samedi 16 mars 2019

#RDVAncestral - Inhumé avec les honneurs

 Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.


Aujourd'hui, nous allons dans le Calvados, à Saint-Omer.
Carte issue du site Geoportail

Le ciel est bas, la pluie menace, le vent souffle dans les arbres alors que j’arrive à Saint Omer, petite paroisse tout au sud du Calvados perchée sur une des nombreuses collines de ce petit coin de Normandie. Le relief de cette région est tellement accidenté qu’on l’a surnommé la « Suisse Normande ».


Mais j’arrive trop tard... Trop tard pour te rencontrer Michel DUCLOS, mon ancêtre à la 10e génération... 

Ce 11 octobre 1744, il y a déjà 2 jours que tu as rendu ton dernier souffle.

Il faut dire que tu avais déjà plus de 74 ans et pour ton époque, c'est déjà un âge bien avancé ! 74 ans, 7 mois et 7 jours comme l'indiquera le père Gost dans ton acte de sépulture. 

J’arrive en vue de l’église, la cérémonie pour ton inhumation débute. 



Et elle est pleine cette église, nombreux sont ceux venus te rendre un dernier hommage.

Et il y a du beau monde : Monseigneur Dulongpré, prieur claustrat de l'Abbaye du Val toute proche est sorti de son abbaye pour assister à la cérémonie, le père Aumont prêtre et curé de la paroisse voisine d'Esson est là ainsi que le père Lechevalier.

Carte issue du site Geoportail
Au premier rang, se trouvent Pierre, ton fils, Jean ton frère et tes beaux-frères François HUBERT et Pierre VOISIN. 

Tu as une nombreuse famille : tu avais 7 frères et sœurs, 11 enfants et de nombreux petits enfants, neveux, cousins... 

Alors que tes concitoyens sont inhumés dans le cimetière voisin, tu vas avoir l'honneur d'être inhumé dans l'église, proche des fonds baptismaux à l'entrée de la grande porte de la nef. Tu seras près de ton épouse Anne VOISIN décédée 8 ans plus tôt et inhumée entre les fonds baptismaux et le mur nord. 

Il faut dire que depuis plus de 60 ans, tu as assisté assidûment à toutes les cérémonies de l'église. 

Je suis arrivée trop tard pour entendre ta belle voix résonner sous les voûtes de cette église, là où tu t'es marié et a baptisé tous tes enfants. 

J’aurais eu tant de questions à te poser, je ne sais même pas quelle profession tu exerçais. 

Mais tu sembles avoir eu suffisamment d’influence pour être ainsi honoré à ton décès.

Je n’ose aborder un des fidèles ici présent pour en savoir plus, les mines sont graves et ce n’est pas le moment. 

La cérémonie s’éternise, entre chants, prières et sermons… 

Je préfère m’éclipser et espère un jour en découvrir plus sur toi. 

____________________________________________________________

Je vous laisse découvrir ci-dessous l’acte d’inhumation de Michel DUCLOS, il y a une transcription sous la photo mais cet acte est relativement bien écrit et lisible pour l'époque.
Acte issue du site des archives du Calvados

Transcription :
« Aujourd'huy onzième jour d'octobre mil sept cents quarante quatre
a été inhumé dans l'Eglise de St Omer proche les fonds baptismaux
a l'entrée de la grande porte de la nef, le corps de Michel Duclos
agé de 74 ans 7 mois et 7 jours, veuf d'Anne Voisin et fils de Claude
Duclos et Marie Tahere de cette paroisse, décédé le 9 dudit mois et an
après avoir mené une vie très édifiante par son zêle a chanter l'office
divin, son assiduité pendant plus de 60 ans a toutes les cérémonies de
l'église et la pureté de ses moeurs, et avoir reçu avec ferveur pendant
sa maladie, les Sts Sacremens de l'église par moy soussigné André Gost
ptre chan. regul. et prieur curé de St Omer et l'inhumation a été faite
par Me François Aumont ptre de cette paroisse et curé d'Esson, en présence
de Mr Le Chevalier ptre de cette paroisse, Mr Dulongpré prieur Claustrat du
Val, Pierre Duclos fils dudit Michel, Jean Duclos, frère dudit Michel, François
Hubert, fils Nicolas, son beaufrère et Pierre Voisin, fils de Nicolas, frère de ladite
Anne Voisin »
ptre chan. Regul. = prêtre chanoine régulier 



De Michel DUCLOS à moi :

Michel DUCLOS (1670-1744)
Pierre DUCLOS (1696-1768) 
François DUCLOS (1727-1794)
Claire Françoise DUCLOS (1767-1846)
François Gabriel HUSCENOT (an VII-1868) - Louis HUSCENOT (an XIII-1868)
↓                                                            ↓
Françoise « Victoire » HUSNOT (1840->1900) X Louis HUSNOT (1839-1900)
Mélina « Angèle » HUSNOT (1873-1921)
Louise marie LECORNU (1893-1952)
Ma grand-mère (1920-2010)
Mon papa
Moi





dimanche 24 février 2019

Le mariage d’Octavie et d’Eugène – la résolution d’une épine

J’ai dans les documents en ma possession cette photo du mariage de Marie « Octavie » ROBET avec Eugène BOUQUEREL. Certainement la plus vieille photo de mariage que je possède. 


