’un certain P. GRAFFARD.

Son premier enfant, une fille, Marie naît en 1672, elle est dite « Marie Jacqueline bâtarde de Jacqueline DUCLOS ». À son mariage avec Pierre GUERIN en 1704, elle est toujours nommée « Marie Jacqueline » de même qu’à la naissance de son premier enfant en 1705. Elle est ensuite nommée « Marie Jacqueline SANSCLOS » à compter de la naissance de son 2e enfant.

Le deuxième enfant de Jacqueline issu des œuvres de Guillaume GRAFFARD est Jacques qui vient au monde en 1678. Dès sa naissance, il est appelé « Jacques Jacqueline SANSCLOS » et sera nommé selon les actes « Jacques JACQUELINE SANSCLOS », « Jacques JACQUELINE dit SANSCLOS » et même parfois « Jacques SANSCLOS ».

Enfin, à une date nom connue, Jacqueline DUCLOS a une fille prénommée Charlotte. Cette dernière se marie en 1691 avec Rauent DUPORT sous le nom de Charlotte LEMARQUERIER. Sur le mariage de ses enfants, d’abord sa fille Anne DUPORT en 1729 et ensuite son fils François DUPORT en, 1732, elle est appelée « Charlotte Jacqueline Sansclos autrement dit Charlotte Lemarquerier ».

Jacques JACQUELINE SANSCLOS se marie en 1704 avec Marie DELAMOTTE, dite La Mazarine. Il aura 6 enfants : cinq filles et un fils. Tous les enfants portent le patronyme « SANSCLOS » à leur naissance. Mais son fils Jean se fait appeler Jean MAZARIN à son mariage et ses enfants porteront ce patronyme.

La dernière fille de Jacques, Marie, se marie en 1747 et est nommée « Marie Jacqueline dite Sansclos » mais elle voulait apparemment, comme son frère, se faire appeler Mazarin car l’abbé Gost précise sur le registre « La dite Marie Jacqueline a pris mal-à-propos le nom de Marie Mazarin dans son contract de mariage » et rappelle alors sa filiation « elle s’appelle Marie Jacqueline étant fille légitime de Jacques Jacqueline, fils illégitime de Jacqueline Duclos des œuvres de Guillaume Graffard fils aussy illégitime de Marie Dufay et de P… Graffard »



Guillaume GRAFFARD se marie en 1684 avec Paquette GUÉRIN et aura avec elle 3 enfants légitimes.

Jacqueline DUCLOS s’éteint âgée de 60 ans en 1705.

Pour conclure avec cette drôle de famille, il est à noter que deux petites filles de Jacqueline auront un enfant naturel avec le même homme : Jeanne SANSCLOS (1706), fille de Jacques et Jacqueline GUERIN (1705) fille de Marie auront chacune un fils de Georges MULOIS. La première en 1725 (l’enfant décède âgé de 2 mois), la seconde en 1728, le dit Georges MULOIS étant légitiment marié à une autre depuis 1720.

lundi 1 novembre 2021

#ChallengeAZ - A comme André GOST, chanoine régulier de l’Abbaye du Val

André GOST est prêtre et chanoine régulier à l’Abbaye du Val à Saint-Omer, au sud du Calvados.
 

Il est né en la paroisse Saint-Nicolas à Caen à un date inconnue.

Le dimanche 22 novembre 1733, il prend possession de la cure de Saint-Omer mais il participe déjà à la vie paroissiale car il signe quelques actes depuis septembre 1728.
 

Il prend la suite de Dom François BARBOU, lui aussi prêtre et chanoine régulier de la dite Abbaye du Val et qui démissionne de la cure de Saint-Omer pour aller servir celle de Champosoult situé dans l’Orne, diocèse de Sées et dépendante aussi de l’Abbaye du Val. Dom François BARBOU y décédera à environ 70 ans le 12 mai 1746.



L’Abbaye du Val est un établissement de chanoines augustins attesté en 1125. Elle eut apparemment un rayonnement assez large jusqu’au XVIIIe siècle. Il n’en reste aujourd’hui que quelques vestiges.

L’abbaye est située en contrebas du bourg de Saint-Omer à environ 2 kilomètres au nord est. Il y a environ 80 mètres de dénivelé entre les 2 lieux.



