samedi 19 janvier 2019

Pour maman

Il restera de toi ce que tu as donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné en d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera. 

Il restera de toi ce que tu as chanté 
A celui qui passait sur son chemin désert 
Il restera de toi une brise du soir 
Un refrain dans le noir jusqu'au bout de l'hiver 
Ce que tu as chanté en d'autres jaillira 
Celui qui perd sa vie un jour la trouvera 

Il restera de toi ce que tu as offert
Entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu,
Que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert en d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera. 

Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d'autres germera.
Celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.

Je t'aime maman, tu me manques.

dimanche 6 janvier 2019

Tranche de vie – Funeste été 1848 et triste printemps 1871


Cette histoire s’insère dans la rubrique « Tranche de vie » initiée avec cet article. 



Pierre « Jacques » LEPRINCE et Anne Jacqueline « Rozalie » JARDIN se marient le 23 décembre 1834 à Messei (Orne). Il a 28 ans et est menuisier, elle en a 21 et est fileuse. 


Très vite, la famille s’agrandit : Paul dit Hippolyte naît le 28 juin 1835, Virginie le 18 janvier 1837, Victorine le 16 juin 1839, Eugénie le 25 juillet 1840, Louis « Victor » le 6 décembre 1841, Grégoire Épiphane le 12 mai 1844 et Vitalie le 24 septembre 1846. 

Arrive 1848, les parents et les 7 enfants vivent au village des Génétés à Messei, Jacques est menuisier et Rozalie s’occupe de ses 7 enfants. 

Mais la maladie entre dans la maison, et entre le 27 juillet et le 10 août, elle va être fatale à 5 des 7 enfants. 

La première à succomber est Eugénie, 8 ans, le 27 juillet à 8h du matin. Grégoire, 4 ans, la suit le 31 juillet à 8h du soir. Le 8 août, Victor, 7 ans, et Hippolyte, 13 ans, ne peuvent plus lutter, le premier succombe à 3h du matin, le second à midi. Et c’est Vitalie qui clos cette triste liste le 10 août à 18:00. 

Seules survivent Virginie, 11 ans, et Victorine, 9 ans. 

Face à cette épreuve, l’amour semble être un réconfort pour les parents puisque un peu plus de 9 mois plus tard, le 21 mai 1849, Hippolyte Désiré vient au monde. 

3 autres enfants vont encore se succéder : Louis Victor naît le 16 février 1851, Victor Jules le 19 mars 1853 et François Auguste le 20 juillet 1856. 

Le 9 décembre 1865, un occasion de se réjouir dans la famille, Victorine, âgée de 26 ans, épouse François Adolphe ROCHER, 21 ans. Et l’année suivante, Victorine met au monde Louis Isaïe le 27 septembre 1866. 

Mais 1871 sera de nouveau une année de deuil pour la famille : c’est d’abord Louis Isaïe, le fils de Victorine, qui s’éteint à seulement 4 ans le 22 mars. En avril, Louis Victor, 20 ans, et Hippolyte Désiré, 21 ans, décèdent à leur tour, le premier le 10 et le second le 22, tous les 2 étaient tisserands et célibataires. 

En 1873, c’est Virginie qui s’éteint le 30 mai, elle avait 36 ans, était tisserande et célibataire. 

Le 27 avril 1878, Victorine décède à son tour à 38 ans, je ne lui ai pas trouvé d’autre enfant que Louis Isaïe. 

Quand Jacques LEPRINCE décède à 72 ans, le 22 février 1879, seuls 2 des 11 enfants du couple sont encore en vie. 

Victor Jules a fait son service militaire du 6 janvier 1875 au 17 août 1878. Il voyage beaucoup ensuite, sa fiche matricule indique qu’il a vécu à Saint Julien le Faucon (14), Messei (61), Orival (76) et Jurques (14).
Il décède célibataire au Havre le 11 septembre 1899, il avait 46 ans et était camionneur.
Quelques lignes dans le Journal de Rouen du 12 septembre 1899 relatent son accident : 
Le Journal de Rouen - 12 septembre 1899 - issu du site des archives de Seine-Maritime
François Auguste est dispensé de service militaire en 1876 car son frère est au service. Sa fiche matricule indique pour lui aussi les différentes localités habitées : Saint Julien le Faucon (14) - mai 1880, Elbeuf, 54 rue Saint Étienne - mai 1881, Villers-Bocage - janvier 1884, Saint Clément (Granville) - 18/12/1886, Saint Martin des Besaces (Falaise) - 10/11/1887, Anvers - 27/03/1893, Saint Pierre Le Viger (Le Havre) - 10/07/1896, Ouistreham (Caen) - 15/02/1898.
Je ne sais rien de plus pour lui : s’il se marie et a des enfants, où il décède. 

En 1899, Rozalie est toujours en vie, elle a 86 ans, a survécu à 10 de ses 11 enfants et n’a aucune descendance (à moins que François Auguste ait eu des enfants). Je ne connais pas encore les date et lieu de décès de Rozalie.

Rozalie est la sœur de Victor JARDIN, sosa 56 de mes filles, qui fait partie du projet #32QC.

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J’ai constaté un surmortalité en 1848 à Messei : de 1843 à 1847, il est enregistré entre 26 et 36 décès par an, ce nombre monte à 56 en 1848 (dont 32 enfants âgés de 2 jours à 17 ans) puis 45 en 1849 pour redescendre entre 23 et 29 de 1850 à 1852. 