Photo du mariage de Octavie ROBET et Eugène BOUQUEREL - source familiale



Jusque récemment, ce mariage constituait une énigme car j’ignorais où et quand il avait été célébré. Il était juste indiqué sur les documents en ma possession « 1905 ou 1906 ». 

Retombant sur cette photo il y a quelques temps, j’ai décidé d’essayer d’élucider ce mystère. 

Octavie est née le 26 septembre 1877, elle est la petite sœur de Jules « Gustave » ROBET, le sosa 30 de mes filles (le grand-père de la grand-mère maternelle de mes filles). Et aucune mention marginale n’apparaît sur son acte de naissance. 

Ce que je savais d’Eugène, je le tenais d’un de mes oncles qui avait fait des recherches dans un temps où l’information n’était pas aussi accessible, vous savez, quand vous deviez vous déplacer en mairie ou aux archives pour progresser... 

D’après les données que j’avais, Eugène était né Eugène Georges le 27 novembre 1880 à Rânes (Orne) et était décédé le 8 janvier 1915 à Montdidier dans la Somme. 

Premier réflexe : aller consulter sur le site des archives de l’Orne l’acte de naissance d’Eugène : il s’appelle Eugène Georges Alzire et comme pour Octavie, pas de mention marginale… Mais au moins, j’ai l’identité de ses parents. 

Deuxième réflexe : les registres matricules. j’y trouve mon Eugène, ajourné en 1901 et 1902, il effectue son service entre le 14 novembre 1903 et le 23 septembre 1904. Rappelé à l’activité en 1914, il décède le 8 janvier 1915 de maladie contracté pendant la durée de la guerre. Il est déclaré « Mort pour la France ». 

Troisième réflexe : les recensements. Par chance, ils sont en ligne. Allons donc à Rânes et commençons par celui de 1906. Je trouve mon Eugène, nommé par son deuxième prénom « Georges ». Il est y est boucher et demeure avec sa mère. Pas d’épouse identifiée donc à cette date (le recensement est daté du 1er avril 1906). 

Recensement suivant, 1911 (daté du 31 mars 1911) : j’y retrouve « Georges », toujours boucher, vivant toujours avec sa mère et avec son frère Henri et la femme de ce dernier. Mais point d’Octavie ! 

Là, des questions se posent : aussitôt mariés, aussitôt séparés ??? Où est donc Octavie si elle n’est pas avec son époux ? 

J’essaie Filae : rien, pas d’Octavie… 

Direction Geneanet : les premiers arbres consultés ont les mêmes données que moi : mariage en 1905 ou 1906 avec Eugène Georges BOUQUEREL… 

Tiens, si j’essayais une recherche avec Eugène BOUQUEREL plutôt qu’avec Octavie ROBET. Les premiers arbres consultés me donnent la même chose – désespoir… 

Et puis j’en ouvre un autre et là, révélation : Octavie ROBET, fille de François ROBET et de Aimée HEURTAUX aurait épousé Eugène Marcel BOUQUEREL le 10 février 1903 à Briouze. Cet Eugène là est né à Argentan en 1868. 

Pas de bol, les registres en ligne de l’Orne s’arrêtent en 1902, c’est râpé pour consulter l’acte de mariage... 

Ni une, ni deux, direction les registres d’Argentan : j’y trouve la naissance de Eugène Marcel et en marge de son acte de naissance, une belle mention marginale : « marié à Briouze le 10 février 1903 avec Marie Octavie ROBET ». Victoire !!! 

J’ai envoyé un mail à la mairie de Briouze pour avoir copie de l’acte de mariage… prions qu’ils soient réactifs ! 

Pour vérifier tout cela, je consulte les recensements de Briouze de 1906 et 1911, les plus récents ne sont malheureusement pas en ligne. 

J’y trouve mon couple : en 1906, ils vivent tous les 2, Eugène y est cafetier. En 1911, vivent avec eux, Paul BOUQUEREL né en 1904, neveu et Louise ONFRAY, couturière née en 1894 et qualifiée de « pensionnaire ». Eugène est « débitant ». 

Apparemment, d’après les sources familiales, ils n’ont pas eu d’enfants. Il me reste désormais à retrouver les dates et lieux de leurs décès. Il est indiqué dans mes données qu’Octavie est décédée en 1932 mais ce n’est pas noté où… 


J’ai aussi une identification de quelques uns des protagonistes de cette photo (mais dont j’ignore la source, sûrement familiale). Dans un prochain article, je comparerai les données généalogiques en ma possession et les visages associés pour voir si c’est compatible. A suivre donc !!

dimanche 10 février 2019

#32QC – Clémence « Alphonsine » BROUTIN - sosa 35

Et voilà le 8e article de la série #32QC.

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil.


Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Clémence « Alphonsine » BROUTIN (sosa 35 de mes filles).

Pour commencer, repérons où se situe Alphonsine dans l’arbre de mes filles.



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Écaquelon, petite commune située au nord du département de l’Eure.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/

Les parents d’Alphonsine sont Gustave « Victorin » BROUTIN (1834-1892) et Césarine CHION (1844->1921). Ils se sont mariés à Écaquelon le 20 août 1863.