André GOST prend donc possession de la cure de Saint-Omer et entreprend de rédiger les tables des baptêmes, mariages et sépultures des registres de la paroisse de Saint-Omer, soit depuis 1641.



Le début de ce registre est un relevé effectué par le prêtre dans les registres existants et la précision des actes dépend de ce qui avait été indiqué dans les registres d’origine par ses prédécesseurs.

Le relevé devient plus précis au fil des ans, sûrement car l’abbé Gost a fréquenté les paroissiens dont il est question et connaissait bien les familles vivant dans sa paroisse.

André GOST émaille ainsi ces tables de commentaires sur les liens de parenté ou le devenir de ses paroissiens, même sur des évènements les concernant s’étant produits hors de sa paroisse.

Les tables s’arrêtent le 14 avril 1751, un mois avant le décès d’André GOST. Malheureusement, son successeur ne semble pas avoir eu l’idée de poursuivre ces tables.

Seuls 2 actes (le 8 et le 9 mai) séparent le dernier acte relevé dans la table et l’acte d’inhumation du curé.

André GOST, prêtre, chanoine régulier de l’Abbaye et prieur curé de Saint-Omer s’éteint le 14 mai 1751 vers 23h00, il est inhumé le lendemain dans le nef de l’Abbaye du Val.



Ces tables riches de multiples renseignements offrent donc une photographie de la paroisse de Saint-Omer et des ses paroissiens sur un peu plus d’un siècle. Elles constituent le fil rouge de ce challenge AZ.

Sources :

Toutes les cartes sont issues du site Géoportail  https://www.geoportail.gouv.fr/

dimanche 26 septembre 2021

Projet photos de mariage : « Émile HUSNOT et Cécile VARDON »

Cet article fait partie d'un projet que j'ai présenté dans cet article. (clic!)


Pour cette deuxième photo, les annotations au dos indiquent :
"mariage Émile HUSNOT et Cécile VARDON d’Athis
La Géroudière Flers"



Sur cette photo, je reconnais mon arrière-arrière-grand-père Victor François Alexandre LECORNU (1867-1946)


Mes arrière-grands-parents Léopold « Firmin » GUÉRIN (1890-1929) et Louise Marie LECORNU (1893-1952)

Figurent aussi Cécile Victoire LECORNU (1897-1969), la sœur de mon arrière-grand-mère et son époux Marcel Maurice « Louis » FILOCHE (1899-1985)


Les mariés sont donc, si on en croit l’annotation au dos, Émile HUSNOT et Cécile VARDON.


Le lien me paraît simple, en effet, la mère de mon arrière-grand-mère Louise LECORNU était Mélina « Angèle » HUSNOT (1873-1921). Je vais donc chercher de ce côté là.

« Angèle » HUSNOT est la fille de Louis HUSNOT (1839-1900) et de Françoise « Victoire » HUSNOT (1840->1901). Tous les 2 sont originaires de Athis-de-l'Orne et sont cousins germains.

Le couple a eu 3 enfants, tous nés à Athis-de-l’Orne :
- Victorine née et décédée en 1867, elle n’a vécu que 8 jours ;
- Émile Léopold né le 15 décembre 1868 ;
- Mélina « Angèle », mon arrière-grand-mère née le 21 janvier 1873.


Émile Léopold HUSNOT se marie le 22 juin 1897 à Athis-de-l'Orne avec Victorine Louise Célina LEROUX née le 25 août 1869 à Saint-Roch-Sur-Égrenne.

Son fils Émile Anatole HUSNOT voit le jour le 4 mai 1899, ce dernier ne connaîtra pas son père car ce dernier est décédé à seulement 30ans  le 16 janvier précédent.

Émile se marie avec Cécile Marie Augustine VARDON à Sainte-Honorine-la-Chardonne le 29 avril 1924.

Il s’agit donc bien du couple de la photo !

Émile est donc le cousin germain de mon arrière-grand-mère.