Une famille a perdu 3 enfants de 3 mois, 4 ans et 6 ans entre le 24 juin et le 3 juillet, une autre en a perdu 2 de 6 mois et 2 ans les 2 et 23 septembre. Les autres décès ne semblent pas se concentrer sur un seul foyer. La famille LEPRINCE est assurément celle qui a été le plus touchée. 

Même constat en 1871 avec 88 décès enregistrés cette année là contre 30/40 par an dans les décennies précédente et suivante. 

D’après mes recherches sur le net, il semble que ce soit le choléra qui sévissait en France en 1848 et la variole en 1871.


mardi 1 janvier 2019

#32QC – Henri Désiré LEVITRE - sosa 34

Et voilà le 7e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Henri Désiré LEVITRE (sosa 34 de mes filles). 

Pour commencer, repérons où se situe Henri Désiré LEVITRE dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Brestot, petite commune située au nord du département de l’Eure. 

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/


Les parents de Henri sont Alphonse Désiré LEVITRE (1828-1893) et Désirée Joséphine CALLAIS (1832-1905). Ils se sont mariés à Brestot le 25 avril 1850. 


Henri est le dernier des 5 enfants de Alphonse et Désirée, il est né le 1er novembre 1865 à Brestot. 

Les frères et sœurs de Henri sont :
  1. Alphonsine Armantine Désirée
  2. Élise Palmire Sosthème
  3. Alfred Désiré
  4. Florence « Delphine »
1 – Alphonsine Armantine Désirée LEVITRE est née le 29 septembre 1850, seulement 5 mois après le mariage de ses parents. À 25 ans, le 26 février 1876, elle épouse Pierre Théodore HAROU, berger originaire de Routot âgé de 27 ans fils de Pierre André HAROU et de Joséphine Désirée LEFÈBVRE

Ils vont avoir 5 enfants : 

- Pierre « Ernest » HAROU est né le 5 août 1877 à Routot. En 1891 et 1896, il vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Brestot. En 1901 et 1906, il vit à Appeville-Annebault avec sa mère. Il est exempté du service militaire, je n’ai trouvé ni union ni décès le concernant. 

- Louise André Émilie HAROU voit le jour le 25 février 1880 à Éturqueraye. Je ne l’ai trouvée que dans un seul recensement avec sa famille, en 1891 à Brestot alors qu’elle est âgée de 11 ans. Elle épouse à Appeville-Annebault le 15 mai 1902 Édouard « Albert » HAVEL fils de Michel Adolphe HAVEL et de Zulma Virginie BISSON. Albert a effectué son service militaire du 14 novembre 1899 au 22 septembre 1900. Il est rappelé à l’activité le 4 août 1914. D’abord affecté à l’intérieur, il part au front le 25 mai 1915 jusqu’à sa démobilisation le 31 janvier 1919.
Louise décède à Pont-Audemer le 12 janvier 1970 à l’âge de 89 ans. 

- Marie « Valentine » HAROU naît le 6 novembre 1882 à Brestot. En 1891 et 1896, elle figure sur les recensements de Brestot avec ses parents et ses frères et sœurs. En 1901, elle vit à Appeville-Annebault avec sa mère et 2 de ses frères. Le 19 janvier 1907 à 24 ans, elle épouse à Illeville-sur-Montfort, Édouard Joseph Honoré HOMO, couvreur en chaume âgé de 25 ans. Il est le fils de Édouard Honoré HOMO et de Élise Victoria MASSELIN
Édouard a été exempté du service militaire en 1904 pour cause « d’hypertrophie cardiaque ». Il est tout de même rappelé à l’activité le 4 avril 1915 après avoir été classé « service auxiliaire » par la conseil de révision de l’Eure du 16 décembre 1914. Il passe dans l’armée territoriale le 17 mai 1915 comme père de 4 enfants vivants. Renvoyé dans ses foyers le 15 mai, il est rappelé le 12 juillet et classé « service armé » par la commission spéciale de réforme du Havre le 23 juillet 1915. Il intègre alors le 10e régiment d’artillerie à pied. Après avoir été hospitalisé pour « bronchite généralisée » en février 1917, il intègre le 87e régiment d’artillerie lourde. Alors qu’il est en permission, il est hospitalisé en juin 1918 pour « pneumonie ». Il est finalement démobilisé le 29 janvier 1919.
Il sera dans les années 20, réformé définitif avec pension d’invalidité 100 % pour « bacillose pulmonaire bilatérale imputable au service ». Il décède à 47 ans le 17 mars 1929 à Illeville-sur-Montfort.
Valentine s’éteint à Bourg-Achard le 7 mai 1972 âgée de 89 ans. 

- Alfred « Léon » Désiré HAROU est né le 17 septembre 1885 à Brestot. Il devient domestique. En 1891 et 1896, il vit avec ses parents et ses frères et sœurs à Brestot. En 1901, il vit à Appeville-Annebault avec sa mère, Valentine et Ernest. Il effectue son service militaire du 7 octobre 1906 au 25 septembre 1908.
Le 18 avril 1914, il épouse à Saint-Germain-Village, Victorine Marie LANDRIN, domestique âgée de 19 ans, fille de Alfred Laurent LANDRIN et de Louise Victorine BUCAILLE
Rappelé à l’activité le 4 août 1914, il est réformé le 3 septembre par la commission spéciale de Bernay pour « varices volumineuses et remontantes ». Jugé « bon pour service auxiliaire » par le conseil de révision de l’Eure, il est affecté à l’intérieur du 25 septembre 1915 au 5 janvier 1916. Il est alors placé en sursis d’appel du 5 janvier 1916 au 26 juin 1918 en qualité de tanneur à la société « Le Cuir » à Pont-Audemer. Il est réaffecté à l’intérieur du 26 juin 1918 jusqu’à sa démobilisation le 22 mars 1919. Marié et père de 2 enfants, il se retire à Tourville (Eure).
Léon décède à 76 ans le 21 décembre 1961 à Saint-Germain-Village. Son épouse Victorine meurt à Pont-Audemer le 28 août 1974 à 79 ans. 