Alphonsine est la benjamine des 3 enfants de Victorin et Césarine, elle est née le 31 décembre 1869 à Écaquelon.

Les frères et sœurs d’Alphonsine sont :
  1. Victorin Antoine
  2. Césarine « Delphine »

1 - Victorin Antoine BROUTIN voit le jour le 23 février 1866 à Écaquelon. Il devient couvreur en paille. Il a les cheveux et sourcils bruns, les yeux gris, le front ordinaire, le nez moyen et la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale et mesure 1m65. Lors du recrutement militaire, il est classé dans les services auxiliaires pour cause de « pointe de hernie ».

Le 26 mai 1888 à Écaquelon, il épouse Clémence Marie Onésime NORMAL, fille de Fulgence NORMAL et Marie Rose RENARD.

Le 28 avril 1889, Clémence met au monde un enfant mort né.

Victorine Marie Cécile voit le jour le 30 mai 1890 et restera l’unique enfant du couple. Victorine épouse le 28 juillet 1914 Adonis Augustin BOUVIER, 27 ans cultivateur, fils de Oscar Adonis BOUVIER et de Alexandrine Rosalie GOSSE. Classé « service auxiliaire » durant son service militaire de 1908 à 1910 pour cause de « mauvaise denture », Adonis est classé dans le service armé le 29 octobre 1914 et rappelé à l’activité le 5 novembre 1914. Porté disparu, il est déclaré « mort pour la France » le 26 janvier 1916 à Frise (Somme).

Victorine épouse à 29 ans en secondes noces à Bouquetot, le 3 juin 1919, Victor Léon DELAFENETRE âgé de 45 ans, fils de Théodore Victor DELAFENETRE et de Pierre Louise FOUTREL.

Elle fait un 3e mariage à Rougemontiers le 8 mars 1941 avec André Rémond CARON, fils de Théophile Valéry Henri CARON et de Marie Irma PERRIER. Elle a 50 ans et lui 45.

Victorin décède le 29 septembre 1910 à Écaquelon à seulement 44 ans. Je ne connais pas les date et lieu de décès de sa femme Clémence.

2 – Césarine « Delphine » BROUTIN est née le 13 juillet 1868. elle devient couturière. Elle épouse Louis Léon Désiré GRISEL le 26 mai 1891 à Écaquelon. Il est le fils de Louis Augustin GRISEL et de Adèle Léontine LEBRASSEUR. Il vont avoir 5 enfants :

- René Albert voit le jour le 21 juillet 1892. Il décède un peu plus d’un mois plus tard, le 30 août 1892.

- Marguerite Louise Henriette naît le 8 mars 1897, elle décède le 18 juin 1975. je ne sais pas si elle s’est mariée, il n’en est pas fait mention sur son acte de naissance. Le 16 août 1914, à seulement 17 ans, elle met au monde une petite fille Madeleine Émilienne Henriette GRISEL.

- Le 21 janvier 1900 et le 6 mai 1901, naissent 2 enfants morts-nés.

- Gaston Georges voit le jour le 12 septembre 1905. Il n’y aucune mention marginale sur son acte de naissance. Il apparaît dans les recensements de 1911 avec ses parents et sa sœur. Il est inscrit dans le répertoire alphabétique du recensement militaire de Bernay en 1925 sous le numéro 559 mais malheureusement les fiches matricules de cette année là ne sont pas en ligne.

Sur les recensements de 1921 à 1931, Delphine et Louis vivent au hameau des Épinets à Écaquelon avec leur petite-fille Madeleine. Sur celui de 1936, une petite Yvette GRISEL née en 1931 est présente, elle est qualifiée de « petite-fille ». Est-ce une autre fille de Marguerite, une fille de Gaston ou encore la fille de Madeleine ? Sur tous ces recensements, ni Marguerite, ni Gaston n’apparaissent.

Je ne sais ni où, ni quand sont décédés Delphine et son époux Louis.


Alphonsine devient cultivatrice, elle épouse Henri Désiré LEVITRE le 2 février 1891 à Brestot.

Ils auront 3 enfants :

- un enfant présenté sans vie en 1891
- Marie Antoinette Alebrtine en 1892
- Gaston Henri en 1890

Alphonsine décède à 83 ans le 25 mai 1953 à Bourg-Achard.


Je vous parlerai des enfants d’Alphonsine dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

samedi 19 janvier 2019

Pour maman

Il restera de toi ce que tu as donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné en d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera. 

Il restera de toi ce que tu as chanté 
A celui qui passait sur son chemin désert 
Il restera de toi une brise du soir 
Un refrain dans le noir jusqu'au bout de l'hiver 
Ce que tu as chanté en d'autres jaillira 
Celui qui perd sa vie un jour la trouvera 

Il restera de toi ce que tu as offert
Entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu,
Que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert en d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera. 

Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d'autres germera.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.

Je t'aime maman, tu me manques.

dimanche 6 janvier 2019

Tranche de vie – Funeste été 1848 et triste printemps 1871


Cette histoire s’insère dans la rubrique « Tranche de vie » initiée avec cet article. 