Il s’installe au village de la Géroudière à Flers où vont naître ses 5 enfants :

- un enfant mort né le 21 février 1925
- Marcel Louis HUSNOT né le 27 avril 1926, il épouse Geneviève Madeleine Élizabeth GROUSSARD en 1963 et décède à seulement 43 ans en 1970.
- Albert Henri HUSNOT né le 20 août 1927, il se marie en 1964 avec Raymonde Madeleine Jeanne ANGOT. Il est décédé en 1986 âgé de 59 ans.
- André Maurice HUSNOT né le 23 février 1929 et décédé le 3 avril de la même année
- Marguerite HUSNOT née le 6 février 1931, elle épouse Daniel Victor Marcel JAMET en 1965. Elle est décédée en 2011 à 79 ans.

La seconde partie de l'annotation au dos de la photo s'explique ici.  

On retrouve le couple et ses 3 enfants sur la photo de mariage de ma grand-mère en 1941.

Émile et Cécile en 1941

Marcel Louis HUSNOT en 1941

Albert Henri HUSNOT en 1941

Marguerite HUSNOT en 1941

Je n’ai malheureusement pas d’autres éléments pour identifier les autres personnes sur cette photo de mariage.

Du côté HUSNOT, le père du marié est décédé ainsi que sa tante, la mère de mon arrière-grand-mère. Son oncle, Victor LECORNU est présent avec ses deux filles et leurs époux respectifs.

Son grand-père Louis HUSNOT est aussi décédé en 1900. Je n’ai pas encore trouvé le décès de sa grand-mère Victoire HUSNOT, si elle était toujours en vie, elle aurait 84 ans.

Peut-être cette femme au côté de Émile est-elle Victorine LEROUX, sa mère ?

Le reste des protagonistes sont probablement du côté LEROUX, la mère du marié ou encore VARDON, du côté de la mariée.


Et voilà ma deuxième enquête photo terminée, celle-ci n’a pas été trop difficile !

Si des descendants de Émile et Cécile passent par ici, je serai ravie d’échanger avec eux.


À bientôt pour une nouvelle enquête.

samedi 28 août 2021

Les erreurs de nom dans les actes d'état civil

Les erreurs de nom sont assez courantes sur les actes d'état civil, parfois liés à l'illettrisme de celui qui rédige l'acte et écrit les noms comme il l'entend, peut-être aussi à cause des accents des déclarants qui eux aussi sont parfois illettrés.

Certains ne sont jamais corrigés, c'est ainsi, comme je l'avais écrit dans un précédent article, que mon nom est Labaume alors mes ancêtres s'appelaient Labaune ou du côté maternel, qu'un Robette s'est transformé en Robet au cours du XIXe siècle.

Parfois la correction se fait a posteriori comme sur l'acte de mariage des parents de mon arrière-grand-père où il est écrit :
« Les 4 témoins ci-après dénommés affirmant avec serment que c'est par erreur que dans l'acte de naissance du futur le nom de sa mère est écrit Renon au lieu de Renand son véritable nom patronymique et que c'est par erreur que dans l'acte de naissance de la future le nom de sa mère est écrit Goudard au lieu de Godard son véritable nom patronymique ».


Bref, c'est assez fréquent qu'en remontant dans le temps, l'orthographe de certains noms de famille fluctuent en fonction de celui qui écrit comme mes Husnot (graphie actuelle) qui sont alternativement Hucenot, Hussenot, Huscenot, etc. selon celui qui écrit…


Mais j'ai rencontré un cas d'erreur qui n'a rien a voir avec cela et qui me laisse encore à l'heure actuelle perplexe, que je présume avoir résolu sans en avoir une certitude complète malgré tout…

Voici l'histoire :

Sézarine CHION se marie à Écaquelon dans l'Eure avec Gustave Victorin BROUTIN le 20 août 1863.

Le couple aura 3 enfants : Victorin (1866), Césarine (1868) et Clémence (1869).

Sur l'acte de mariage, il est écrit que Sézarine CHION est la « fille mineure de Antoine CHION, journalier et de Sélanie Bibiene GIBERT ici présents et consentants au mariage » et que les parents de l'épouse ne savent pas signer, Sézarine (orthographe de son prénom sur les actes) signe « Césarine ».

En continuant les recherches, je trouve bien l'acte de naissance de Sézarine sur lequel « Antoine CHION, journalier » la déclare née « de lui déclarant et de Sélanie Bibiene GIBERT son épouse ». Antoine déclare cette naissance le 9 août 1844 alors que sa fille est née le 31 juillet et indique ne pas savoir signer.