- Georges Félix HAROU vient au monde le 26 juillet 1890 à Brestot. Il apparaît dans les recensements à Brestot de 1891 (5 mois) et 1896 (5 ans) avec ses parents, frères et sœurs. Je perds ensuite complètement sa trace. Je n’ai trouvé son décès ni à Brestot, ni à Appeville-Annebault. Et il n’apparaît pas dans les listes de recensement militaire. 

Quand la famille déménage à Appeville-Annebault, l’époux d’Alphonsine, Pierre Théodore disparaît des recensements. 

Ainsi, en 1901, Alphonsine vit avec Ernest, Valentine et Léon. En 1906, elle vit avec Ernest et sa petite-fille Thérèse HAVEL âgée de 3 ans, probablement la fille de Louise. 

Pourtant, sur les actes de mariage de ses enfants, en 1902 et 1907, il est indiqué que Pierre et Alphonsine sont présents tous les 2 et domiciliés à Appeville-Annebault. En 1914, Pierre est toujours domicilié à Appeville-Annebault mais il n’assiste pas au mariage, il est consentant par acte authentique passé devant notaire. 

Alphonsine décède le 11 octobre 1911 à Saint-Germain-Village âgée de 71 ans. Je n’ai pas trouvé le décès de Pierre 

2 – Élise Palmire Sosthème LEVITRE voit le jour le 28 novembre 1851 à Brestot. Elle épouse le 23 juillet 1875 à Brestot, Anatol Aristi LEVITRE, 20 ans journalier, fils de Pierre Arti Emmanuel LEVITRE et Adèle Antoinette CREVEL. Je n’ai pas (encore) trouvé de lien familial entre eux. 

Anatol n’a pas effectué son service militaire, il a été classé « service auxiliaire » pour cause « d’incurvation de l’annulaire droit ». 

Élise et Anatol vont avoir 2 filles : 

- Juliette Ernestine LEVITRE est née le 6 avril 1876 à Appeville-Annebault. Elle épouse le 11 juin 1898 Émile Ernest LEVÊQUE, 20 ans journalier, fils de Théodore Louis LEVÊQUE et de Augustine Horrélie PORÉE. Théodore a été exempté du service militaire en 1900 pour cause de « bronchite spécifique ». Jugé bon pour le service par le conseil de révision de l’Eure de décembre 1914, il est rappelé à l’activité le 20 mars 1915. D’abord affecté à l’intérieur, il part aux armées le 1er janvier 1916 jusqu’à sa démobilisation le 2 février 1919.
Pendant qu’il est au front, le 14 septembre 1916, Juliette décède à seulement 40 ans. 

- Désirée « Alphonsine » LEVITRE naît le 12 mars 1877 à Appeville-Annebault. Le 14 mai 1898, elle épouse Albert Ferdinand « Gabriel » LESAGE, 21 ans journalier, fils de Louis Donatien Désiré LESAGE et de Antoinette GROUT. Gabriel n’a pas fait de service militaire, il a été classé service auxiliaire pour « déformation du sternum ». Rappelé à l’activité le 23 septembre 1915, il est définitivement réformé le 25 novembre 1915 pour « déformation thoracique ». 
Je ne connais pas les dates et lieux de décès de Alphonsine et Gabriel.


Le 28 juin 1888, Anatol est condamné par le Tribunal Correctionnel de Pont-Audemer à 10 jours de prison pour coups et blessures volontaires. 
Le même tribunal le condamne le 30 avril 1896 à 25 francs d’amende pour bris de clôture et violation de domicile. 

Le divorce de Élise et Anatol est prononcé le 22 juillet 1896 par le Tribunal Civil de Pont-Audemer. 

Anatol décède à 48 ans le 5 mai 1903 à Appeville-Annebault. Élise s’éteint à son tour au même lieu le 9 mai 1904 à 52 ans. 

3 – Alfred Désiré LEVITRE est né le 14 février 1854. À son recensement militaire en 1874, il est domestique. Il mesure 1m60, a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux gris. Il est jugé bon pour le service actif et affecté à la 24e section d’infirmiers. Il effectue son service du 22 octobre 1875 au 15 août 1879.
Un mois après sa libération, à 25 ans, le 25 septembre 1879, il épouse, à Brestot, Désirée Euphrasie « Albertine » LESAGE, 26 ans, fille de Donatien Sylvain LESAGE et de Gertrude LINICE

Un seul enfant va naître de leur union : Albert Jules Alfred né le 17 décembre 1883. Malheureusement, Albert décède prématurément à 16 ans le 2 avril 1900. 

Alfred décède à 55 ans le 17 octobre 1909 et Albertine le 10 octobre 1912 à 59 ans. 

4 – Florence « Delphine » LEVITRE voit le jour le 27 novembre 1856 à Brestot. Elle épouse Louis Désiré Théodore ROUSSEL, 28 ans journalier, fils de Charles Frédéric ROUSSEL et de Rose Florentine DEMARE le 18 novembre 1880 à Brestot. 