Pierre « Jacques » LEPRINCE et Anne Jacqueline « Rozalie » JARDIN se marient le 23 décembre 1834 à Messei (Orne). Il a 28 ans et est menuisier, elle en a 21 et est fileuse. 


Très vite, la famille s’agrandit : Paul dit Hippolyte naît le 28 juin 1835, Virginie le 18 janvier 1837, Victorine le 16 juin 1839, Eugénie le 25 juillet 1840, Louis « Victor » le 6 décembre 1841, Grégoire Épiphane le 12 mai 1844 et Vitalie le 24 septembre 1846. 

Arrive 1848, les parents et les 7 enfants vivent au village des Génétés à Messei, Jacques est menuisier et Rozalie s’occupe de ses 7 enfants. 

Mais la maladie entre dans la maison, et entre le 27 juillet et le 10 août, elle va être fatale à 5 des 7 enfants. 

La première à succomber est Eugénie, 8 ans, le 27 juillet à 8h du matin. Grégoire, 4 ans, la suit le 31 juillet à 8h du soir. Le 8 août, Victor, 7 ans, et Hippolyte, 13 ans, ne peuvent plus lutter, le premier succombe à 3h du matin, le second à midi. Et c’est Vitalie qui clos cette triste liste le 10 août à 18:00. 

Seules survivent Virginie, 11 ans, et Victorine, 9 ans. 

Face à cette épreuve, l’amour semble être un réconfort pour les parents puisque un peu plus de 9 mois plus tard, le 21 mai 1849, Hippolyte Désiré vient au monde. 

3 autres enfants vont encore se succéder : Louis Victor naît le 16 février 1851, Victor Jules le 19 mars 1853 et François Auguste le 20 juillet 1856. 

Le 9 décembre 1865, un occasion de se réjouir dans la famille, Victorine, âgée de 26 ans, épouse François Adolphe ROCHER, 21 ans. Et l’année suivante, Victorine met au monde Louis Isaïe le 27 septembre 1866. 

Mais 1871 sera de nouveau une année de deuil pour la famille : c’est d’abord Louis Isaïe, le fils de Victorine, qui s’éteint à seulement 4 ans le 22 mars. En avril, Louis Victor, 20 ans, et Hippolyte Désiré, 21 ans, décèdent à leur tour, le premier le 10 et le second le 22, tous les 2 étaient tisserands et célibataires. 

En 1873, c’est Virginie qui s’éteint le 30 mai, elle avait 36 ans, était tisserande et célibataire. 

Le 27 avril 1878, Victorine décède à son tour à 38 ans, je ne lui ai pas trouvé d’autre enfant que Louis Isaïe. 

Quand Jacques LEPRINCE décède à 72 ans, le 22 février 1879, seuls 2 des 11 enfants du couple sont encore en vie. 

Victor Jules a fait son service militaire du 6 janvier 1875 au 17 août 1878. Il voyage beaucoup ensuite, sa fiche matricule indique qu’il a vécu à Saint Julien le Faucon (14), Messei (61), Orival (76) et Jurques (14).
Il décède célibataire au Havre le 11 septembre 1899, il avait 46 ans et était camionneur.
Quelques lignes dans le Journal de Rouen du 12 septembre 1899 relatent son accident : 
Le Journal de Rouen - 12 septembre 1899 - issu du site des archives de Seine-Maritime
François Auguste est dispensé de service militaire en 1876 car son frère est au service. Sa fiche matricule indique pour lui aussi les différentes localités habitées : Saint Julien le Faucon (14) - mai 1880, Elbeuf, 54 rue Saint Étienne - mai 1881, Villers-Bocage - janvier 1884, Saint Clément (Granville) - 18/12/1886, Saint Martin des Besaces (Falaise) - 10/11/1887, Anvers - 27/03/1893, Saint Pierre Le Viger (Le Havre) - 10/07/1896, Ouistreham (Caen) - 15/02/1898.
Je ne sais rien de plus pour lui : s’il se marie et a des enfants, où il décède. 

En 1899, Rozalie est toujours en vie, elle a 86 ans, a survécu à 10 de ses 11 enfants et n’a aucune descendance (à moins que François Auguste ait eu des enfants). Je ne connais pas encore les date et lieu de décès de Rozalie.

Rozalie est la sœur de Victor JARDIN, sosa 56 de mes filles, qui fait partie du projet #32QC.

--------------------------------------------------------------------------


J’ai constaté un surmortalité en 1848 à Messei : de 1843 à 1847, il est enregistré entre 26 et 36 décès par an, ce nombre monte à 56 en 1848 (dont 32 enfants âgés de 2 jours à 17 ans) puis 45 en 1849 pour redescendre entre 23 et 29 de 1850 à 1852. 

Une famille a perdu 3 enfants de 3 mois, 4 ans et 6 ans entre le 24 juin et le 3 juillet, une autre en a perdu 2 de 6 mois et 2 ans les 2 et 23 septembre. Les autres décès ne semblent pas se concentrer sur un seul foyer. La famille LEPRINCE est assurément celle qui a été le plus touchée. 