Logiquement, pour la suite de mes recherches, je cherche le mariage de Antoine CHION et Sélanie Bibiene GIBERT dans las tables décennales d'abord d'Écaquelon puis dans toutes les communes environnantes avec la méthode de l'escargot bien connue de nombre de généalogistes !

Et rien, le néant, aucune trace de ces 2 là…

J'essaie alors de chercher leur décès, d'abord à Écaquelon vu qu'ils y sont domiciliés au mariage de leur fille puis autour et rien…

Et pendant plusieurs années, je vais régulièrement reprendre mes recherches pour me confronter toujours au même néant aussi bien sur les sites des archives en ligne que sur les autres sources internet comme Geneanet par exemple.

Puis, il y a quelques années, je jette une bouteille à la mer sur un groupe Yahoo consacré à la généalogie dans l'Eure (du temps où ces groupes existaient encore!) et je reçois cette réponse :

« Bonsoir,
Il arrive qu’un acte de naissance soit erroné et pendant très longtemps nous conduit sur des impasses.
Je vous invite à consulter l'acte de décès de Marie Félicité Abot le 20 avril 1909 sur la commune d'Écaquelon .
Vous y trouverez tous les renseignements qui vous permettront d’établir la filiation de votre aïeule. »

Perplexe, ce nom m'étant tout à fait inconnu, je vais lire cet acte de décès et j'y découvre que Marie Félicité ABOT est décédée à 89 ans, qu'elle est « fille de ABOT Jean Baptiste Joseph et de GIBERT Henriette Victoire, veuve de CHION Jean Antoine ».

D'un premier abord, je me dis tiens, c'est peut-être un seconde épouse de mon Antoine CHION mais il est indiqué que le mariage date de 1840...

Puis continuant la lecture, je lis qu'un des déclarants est « BROUTIN Victorin garde-champêtre âgé de 43 ans » et qu'il est « petit fils de la défunte ».

Or Victorin BROUTIN, garde champêtre, est le fils de Césarine

Et si Marie Félicité ABOT est la grand-mère de Victorin, c'est qu'elle est la mère de ma Césarine...

En poursuivant mes recherches, je trouve l’acte de décès de Jean Antoine CHION en 1894 à Ecaquelon. Il est indiqué être l’époux de ABOT Marie Félicité.

Il se sont mariés à  Bouquetot le 29 février 1840, je ne leur ai trouvé qu'une seule autre enfant, Célanie Aimée née avant le mariage en décembre 1839.
Et pas de recensements en ligne antérieur à 1891 qui aurait pu m'aider à reconstituer le foyer.

Je n’ai toujours pas trouvé l’acte de décès de Césarine, je ne sais pas si ce dernier pourrait m’apporter une confirmation définitive…


Antoine CHION, d’après les actes, était illettré et ne pouvait donc pas lire les actes pour signaler une erreur, mais l’officier d’état civil ne devait-il pas relire l’acte au déclarant ?

Et au mariage de Césarine, personne n’a signalé que le nom de la mère de l’épouse était erroné ? L’officier d’état civil s’étant certainement contenté de recopier les éléments de l’acte de naissance….

Et alors, d’où sort ce nom « Bibienne Sélanie GIBERT » ? GIBERT est le nom de naissance de la mère de Marie Félicité ABOT mais ces prénoms sont quand même bien peu communs.

Bref, un gros faisceau de présomption m’oriente vers le fait que Marie Félicité ABOT est la mère de Césarine mais il restera à jamais un doute…

vendredi 27 août 2021

Lettre d’un père à son fils

Dans le carton de photos que mon papa a récupéré après le décès de ma grand-mère, il n’y avait pas que des photos, il y avait aussi une lettre.

Elle est adressée à Firmin Léopold GUÉRIN, à l’Hôpital Février, salle 37, à Châlons-sur-Marne.



Elle est signée par E. GUÉRIN, le père de Firmin et est datée du 1er octobre 1915.