Ils vont avoir 3 fils : 

- Henri Louis Vital ROUSSEL voit le jour à Brestot le 28 novembre 1881. Il devient couvreur en paille. Il effectue son service militaire du 15 novembre 1902 au 23 septembre 1905.
Il épouse Jeanne « Ferdinanda » HOMO, 26 ans domestique, fille de Ferdinand Louis HOMO et de Louise « Alphonsine » MENNEREU, le 22 février 1906.
Rappelé à l’activité en 1914, il est porté disparu le 27 mai 1918 à Pargny-Filain (Aisne). Un jugement déclaratif du tribunal de Pont-Audemer fixe la date de sa mort à cette date. Il est déclaré « mort pour le France ». 

- Gaston Charles Albert ROUSSEL naît le 30 janvier 1883 à Brestot. Comme son frère, il devient couvreur en paille. Il effectue son service militaire du 14 novembre 1904 au 23 septembre 1905. 
Le 10 septembre 1906 à Appeville-Annebault, il épouse Suzanne BOUTRY, 22 ans domestique, fille « naturelle non reconnue » de Clémence BOUTRY.
Rappelé à l’activité le 7 août 1914, il part aux armées du 10 août 1914 au 3 février 1915, date à laquelle il est blessé dans la région lombaire par éclat d’obus. Affecté ensuite à l’intérieur, il est réformé temporairement par la commission spéciale de Troyes du 8 juillet 1916 pour « blessure ancienne du 8e espace intercostal droit avec petit corps étranger ». Maintenu réformé temporaire en 1917, il est rappelé à l’activité en service auxiliaire le 6 juin 1918 jusqu’à se démobilisation le 7 avril 1919.
Dans un premier temps « non proposé pour pension d’invalidité », la commission de réforme de Rouen lui accorde en juin 1928 une pension d’invalidité 10 % pour « pleurite traumatique base droite éclat d’obus inclus (blessure de guerre) ». Il est à la même époque dégagé de toute obligation militaire car père de 7 enfants. Sa femme Suzanne est décédée le 9 janvier 1928 à l’âge de 44 ans. 
Gaston se remarie à 47 ans le 21 juin 1930 avec Lucie Hélène Léopoldine BUNEL âgée de 41 ans, fille de Léopold Michel BUNEL et de Alphonsine Édith MUTREL.
Veuf une seconde fois en 1947, Gaston décède à 82 ans le 18 août 1965. 

- Louis Donatien ROUSSEL est né le 10 août 1886 à Saint-Pierre-des-Ifs, commune située à une quinzaine de kilomètres au sud de Brestot. Il est condamné pour vol à 2 mois de prison le 31 janvier 1907. Il effectue son service militaire du 8 octobre 1907 au 1er octobre 1909.
Le 25 février 1911 à Brestot, il épouse Louise Clotilde MARTIN, 25 ans domestique, fille de Désiré Henri MARTIN et de Delphine Aimée RESTOUT.
Rappelé à l’activité le 4 août 1914 et envoyé aux armées, il est blessé à Notre-Dame-de-Lorette le 25 mai 1915 par balle au biceps gauche. Le 24 octobre 1915, il est classé « service auxiliaire » pour « otite moyenne suppurée ». Reconnu apte à servir aux armées le 21 décembre 1917, il intègre le 129e régiment d’infanterie jusqu’à se démobilisation le 23 mars 1919.
Louis décède le 5 février 1966 à Bosrobert âgé de 79 ans. 


Delphine décède le 28 août 1898 à seulement 41 ans. Louis décède à 55 ans le 19 mars 1907. 

Anecdote : 

Sur le recensement de 1891 à Brestot, il est indiqué que Louis et Delphine vivent avec leurs 3 garçons Henri 8 ans, Gustave 7 ans et Lucien 4 ans. Or à cette date, Henri a 10 ans, leur second fils s’appelle Gaston et non Gustave et a 8 ans et leur dernier se nomme Louis Donatien et a 5 ans. 

Sur le recensement de 1896, Louis et Delphine habitent avec Gaston 13 ans et Joseph 8 ans. Gaston a bien 13 ans et le petit dernier 8 ans mais celui-ci ne s’appelle pas Joseph. 

En 1901, veuf, Louis vit avec Henri et Gaston. 

Et en 1906, Louis vit seul avec Joseph. 

Quand Louis a déclaré la naissance de Louis Donatien en 1886, il est écrit que sa femme est Delphine LEVIT au lieu de LEVITRE et qu’ils se sont mariés à Brestot en juin 1881 alors qu’ils se sont marié en novembre 1880. 

Louis, le père, ne savait pas signer donc probablement ni lire ni écrire. Peut-être avait-il un accent prononcé qui a fait que l’officier d’état civil de Saint-Pierre-des-Ifs a mal compris le nom de son épouse. Ce qui ne posait pas de problème à Brestot où les LEVITRE sont légion. 

Et de même pour l’agent recenseur qui a peut-être confondu « Gaston » et « Gustave » d’une part, et « Donatien » et « Lucien » d’autre part. 

Par contre, pour « Joseph », c’est plus obscur, Joseph était-il le prénom d’usage de Louis Donatien ? 


Henri Désiré LEVITRE devient cultivateur. Il effectue son service militaire au 36e de ligne du 7 novembre 1887 au 20 septembre 1890. Il a les cheveux et sourcils châtains et les yeux bleus. Il a un front ordinaire, un nez et une bouche moyens, un menton rond et un visage ovale. Il mesure 1m69.