Même constat en 1871 avec 88 décès enregistrés cette année là contre 30/40 par an dans les décennies précédente et suivante. 

D’après mes recherches sur le net, il semble que ce soit le choléra qui sévissait en France en 1848 et la variole en 1871.


mardi 1 janvier 2019

#32QC – Henri Désiré LEVITRE - sosa 34

Et voilà le 7e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Henri Désiré LEVITRE (sosa 34 de mes filles). 

Pour commencer, repérons où se situe Henri Désiré LEVITRE dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Brestot, petite commune située au nord du département de l’Eure. 

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/


Les parents de Henri sont Alphonse Désiré LEVITRE (1828-1893) et Désirée Joséphine CALLAIS (1832-1905). Ils se sont mariés à Brestot le 25 avril 1850. 


Henri est le dernier des 5 enfants de Alphonse et Désirée, il est né le 1er novembre 1865 à Brestot. 

Les frères et sœurs de Henri sont :
  1. Alphonsine Armantine Désirée
  2. Élise Palmire Sosthème
  3. Alfred Désiré
  4. Florence « Delphine »
1 – Alphonsine Armantine Désirée LEVITRE est née le 29 septembre 1850, seulement 5 mois après le mariage de ses parents. À 25 ans, le 26 février 1876, elle épouse Pierre Théodore HAROU, berger originaire de Routot âgé de 27 ans fils de Pierre André HAROU et de Joséphine Désirée LEFÈBVRE

Ils vont avoir 5 enfants : 

- Pierre « Ernest » HAROU est né le 5 août 1877 à Routot. En 1891 et 1896, il vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Brestot. En 1901 et 1906, il vit à Appeville-Annebault avec sa mère. Il est exempté du service militaire, je n’ai trouvé ni union ni décès le concernant. 

- Louise André Émilie HAROU voit le jour le 25 février 1880 à Éturqueraye. Je ne l’ai trouvée que dans un seul recensement avec sa famille, en 1891 à Brestot alors qu’elle est âgée de 11 ans. Elle épouse à Appeville-Annebault le 15 mai 1902 Édouard « Albert » HAVEL fils de Michel Adolphe HAVEL et de Zulma Virginie BISSON. Albert a effectué son service militaire du 14 novembre 1899 au 22 septembre 1900. Il est rappelé à l’activité le 4 août 1914. D’abord affecté à l’intérieur, il part au front le 25 mai 1915 jusqu’à sa démobilisation le 31 janvier 1919.
Louise décède à Pont-Audemer le 12 janvier 1970 à l’âge de 89 ans. 

- Marie « Valentine » HAROU naît le 6 novembre 1882 à Brestot. En 1891 et 1896, elle figure sur les recensements de Brestot avec ses parents et ses frères et sœurs. En 1901, elle vit à Appeville-Annebault avec sa mère et 2 de ses frères. Le 19 janvier 1907 à 24 ans, elle épouse à Illeville-sur-Montfort, Édouard Joseph Honoré HOMO, couvreur en chaume âgé de 25 ans. Il est le fils de Édouard Honoré HOMO et de Élise Victoria MASSELIN
Édouard a été exempté du service militaire en 1904 pour cause « d’hypertrophie cardiaque ». Il est tout de même rappelé à l’activité le 4 avril 1915 après avoir été classé « service auxiliaire » par la conseil de révision de l’Eure du 16 décembre 1914. Il passe dans l’armée territoriale le 17 mai 1915 comme père de 4 enfants vivants. Renvoyé dans ses foyers le 15 mai, il est rappelé le 12 juillet et classé « service armé » par la commission spéciale de réforme du Havre le 23 juillet 1915. Il intègre alors le 10e régiment d’artillerie à pied. Après avoir été hospitalisé pour « bronchite généralisée » en février 1917, il intègre le 87e régiment d’artillerie lourde. Alors qu’il est en permission, il est hospitalisé en juin 1918 pour « pneumonie ». Il est finalement démobilisé le 29 janvier 1919.
Il sera dans les années 20, réformé définitif avec pension d’invalidité 100 % pour « bacillose pulmonaire bilatérale imputable au service ». Il décède à 47 ans le 17 mars 1929 à Illeville-sur-Montfort.
Valentine s’éteint à Bourg-Achard le 7 mai 1972 âgée de 89 ans. 

- Alfred « Léon » Désiré HAROU est né le 17 septembre 1885 à Brestot. Il devient domestique. En 1891 et 1896, il vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Brestot. En 1901, il vit à Appeville-Annebault avec sa mère, Valentine et Ernest. Il effectue son service militaire du 7 octobre 1906 au 25 septembre 1908.
Le 18 avril 1914, il épouse à Saint-Germain-Village, Victorine Marie LANDRIN, domestique âgée de 19 ans, fille de Alfred Laurent LANDRIN et de Louise Victorine BUCAILLE
Rappelé à l’activité le 4 août 1914, il est réformé le 3 septembre par la commission spéciale de Bernay pour « varices volumineuses et remontantes ». Jugé « bon pour service auxiliaire » par le conseil de révision de l’Eure, il est affecté à l’intérieur du 25 septembre 1915 au 5 janvier 1916. Il est alors placé en sursis d’appel du 5 janvier 1916 au 26 juin 1918 en qualité de tanneur à la société « Le Cuir » à Pont-Audemer. Il est réaffecté à l’intérieur du 26 juin 1918 jusqu’à sa démobilisation le 22 mars 1919. Marié et père de 2 enfants, il se retire à Tourville (Eure).
Léon décède à 76 ans le 21 décembre 1961 à Saint-Germain-Village. Son épouse Victorine meurt à Pont-Audemer le 28 août 1974 à 79 ans. 