Transcription :

La Selle-la-Forge 1er octobre 1915
Bien cher enfant Firmin
J’ai reçu tes deux cartes aujourd'hui
l’une du 25 l’autre du 29 hier une du
23 il nous ennuyait beaucoup de ne
rien recevoir de ta part, le major disait
dans la première maladie au début
en observation, dans celle du 25 reçue
mardi (amélioration) je vois dans ta
dernière que tu as encore de la fièvre, il
vaudrait mieux pour toi que tu reste en-
core quelques jours à Châlons d’ici que la
fièvre soit retirée, avant que de t’envoyé
plus loin, cela pourrait te faire de l’effet
étant si faible comme tu dois être, surtout
ne fais pas d’imprudence, écris nous souvent
Charles est à l’hôpital aussi, il a été opéré
il a un abcès au bas des reins, effet de la
selle de cheval, espérons que cela ne va pas
duré pour lui mais pour toi il faut le temps
surtout pas d’imprudence. Pour nous ça va
assez pour le moment. Hervé est parti

(suite sur le côté)
de mercredi, nous sommes presque seul, enfin on s’arrangera
comme on pourra ton tout dévoué père qui te souhaite meilleur santé


Firmin Léopold GUÉRIN est mon arrière-grand-père. Il est né le 7 avril 1890 à La Selle-la-Forge.
Il appartient donc à la classe 1910.
Il est plutôt grand pour l’époque, il mesure 1m73. Il est blond aux yeux bleu clair.
Il est incorporé au 1er régiment de cuirassiers le 2 octobre 1911.

Firmin dans son uniforme du 1er régiment de cuirassiers

Passé dans la réserve le 8 novembre 1913, il est rappelé à l’activité le 1er décembre 1914, il part aux armées le 7 juillet 1915 et y reste jusqu’à son envoi en congé illimité le 5 août 1919.

Sa fiche matricule ne fait pas mention de son hospitalisation.

Firmin avec son uniforme du 255e régiment d'artillerie
qu'il a incorporé le 1er avril 1917


Charles, dont il est fait mention dans la lettre est son frère aîné : Charles Frédéric GUÉRIN, né le 24 septembre 1878. Il est plus grand que son frère, il mesure 1m75 et a les cheveux, les sourcils et les yeux châtain clair.
Il effectue son service du 16 novembre 1899 au 20 septembre 1902 au 26e régiment d’artillerie. Il passe dans la réserve avec le grade de Maréchal des Logis.
Il est rappelé à l’activité le 3 août 1914 au 44e régiment d’artillerie. Il passe toute la guerre aux armées et est envoyé en congé illimité le 2 février 1919. Il obtient le grade d’adjudant le 18 mars 1918.
Sa fiche matricule ne fait pas non plus mention de son opération.

J’ignore qui est Hervé dont parle son père, il n’y a pas de Hervé dans sa fratrie, ni dans sa famille proche.

Charles et Firmin ont 4 autres frères, tous ont participé au conflit.

Paul Victor GUÉRIN est né le 25 janvier 1880. Plus petit que ses frères, il mesure 1m70. Il a les cheveux et sourcils châtain clair et les yeux bleu.
Il a obtenu un sursis car son frère est au service. Il effectue son service du 14 novembre 1902 au 21 septembre 1903 au 104e régiment d’infanterie.
Rappelé à l’activité le 12 août 1914, il est évacué blessé le 7 septembre : il a reçu une balle dans la cuisse gauche. Vite guéri, il repart aux armées le 4 octobre 1914. Il obtient la croix de guerre pour avoir « fait preuve d’énergie et de sang-froid dans son emploi de brancardier ».
Il est envoyé en congé illimité le 8 février 1919.

Frédéric « Joseph » GUÉRIN est né le 18 mars 1882. Cheveux et sourcils châtains, yeux marron foncé, il mesure 1m65 et effectue son service du 16 novembre 1903 au 23 septembre 1906 au 36e régiment d'infanterie, il quitte l’armée avec le grade de caporal.
Rappelé à l’activité le 12 août 1914, il est tué à l’ennemi le 18 septembre 1914 à Rembercourt aux Pots, il avait 32 ans. Il laisse une veuve et 2 enfants alors âgés de 5 et 3 ans.