Il épouse Clémence Alphonsine BROUTIN le 2 février 1891 à Brestot 

Ils auront 3 enfants :
- un enfant présenté sans vie en 1891
- Marie Antoinette Albertine en 1892
- Gaston Henri en 1890 

Je ne connais pas la date de décès de Henri. 

Je vous parlerai des enfants de Henri dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

samedi 29 décembre 2018

#32QC – Marie « Adélina » MAZOT - sosa 33

Et voilà le 6e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Je vais maintenant vous parler de Marie « Adélina » MAZOT (sosa 33 de mes filles) et de ses frères et sœurs. 

Pour commencer, repérons où se situe Adélina dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Éturqueraye, petite commune située au nord du département de l’Eure. 
 
Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/


Les parents d’Adélina sont Frédéric Marc MAZOT (1825-1892) et Prudence « Sévère » CHICOT (1824-1908). Ils se sont mariés à Routot le 9 mars 1848. 

Adélina est la 3e des 4 enfants de Frédéric et Sévère, elle est née le 28 octobre 1856 à Éturqueraye au hameau des Bordeaux. 

Les frères et sœurs d’Adélina sont : 
  1. Almédorine Émilie 
  2. Louise « Albertine » 
  3. Henri Désiré Frédéric 

1 – Almédorine Émilie MAZOT est née le 18 septembre 1848 à Routot. Elle devient servante de ferme. 
Le 28 juillet 1867, célibataire, elle donne naissance à une fille Marie Almédorine. 
Le 20 mars 1873, elle met au monde une deuxième enfant sans père : Émilie Almédorine. 
Almédorine épouse Louis Prudent MARAIS le 30 septembre 1878. Elle décède sans avoir eu d’autres enfants le 17 novembre 1880 à seulement 32 ans. 
Sa première fille Marie épouse le 7 septembre 1889 Désir André DUCHENE. Au mariage, ils légitiment Léon, un enfant né de Marie et père inconnu 2 ans plus tôt le 14 février 1887. Ils auront 2 autres enfants, Alice en 1893 et Germaine en 1899. 
Sa deuxième fille Émilie se marie le 14 janvier 1893 avec Alexandre Jean FAISQUES, ils auront 4 enfants : Louise (1894), Lucienne (1896), Lucien (1898) et Lucie (1904). 

2 – Louise « Albertine » MAZOT voit le jour le 11 juillet 1855 au hameau des Bordeaux à Éturqueraye. Elle devient couturière.
Comme sa sœur, elle met au monde 2 enfants naturels : Charles Frédéric en 1871 alors qu’elle a à peine 16 ans et Ferdinand Albert Désiré en 1874. Malheureusement, les deux décèdent dans leur première journée. 
A l’âge de 30 ans, le 27 mai 1886, elle épouse Louis Désiré BÉNARD. Ce dernier est veuf de Alphonsine Henriette ROUSSEL décédée 7 mois plus tôt, le 6 octobre 1885 et avec laquelle il a eu 3 enfants : des jumelles décédées dans leur première journée en 1880 et Marie Joséphine BÉNARD née le 15 août 1883.
Je ne leur connais qu’un seul enfant : Louise Marie Albertine née 11 ans après leur mariage le 17 octobre 1897. 
Je ne sais ni où ni quand Albertine et son époux son décédés 

3 – Henri Désiré Frédéric MAZOT est né le 22 mars 1867 au même endroit que ses sœurs. Il devient couvreur en paille.
Il effectue son service militaire du 12 novembre 1888 au 23 septembre 1891 au 155e régiment d’infanterie. Il mesure 1m68, a les cheveux, sourcils et yeux châtains. 
Il épouse Élise Atoline Adèle LEPART le 5 avril 1894. Je ne leur connais qu’un seul enfant Henriette Désirée Élise née 4 mois après le mariage le 15 août 1894.
Je ne connais pas les date et lieux de décès de Henri et Élise.


Adélina devient journalière, elle épouse Louis Mathurin CARRIÉ le 8 janvier 1880 à Rougemontier.

Ils auront 6 enfants : 
- Fernand Louis Aimé (1882) 
- Henri Louis (1885-1960) 
- Albert Désiré (1892-1939) 
- Henriette « Alice » (1893-1981) 
- Maurice Henri (1895-1981) 
- Aliette Marie (1901) 

Adélina décède à 75 ans le 22 novembre 1931. 


Je vous parlerai des 6 enfants d’Adélina dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

J'avais évoqué la famille MAZOT dans l'article : Les contrariétés de Frédéric.

jeudi 27 décembre 2018

#32QC – Louis Mathurin CARRIÉ - sosa 32

Et voilà le 5e article de la série #32QC.

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil.

Je vais maintenant vous parler de Louis Mathurin CARRIÉ (sosa 32 de mes filles) et de ses frères et sœurs.

Pour commencer, repérons où se situe Louis dans l’arbre de mes filles.



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Routot, petite commune située au nord du département de l’Eure.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/

Les parents de Louis sont Pierre « Mathurin » CARRIÉ (1827-1891) et Aimée « Ambroisine » HARLET (1828-1909). Ils se sont mariés à Routot le 25 novembre 1852.


Louis est l’aîné de 4 enfants, il est né 8 septembre 1853 à Routot au hameau du Clos des Près.