- Georges Félix HAROU vient au monde le 26 juillet 1890 à Brestot. Il apparaît dans les recensements à Brestot de 1891 (5 mois) et 1896 (5 ans) avec ses parents, frères et sœurs. Je perds ensuite complètement sa trace. Je n’ai trouvé son décès ni à Brestot, ni à Appeville-Annebault. Et il n’apparaît pas dans les listes de recensement militaire. 

Quand la famille déménage à Appeville-Annebault, l’époux d’Alphonsine, Pierre Théodore disparaît des recensements. 

Ainsi, en 1901, Alphonsine vit avec Ernest, Valentine et Léon. En 1906, elle vit avec Ernest et sa petite-fille Thérèse HAVEL âgée de 3 ans, probablement la fille de Louise. 

Pourtant, sur les actes de mariage de ses enfants, en 1902 et 1907, il est indiqué que Pierre et Alphonsine sont présents tous les 2 et domiciliés à Appeville-Annebault. En 1914, Pierre est toujours domicilié à Appeville-Annebault mais il n’assiste pas au mariage, il est consentant par acte authentique passé devant notaire. 

Alphonsine décède le 11 octobre 1911 à Saint-Germain-Village âgée de 71 ans. Je n’ai pas trouvé le décès de Pierre 

2 – Élise Palmire Sosthème LEVITRE voit le jour le 28 novembre 1851 à Brestot. Elle épouse le 23 juillet 1875 à Brestot, Anatol Aristi LEVITRE, 20 ans journalier, fils de Pierre Arti Emmanuel LEVITRE et Adèle Antoinette CREVEL. Je n’ai pas (encore) trouvé de lien familial entre eux. 

Anatol n’a pas effectué son service militaire, il a été classé « service auxiliaire » pour cause « d’incurvation de l’annulaire droit ». 

Élise et Anatol vont avoir 2 filles : 

- Juliette Ernestine LEVITRE est née le 6 avril 1876 à Appeville-Annebault. Elle épouse le 11 juin 1898 Émile Ernest LEVÊQUE, 20 ans journalier, fils de Théodore Louis LEVÊQUE et de Augustine Horrélie PORÉE. Théodore a été exempté du service militaire en 1900 pour cause de « bronchite spécifique ». Jugé bon pour le service par le conseil de révision de l’Eure de décembre 1914, il est rappelé à l’activité le 20 mars 1915. D’abord affecté à l’intérieur, il part aux armées le 1er janvier 1916 jusqu’à sa démobilisation le 2 février 1919.
Pendant qu’il est au front, le 14 septembre 1916, Juliette décède à seulement 40 ans. 

- Désirée « Alphonsine » LEVITRE naît le 12 mars 1877 à Appeville-Annebault. Le 14 mai 1898, elle épouse Albert Ferdinand « Gabriel » LESAGE, 21 ans journalier, fils de Louis Donatien Désiré LESAGE et de Antoinette GROUT. Gabriel n’a pas fait de service militaire, il a été classé service auxiliaire pour « déformation du sternum ». Rappelé à l’activité le 23 septembre 1915, il est définitivement réformé le 25 novembre 1915 pour « déformation thoracique ». 
Je ne connais pas les dates et lieux de décès de Alphonsine et Gabriel.


Le 28 juin 1888, Anatol est condamné par le Tribunal Correctionnel de Pont-Audemer à 10 jours de prison pour coups et blessures volontaires. 
Le même tribunal le condamne le 30 avril 1896 à 25 francs d’amende pour bris de clôture et violation de domicile. 

Le divorce de Élise et Anatol est prononcé le 22 juillet 1896 par le Tribunal Civil de Pont-Audemer. 

Anatol décède à 48 ans le 5 mai 1903 à Appeville-Annebault. Élise s’éteint à son tour au même lieu le 9 mai 1904 à 52 ans. 

3 – Alfred Désiré LEVITRE est né le 14 février 1854. À son recensement militaire en 1874, il est domestique. Il mesure 1m60, a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux gris. Il est jugé bon pour le service actif et affecté à la 24e section d’infirmiers. Il effectue son service du 22 octobre 1875 au 15 août 1879.
Un mois après sa libération, à 25 ans, le 25 septembre 1879, il épouse, à Brestot, Désirée Euphrasie « Albertine » LESAGE, 26 ans, fille de Donatien Sylvain LESAGE et de Gertrude LINICE

Un seul enfant va naître de leur union : Albert Jules Alfred né le 17 décembre 1883. Malheureusement, Albert décède prématurément à 16 ans le 2 avril 1900. 

Alfred décède à 55 ans le 17 octobre 1909 et Albertine le 10 octobre 1912 à 59 ans. 