François Constant GUÉRIN voit le jour le 5 novembre 1884. Il mesure 1m76 et a les cheveux et sourcils brun, les yeux bleu.
Ajourné parce qu’un de ses frères est au service, il effectue le sien du 8 octobre 1905 au 18 septembre 1906 au 31e régiment d’artillerie.
Comme ses frères, il est rappelé à l’activité le 3 août 1914. Il intègre un régiment d’artillerie lourde en 1915. Il est envoyé en congé illimité le 5 mars 1919.
Il obtient aussi une croix de guerre : « très bon conducteur, a toujours fait preuve de courage et de dévouement, a assuré la ravitaillement dans des conditions particulièrement difficile ».

Eugène Cyrille GUÉRIN est né le 28 janvier 1887. Il mesure 1m71 et a cheveux et sourcils châtains clairs, yeux bleu.
Il effectue son service au 1er régiment de génie du 7 octobre 1908 au 25 septembre 1910.
Rappelé à l’activité le 3 août au 1er régiment de génie, il passe au 26e régiment d’artillerie en décembre 1917. Il est envoyé en congé illimité le 19 mars 1919.


Au moment où il écrit la lettre, Eugène Pierre GUÉRIN (1850-1927), mon arrière-arrière-grand-père a ses 5 fils au front, le 6e étant décédé 1 an auparavant.

Il a 65 ans et est cultivateur à La Selle-la-Forge. Il y vit avec son épouse Virginie Augustine HALBOUT (1854-1926), 61 ans au moment du courrier.
Eugène et Virginie, en 1920


Avec tous ses enfants au front et avec la perte de l’un d’entre eux, on comprend aisément qu’il encourage Firmin à prendre son temps pour se rétablir.

Fort heureusement, ses 5 fils reviendront vivant de la guerre mais quelle angoisse Eugène et Virginie ont-ils dû vivre pendant plus de 4 ans.

samedi 21 août 2021

Projet photos de mariage : « Paul et Jeanne GARNIER »

Cet article fait partie d'un projet que j'ai présenté dans cet article. (clic!)


Pour cette première photo de mariage, si j’en crois les annotations au dos de la photo, nous sommes en 1933 à La Selle La Forge au mariage de Paul et Jeanne GARNIER.

Et à droite de la photo, figurent, entourés au stylo, l’oncle et la tante de ma grand-mère, sa mère, son grand-père et sa tante et enfin ses cousins, sa sœur et elle-même.

Annotations au dos de la photo


Figurent donc sur cette photo, identifiés par ma grand-mère, les membres de sa famille proche.
 

Il y a donc :

- Cécile Victoire LECORNU (1897-1969), la tante maternelle de ma grand-mère et son époux Marcel Maurice « Louis » FILOCHE (1899-1985).

– Louise Marie LECORNU (1893-1952), mon arrière-grand-mère


- Victor François Alexandre LECORNU (1867-1946), mon arrière-arrière-grand-père, le père de Louise et Cécile.


- Estelle « Élisa » Vitaline LECORNU (1857-?), tante de Victor et donc mon arrière-arrière-arrière-grande-tante. Grâce à l’annotation de ma grand-mère, j’apprends qu’elle est restée célibataire.


- Raymond Pierre Victor FILOCHE (1925-2006) et Victor Louis FILOCHE (1928-2011), les cousins de ma grand-mère. J'ai bien connu Victor qui venait aider papa à la ferme notamment lors des corvées d'ensilage pour lesquelles il fallait pas loin d'une dizaine de tracteurs et remorques.


- Denise Angèle GUÉRIN (1922-2009), sœur de ma grand-mère


- Yvonne Marie Élisa GUÉRIN (1920-2010), ma grand-mère


Mais qui sont donc Paul et Jeanne, les mariés ?

Grâce aux tables décennales en ligne sur le site des archives départementales de l’Orne, je découvre qu’il s’agit de Paul Gérard Vital GARNIER et de Jeanne Marguerite Clémence PARIS et qu’ils se sont mariés à La Selle-la-Forge le 5 juin 1933.

Toujours grâce à ces mêmes tables décennales, je trouve leurs dates de naissance dans la même commune en 1911 pour lui et 1914 pour elle.

Les actes n’étant pas en ligne mais ayant plus de 75 ans, je décide d’en demander une copie à la mairie de la Selle-la-Forge, copies que je reçois très rapidement après leur demande, merci à la réactivité de la mairie!