Les frères et sœurs de Louis sont :
  1. Armandine Ambroisine
  2. Alphonse Édouard Désiré
  3. Théophile Alphonse
1 - Armandine Ambroisine CARRIÉ est née le 25 juin 1858 au hameau de La Mare Blanc-Pain à Routot. Elle devient journalière. A 25 ans, le 29 janvier 1884, elle épouse Paul RULOS, journalier comme elle.

Paul est un enfant abandonné. Il a été trouvé exposé dans le tour de l’Hospice Général de Rouen le 23 mars 1856, âgé d’environ 3 jours. Il était revêtu des effets ci-après : « Une toque de futaine, un bandeau de calicot garni de tulle, un bonnet de calicot broché garni de tulle, une chemise de toile garnie de tulle, une brassière d'indienne à carreaux de diverses couleurs, une pointe fond blanc à pois violets, une couchette de toile, deux langes : un de toile et le second de bélinge blanc ».

Un billet indiquait : « j'ai exposé aujourd'hui le nomé désiré eugenne ce 23 mars à neuf heur du soir dix huit cent cinquante six »

Malgré les prénoms donnés dans le billet, l’enfant a reçu un nouveau prénom et un nom, tel que c’était systématiquement procédé à l’hospice général de Rouen.

Il est écrit sur le procès-verbal de son admission qu’il est « conscrit classe 1976 » mais je ne l’ai pas trouvé, ni en Seine-Maritime, ni dans l’Eure.

Paul et Armandine vont avoir 4 enfants, 3 sont mort-nés et n’auront pas droit à un prénom à l’état civil : une fille le 21 novembre 1887 et 2 garçons le 14 avril 1892 et le 18 juillet 1894.

Paul Adrien est né le 14 avril 1889 mais il décède 1 mois et demi plus tard le 8 juin 1889 alors qu’il était en nourrice chez Louis Mathurin CARRIÉ, son oncle.

Armandine décède à Routot le 7 septembre 1916 à 58 ans. Je n’ai pas encore trouvé le décès de Paul.

2 - Alphonse Édouard Désiré CARRIÉ voit le jour le 28 juillet 1863 au hameau du Criquet à Routot. Il décède un mois après son premier anniversaire le 23 août 1864

3 - Théophile Alphonse CARRIÉ est né 1/2 heure après son frère jumeau le 28 juillet 1863. Il devient journalier. Le 25 juillet 1885 à Rougemontiers, il épouse Florentine « Alphonsine » DUVAL, née en 1860 à Bosc-Renoult-en Roumois, fille de Philéas DUVAL et de feue Rose Vitaline LESAGE. Sur son acte de mariage, il est précisé qu’il est exempté du service militaire.

Ils vont avoir 4 enfants :

- Louis Armand Robert né le 15 février 1893. Parti au service militaire le 27 novembre 1913, il reste sous les drapeaux au moment de la déclaration de guerre. Il est tué à l’ennemi le 23 octobre 1914 à Couin (Pas-de-Calais), il avait 21 ans. Il est déclaré « Mort pour la France ».

- Arthème Albert Théophile né le 25 octobre 1895. Ajourné article 18 (constitution physique trop faible), il est appelé au service armé article 19 (hommes bons pour le service auxiliaire) en 1915. Arrivé au corps et soldat de 2e classe le 9 septembre 1915, il décède le 16 avril 1916, tué à l’ennemi secteur de Douaumont (Meuse). Il avait 20 ans. Il est déclaré « Mort pour la France ».

- René Eugène né le 21 février 1897. Ajourné article 18 comme son frère, il est appelé au service armé et arrive au corps le 6 septembre 1916. A cette date, ses 2 frères aînés sont morts. Il est réformé temporaire le 12 juillet 1917 pour « reliquat de bronchite grippale ». Classé service auxiliaire, le 12 juin 1919, il est rappelé au 24e régiment d’infanterie le 12 juillet 1919. Il est finalement démobilisé le 9 octobre 1919. Il est libéré de toute obligation militaire par anticipation le 24 octobre 1935 « comme père de 6 enfants vivants ». Il épouse Madeleine Marie Antoinette LECASBLE le 7 avril 1923 et décède à 77 ans le 3 août 1974.

- Marie Albertine Renée née le 6 juin 1902. Elle décède célibataire le 27 août 1934.

La famille apparaît sur les recensements de Rougemontiers, d’abord au hameau de la Mare de la Vallée (1891 et 1896) puis, à partir de 1901 au hameau des Hardouins.

En 1911, Alphonsine est seule avec Louis, 17 ans, qualifié de bûcheron et Marie, 8 ans. Arthème, 15 ans, est domestique agricole et domicilié chez son patron.

Il est indiqué sur l’acte de mariage de René en avril 1923 que la profession et le domicile de Théophile sont inconnus.

Le divorce entre Alphonsine et Théophile est prononcé le 24 août 1923. Apparemment, si on en croit les recensements, il avait déjà quitté le domicile conjugal en 1911. Il n’y a aucune trace de son décès.

Alphonsine décède le 24 février 1931 à 70 ans.


Louis Mathurin devient cordonnier. Il effectue son service militaire du 6 janvier 1875 au 13 août 1878 au 41e régiment d’infanterie stationné à Bernay. Il mesure 1m56, a les cheveux et sourcils noirs, les yeux châtains, le front bombé, le nez moyen, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il passe dans la réserve de l’armée active le 30 juin 1879 et dans celle de l'armée territoriale le 1er septembre 1884. Il est libéré su service militaire le 1er novembre 1899.

Il épouse Marie « Adélina » MAZOT le 8 janvier 1880.