4 – Florence « Delphine » LEVITRE voit le jour le 27 novembre 1856 à Brestot. Elle épouse Louis Désiré Théodore ROUSSEL, 28 ans journalier, fils de Charles Frédéric ROUSSEL et de Rose Florentine DEMARE le 18 novembre 1880 à Brestot. 

Ils vont avoir 3 fils : 

- Henri Louis Vital ROUSSEL voit le jour à Brestot le 28 novembre 1881. Il devient couvreur en paille. Il effectue son service militaire du 15 novembre 1902 au 23 septembre 1905.
Il épouse Jeanne « Ferdinanda » HOMO, 26 ans domestique, fille de Ferdinand Louis HOMO et de Louise « Alphonsine » MENNEREU, le 22 février 1906.
Rappelé à l’activité en 1914, il est porté disparu le 27 mai 1918 à Pargny-Filain (Aisne). Un jugement déclaratif du tribunal de Pont-Audemer fixe la date de sa mort à cette date. Il est déclaré « mort pour le France ». 

- Gaston Charles Albert ROUSSEL naît le 30 janvier 1883 à Brestot. Comme son frère, il devient couvreur en paille. Il effectue son service militaire du 14 novembre 1904 au 23 septembre 1905. 
Le 10 septembre 1906 à Appeville-Annebault, il épouse Suzanne BOUTRY, 22 ans domestique, fille « naturelle non reconnue » de Clémence BOUTRY.
Rappelé à l’activité le 7 août 1914, il part aux armées du 10 août 1914 au 3 février 1915, date à laquelle il est blessé dans la région lombaire par éclat d’obus. Affecté ensuite à l’intérieur, il est réformé temporairement par la commission spéciale de Troyes du 8 juillet 1916 pour « blessure ancienne du 8e espace intercostal droit avec petit corps étranger ». Maintenu réformé temporaire en 1917, il est rappelé à l’activité en service auxiliaire le 6 juin 1918 jusqu’à se démobilisation le 7 avril 1919.
Dans un premier temps « non proposé pour pension d’invalidité », la commission de réforme de Rouen lui accorde en juin 1928 une pension d’invalidité 10 % pour « pleurite traumatique base droite éclat d’obus inclus (blessure de guerre) ». Il est à la même époque dégagé de toute obligation militaire car père de 7 enfants. Sa femme Suzanne est décédée le 9 janvier 1928 à l’âge de 44 ans. 
Gaston se remarie à 47 ans le 21 juin 1930 avec Lucie Hélène Léopoldine BUNEL âgée de 41 ans, fille de Léopold Michel BUNEL et de Alphonsine Édith MUTREL.
Veuf une seconde fois en 1947, Gaston décède à 82 ans le 18 août 1965. 

- Louis Donatien ROUSSEL est né le 10 août 1886 à Saint-Pierre-des-Ifs, commune située à une quinzaine de kilomètres au sud de Brestot. Il est condamné pour vol à 2 mois de prison le 31 janvier 1907. Il effectue son service militaire du 8 octobre 1907 au 1er octobre 1909.
Le 25 février 1911 à Brestot, il épouse Louise Clotilde MARTIN, 25 ans domestique, fille de Désiré Henri MARTIN et de Delphine Aimée RESTOUT.
Rappelé à l’activité le 4 août 1914 et envoyé aux armées, il est blessé à Notre-Dame-de-Lorette le 25 mai 1915 par balle au biceps gauche. Le 24 octobre 1915, il est classé « service auxiliaire » pour « otite moyenne suppurée ». Reconnu apte à servir aux armées le 21 décembre 1917, il intègre le 129e régiment d’infanterie jusqu’à se démobilisation le 23 mars 1919.
Louis décède le 5 février 1966 à Bosrobert âgé de 79 ans. 


Delphine décède le 28 août 1898 à seulement 41 ans. Louis décède à 55 ans le 19 mars 1907. 

Anecdote : 

Sur le recensement de 1891 à Brestot, il est indiqué que Louis et Delphine vivent avec leurs 3 garçons Henri 8 ans, Gustave 7 ans et Lucien 4 ans. Or à cette date, Henri a 10 ans, leur second fils s’appelle Gaston et non Gustave et a 8 ans et leur dernier se nomme Louis Donatien et a 5 ans. 

Sur le recensement de 1896, Louis et Delphine habitent avec Gaston 13 ans et Joseph 8 ans. Gaston a bien 13 ans et le petit dernier 8 ans mais celui-ci ne s’appelle pas Joseph. 

En 1901, veuf, Louis vit avec Henri et Gaston. 

Et en 1906, Louis vit seul avec Joseph. 

Quand Louis a déclaré la naissance de Louis Donatien en 1886, il est écrit que sa femme est Delphine LEVIT au lieu de LEVITRE et qu’ils se sont mariés à Brestot en juin 1881 alors qu’ils se sont marié en novembre 1880. 

Louis, le père, ne savait pas signer donc probablement ni lire ni écrire. Peut-être avait-il un accent prononcé qui a fait que l’officier d’état civil de Saint-Pierre-des-Ifs a mal compris le nom de son épouse. Ce qui ne posait pas de problème à Brestot où les LEVITRE sont légion. 