Jeanne Marguerite Clémence PARIS, née le 28 mars 1914, est la fille de Auguste Joseph PARIS et de Berthe Marie Irène PASQUET. Tout deux sont présents au mariage et sont âgés d’environ 52 et 45 ans. Je suppose qu’il s’agit des 2 personnes à droite de la mariée.



Paul Gérard Vital GARNIER est né le 21 mai 1911. Son père est Jean-Baptiste Eugène GARNIER et Marie Victorine Désirée LECORNU. Au mariage de Paul, sa mère est présente mais son père est décédé. La mère de Paul est peut-être cette personne, elle était âgée de 48 ans à la date du mariage.



Parmi les noms des parents des mariés, un m’est particulièrement familier : celui de LECORNU, c’est en effet le nom de naissance de la mère de ma grand-mère. Je décide donc de laisser de côté l’ascendance de la mariée et de me concentrer sur celle du marié, enfin surtout sur celle de sa mère.

Mais je n’ai pas de Marie Victorine Désirée LECORNU dans mon arbre…


Dans les tables décennales, je trouve le mariage de Jean-Baptiste Eugène GARNIER et Marie Victorine Désirée LECORNU le 7 octobre 1909 à La Selle-La-Forge. Je présume donc que la mariée et/ou le marié sont originaires de la commune mais malheureusement, je ne trouve ni l’un, ni l’autre dans les tables de La Selle-la-Forge.


À tout hasard, je décide de regarder la base des morts pour la France sur le site « Mémoire des Hommes »  et j’y trouve Jean-Baptiste Eugène. Il est décédé à Verdun le 3 juin 1916. Je découvre qu’il est né le 26 février 1880 à Beauchêne. Mais cela ne me donne pas de piste pour retrouver son épouse.


Je décide alors de consulter les recensements de la Selle-la-Forge, Paul y est né, sa mère s’y est mariée et y vit encore à la date du mariage en 1933.

Et je commence par ceux de 1921. Pourquoi ceux-là ? Parce que le lieu de naissance des individus y est indiqué.

Et j’y retrouve ma famille ; Marie, veuve GARNIER est avec ses 2 enfants Paul né en 1911 et Marie en 1914. Vit avec eux, la mère de Marie, Victorine.


Et là, surprise, il est indiqué que Marie est née en 1885 à La Selle-la-Forge. Et pourtant, après une vérification, elle ne figure pas dans les tables décennales.

Je vais donc consulter les registres et je la trouve bien née à La Selle-la-Forge, elle a donc été oubliée au moment de l’établissement des tables décennales.


Marie Victorine Désirée LECORNU est née le 25 avril 1885 de Constant Arsène « Vital » LECORNU et de Anne « Victorine » LECORNU.

Et là, je fais enfin le lien : son père est dans mon arbre, il est le frère du grand-père de mon arrière-grand-mère, soit l’oncle de mon arrière-arrière-grand-père. La mère du marié et le père de mon arrière-grand-mère était cousins germains.

Un dessin valant mieux que tous les discours, voici sous forme d’arbre, le lien entre le marié et mon arrière-grand-mère (et moi !).


Mais ma curiosité était titillée par le fait que les 2 parents de Marie Victorine Désirée, Constant Arsène « Vital » et Anne « Victorine » étaient tous les 2 des LECORNU. Et s’il y avait un lien ?

Bon, je vous le dis de suite : il y en a un !

Après une recherche rapide via Filae et Geneanet, je trouve que les parents de Anne « Victorine » sont Jean Baptiste LECORNU et Marie Anne Julienne LELIÈVRE.

Et Jean-Baptiste est le frère de Louis François (1792-1857), lui même père de François (1815-1884), père de Constant Arsène « Vital ».

Le père de Anne « Victorine » est donc le frère du grand-père de son époux.

Un p’tit dessin pour mieux comprendre :




Grâce à la base INSEE des décès, je sais que Paul est décédé à Flers le 12 septembre 2009 âgé de 98 ans et Jeanne à La Selle-La-Forge 10 ans plus tôt, le 4 juin 1999 à l'âge de 85 ans.


Et voilà, la première enquête de mon projet photo est bouclée.

Si des descendants de Paul et Jeanne passent par ici, je serai ravie d’échanger avec eux.


À bientôt pour une nouvelle enquête.