Ils auront 6 enfants :
- Fernand Louis Aimé (1882)
- Henri Louis (1885-1960)
- Albert Désiré (1892-1939)
- Henriette « Alice » (1893-1981)
- Maurice Henri (1895-1981)
- Aliette Marie (1901)

Louis décède à 67 ans le 9 novembre 1920.


Je vous parlerai des 6 enfants de Louis dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

La fiche Geneanet de Louis Mathurin CARRIÉ

samedi 10 novembre 2018

#16AAGP – Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE et Victor Jules JARDIN– sosa 29 et 28

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil

Les fratries de Léontine et Victor sont présentés dans les 2 articles suivants : 


Victor Jules JARDIN est né le 19 mai 1862 à Messei au village de l’Oisellière.
Au moment de son recrutement militaire, Victor est domestique. Il a les cheveux et sourcils châtains, les yeux bruns, le front haut, le nez gros et la bouche grande, le menton rond et le visage ovale. Il est très grand pour l’époque puisqu’il mesure 1m82. Il effectue son service militaire du 2 décembre 1883 au 24 septembre 1887 au 116e régiment d’infanterie. Il passe dans la réserve de l’armée active le 1er juillet 1888. Il y accomplit 2 périodes d’exercices, la première dans le 104e, la deuxième dans le 317e, du 28 août au 18 septembre 1889 et du 26 septembre au 23 octobre 1892. Il n’effectue pas de périodes d’exercices dans l’armée territoriale car il est « dispensé 6 % » en 1898, c’est à dire qu’il est considéré comme « soutien indispensable de famille ». Il est définitivement libéré des obligations militaires le 1er octobre 1908. 
Victor Jules JARDIN - archives familiales

Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE est née le 18 septembre 1867 au village de la Graindorgère à Échalou. Jusqu’à son mariage, elle y vit avec ses parents. Je n’ai malheureusement pas de photos de Léontine. 

Victor et Léontine sont tous les 2 les benjamins de leur fratrie : Victor a 3 sœurs dont une, Aristide, est décédée en 1884. Léontine est la dernière de 9 enfants dont 3 sont décédés en bas âge. 

Victor et Léontine se marient le jeudi 23 mai 1889 à Échalou. Il a 27 ans, elle en a 21. Victor est cultivateur à Messei. 

Le père de Victor, Victor JARDIN, est décédé depuis un peu plus de 18 mois. Angélique HUET, sa mère âgée de 57 ans est présente. Les parents de Léontine, Jean GRAINDORGE, 74 ans, et Joséphine LESECQ, 64 ans, sont également présents. 

Les témoins du mariage sont : 

- Pierre BERTRAND, 47 ans, charpentier, le beau-frère de Victor, l’époux de sa sœur Marie. Ils sont mariés depuis 1873 et ont 6 enfants survivants. 

- Paul GRAINDORGE, 39 ans, cultivateur, lui aussi beau-frère de Victor. Il s’est marié avec Nathalie en 1873, le même jour que Marie et Pierre. Ils ont 3 enfants. 

Paul et Pierre sont aussi les cousins germains de Léontine. Voir cet article 

- Auguste GRAINDORGE, 40 ans, cerclier, le frère aîné de Léontine 

- Adolphe GRAINDORGE, 27 ans, cerclier, un autre frère de Léontine. 

Tous signent l’acte de mariage exceptée Joséphine LESECQ, la mère de Léontine qui déclare ne pas savoir signer. 


Signatures de l'acte de mariage de Victor et Léontine - site internet des archives départementales de l'Orne
Dans un premier temps, les jeunes époux s’installent à Messei au village de l’Oisellière. En 1892, ils déménagent au Ménil-Ciboult, distant d’environ 25 km à l’ouest de Messei. Entre 1894 et 1896, ils reviennent s’installer à Échalou, d’abord au village de la Graindorgère puis à celui de la Sauquerie. 

Ils vont avoir 7 enfants : 
  1. Gustave Adolphe 
  2. André Maxime Léon 
  3. Yvonne Émilienne 
  4. François Eugène « Maxime » 
  5. Germaine « Juliette » Madeleine 
  6. Auguste Maurice Rémi 
  7. Paul Victor Émile 

Léontine décède a seulement 48 ans le 3 juillet 1916. Victor vit jusqu’à 69 ans et s’éteint à Échalou le 1er septembre 1931. 

1 - Gustave Adolphe JARDIN naît le 1er septembre 1890 à Messei. 

Au moment de son recrutement militaire, Gustave est cultivateur. Il est plus petit que son père, il mesure 1m63. Il est blond roux et a les yeux orangés. Son front est petit et vertical, son nez est légèrement busqué et tordu à droite. Son menton est saillant. Son visage est rond. 
Gustave JARDIN - archives familiales
Il effectue son service militaire du 10 octobre 1911 au 8 novembre 1913. Il est rappelé à l’activité le 3 août 1914. Il est blessé par 2 fois au cours du conflit : le 13 décembre 1916 (plaie région lombaire) et le 17 octobre 1918 (plaie jambe gauche). 