Et de même pour l’agent recenseur qui a peut-être confondu « Gaston » et « Gustave » d’une part, et « Donatien » et « Lucien » d’autre part. 

Par contre, pour « Joseph », c’est plus obscur, Joseph était-il le prénom d’usage de Louis Donatien ? 


Henri Désiré LEVITRE devient cultivateur. Il effectue son service militaire au 36e de ligne du 7 novembre 1887 au 20 septembre 1890. Il a les cheveux et sourcils châtains et les yeux bleus. Il a un front ordinaire, un nez et une bouche moyens, un menton rond et un visage ovale. Il mesure 1m69.

Il épouse Clémence Alphonsine BROUTIN le 2 février 1891 à Brestot 

Ils auront 3 enfants :
- un enfant présenté sans vie en 1891
- Marie Antoinette Albertine en 1892
- Gaston Henri en 1890 

Je ne connais pas la date de décès de Henri. 

Je vous parlerai des enfants de Henri dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

samedi 29 décembre 2018

#32QC – Marie « Adélina » MAZOT - sosa 33

Et voilà le 6e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Je vais maintenant vous parler de Marie « Adélina » MAZOT (sosa 33 de mes filles) et de ses frères et sœurs. 

Pour commencer, repérons où se situe Adélina dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Éturqueraye, petite commune située au nord du département de l’Eure. 
 
Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/


Les parents d’Adélina sont Frédéric Marc MAZOT (1825-1892) et Prudence « Sévère » CHICOT (1824-1908). Ils se sont mariés à Routot le 9 mars 1848. 

Adélina est la 3e des 4 enfants de Frédéric et Sévère, elle est née le 28 octobre 1856 à Éturqueraye au hameau des Bordeaux. 

Les frères et sœurs d’Adélina sont : 
  1. Almédorine Émilie 
  2. Louise « Albertine » 
  3. Henri Désiré Frédéric 

1 – Almédorine Émilie MAZOT est née le 18 septembre 1848 à Routot. Elle devient servante de ferme. 
Le 28 juillet 1867, célibataire, elle donne naissance à une fille Marie Almédorine. 
Le 20 mars 1873, elle met au monde une deuxième enfant sans père : Émilie Almédorine. 
Almédorine épouse Louis Prudent MARAIS le 30 septembre 1878. Elle décède sans avoir eu d’autres enfants le 17 novembre 1880 à seulement 32 ans. 
Sa première fille Marie épouse le 7 septembre 1889 Désir André DUCHENE. Au mariage, ils légitiment Léon, un enfant né de Marie et père inconnu 2 ans plus tôt le 14 février 1887. Ils auront 2 autres enfants, Alice en 1893 et Germaine en 1899. 
Sa deuxième fille Émilie se marie le 14 janvier 1893 avec Alexandre Jean FAISQUES, ils auront 4 enfants : Louise (1894), Lucienne (1896), Lucien (1898) et Lucie (1904). 

2 – Louise « Albertine » MAZOT voit le jour le 11 juillet 1855 au hameau des Bordeaux à Éturqueraye. Elle devient couturière.
Comme sa sœur, elle met au monde 2 enfants naturels : Charles Frédéric en 1871 alors qu’elle a à peine 16 ans et Ferdinand Albert Désiré en 1874. Malheureusement, les deux décèdent dans leur première journée. 
A l’âge de 30 ans, le 27 mai 1886, elle épouse Louis Désiré BÉNARD. Ce dernier est veuf de Alphonsine Henriette ROUSSEL décédée 7 mois plus tôt, le 6 octobre 1885 et avec laquelle il a eu 3 enfants : des jumelles décédées dans leur première journée en 1880 et Marie Joséphine BÉNARD née le 15 août 1883.
Je ne leur connais qu’un seul enfant : Louise Marie Albertine née 11 ans après leur mariage le 17 octobre 1897. 
Je ne sais ni où ni quand Albertine et son époux son décédés 

3 – Henri Désiré Frédéric MAZOT est né le 22 mars 1867 au même endroit que ses sœurs. Il devient couvreur en paille.
Il effectue son service militaire du 12 novembre 1888 au 23 septembre 1891 au 155e régiment d’infanterie. Il mesure 1m68, a les cheveux, sourcils et yeux châtains. 
Il épouse Élise Atoline Adèle LEPART le 5 avril 1894. Je ne leur connais qu’un seul enfant Henriette Désirée Élise née 4 mois après le mariage le 15 août 1894.
Je ne connais pas les date et lieux de décès de Henri et Élise.


Adélina devient journalière, elle épouse Louis Mathurin CARRIÉ le 8 janvier 1880 à Rougemontier.

Ils auront 6 enfants : 
- Fernand Louis Aimé (1882) 
- Henri Louis (1885-1960) 
- Albert Désiré (1892-1939) 
- Henriette « Alice » (1893-1981) 
- Maurice Henri (1895-1981) 
- Aliette Marie (1901) 

Adélina décède à 75 ans le 22 novembre 1931. 


Je vous parlerai des 6 enfants d’Adélina dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

J'avais évoqué la famille MAZOT dans l'article : Les contrariétés de Frédéric.