Il est cité par 3 fois à l’ordre du régiment : 
- « soldat très énergique et très brave sur le front depuis le début de la campagne, blessé le 13 Xbre 1916 à son poste de combat » 
- « soldat brave et dévoué a assuré le ravitaillement de sa section malgré de violents bombardements pendant la période du 23 mai eu 25 juin 1918 » 
- « très bon soldat, courageux, très brave, s’est porté vaillamment à l’assaut des positions allemandes le 23 juillet 1918 » 

Il reçoit une médaille militaire par décret du 22 décembre 1925 paru au JO du 25 décembre 1925. 
Mention de la médaille militaire de Gustave - JO du 25/12/1925 - Gallica BNF
Le 6 septembre 1924 à Messei, il épouse Marie Élise BOSQUET née le 2 décembre 1895 à Cerisy-Belle-Étoile, fille de Désiré Émilien BOSQUET et de Maria Alexandrine LOUVET
Gustave et Marie - Archives familiales

Je leur connais 2 enfants : Victor Gustave (1926-1972) et Simone Denise Élise. 

Gustave devient maire d’Échalou en 1945. 

Il est nommé chevalier de la légion d’honneur le 25 mai 1960, la cérémonie a lieu à la mairie d'Échalou le 16 octobre 1960. 

Il s’éteint le jour de Noël 1964 à l’âge de 74 ans. Sa femme lui survit et s’éteint à son tour à Flers le 30 juin 1972 âgée de 76 ans. 

2 – André Maxime Léon JARDIN naît au Ménil-Ciboult le 6 février 1893. Il décède à 5 ans et demi le 2 octobre 1898 à Échalou. 

3 – Yvonne Émilienne JARDIN voit le jour le 20 mai 1894 au Ménil-Ciboult. Le 23 juillet 1921, elle épouse Armand Paul TOUZÉ né à La-Selle-La-Forge le 10 février 1899, fils de Jules Désiré TOUZÉ et Alixia Louise DUVAL

Yvonne et Armand - archives familiales
Armand n’a pas fait de service actif. Il est ajourné d’un an en 1918 pour faiblesse, il est maintenu ajourné en 1919 Appelé en 1920, il obtient plusieurs sursis pour maladie. Le 8 mars 1921, il est classé « SX » (service auxiliaire) pour « limitation des mouvements des doigts main droite suite accident avant incorporation ». Dirigé sur son corps le 8 mars 1921, il est « reformé temporaire » par la commission de réforme du 18 mars 1921 pour « faiblesse générale très prononcée. Inspiration rude sommet gauche ». Il est maintenu « réformé temporaire » en 1922 pour « faiblesse de constitution amaigrissement obscurité respiratoire des sommets ». Classé « Service auxiliaire » en 1923, il y sera maintenu en 1926 pour « gêne fonctionnelle main droite » et « faiblesse ». Il sera finalement libéré du service militaire par anticipation le 15 mars 1835 car père de 6 enfants. 

Yvonne et Armand vont effectivement avoir 6 enfants : Denise Léontine (1922-2012), Thérèse Germaine (1924-1995), Jacques Gustave (1926-2011), Louise Madeleine, Paul et Pierre. 

Armand décède le 24 décembre 1955 âgé de 56 ans. Yvonne vit jusqu'à 84 ans et s'éteint le 28 décembre 1978.

4 – François Eugène « Maxime » JARDIN naît à Échalou au hameau de la Graindorgère le 15 mai 1896. Au moment de son recrutement militaire, Maxime est cultivateur. Il mesure 1m70, a les cheveux châtains clairs et les yeux marrons. Son front est large, son nez busqué et long, son visage rond. 
Maxime JARDIN - Archives familiales

Il est incorporé au 3e régiment d’artillerie coloniale le 8 avril 1915. En 1918, il est proposé pour la réforme pour « ostéo-arthrite bacillaire du coude gauche ». En 1921 et 1922, l’état de son coude de s’améliore pas, il est très limité dans ses mouvements, il est donc maintenu « réformé définitif invalidité permanente 40 % ». 

Le 24 janvier 1920, il épouse Marie Isidorine TOUZÉ née le 10 mai 1900 à La Selle La Forge. Elle est la sœur d’Armand qui, en 1921, épousera Yvonne, la sœur de Maxime. 

Maxime et Marie - Archives familiales
Je leur connais 4 filles : Louise Marie (1921), Alice Denise Émilienne (1922), Cécile Ernestine (1925) et Jeanne Paule. 

Marie s’éteint à 80 ans le 7 mars 1981 à Flers. Maxime vivra jusqu’à 92 ans : il décède le 3 décembre 1988 à Messei. 

5 – Germaine « Juliette » Madeleine JARDIN voit le jour le 6 août 1899 à Échalou au village de la Sauquerie. 

Juliette (à gauche) et Yvonne (à droite) - archives familiales


Le 29 mars 1921 à La-Selle-La-Forge, elle épouse Émile Victor Pierre MESNIL né au même lieu le 28 octobre 1891, fils de Victor Pierre MESNIL et de Marie Désirée LEMOINE

Juliette et Emile - archives familiales

Émile Victor Pierre MESNIL est incorporé au 14e régiment de Hussards 1er octobre 1912. Passé au 8e groupe de cavaliers de remonte le 1er juillet 1914, il est maintenu aux armées du fait du conflit. D’abord au 9e régiment de chasseurs en 1915, il passe par différents régiments d’artillerie à partir de septembre 1916 et jusqu’à la fin de la guerre. Il reçoit une croix de guerre après avoir été cité à l’ordre de son régiment : « canonnier d’une très grande bravoure. Pendant la journée du 14 août [1917] malgré un violent bombardement a fait preuve de beaucoup de sang-froid en remplissant les fonctions de tireur avec une tranquillité remarquable ». 

Émile décède à seulement 37 ans le 2 mars 1929. Juliette s’éteint à 81 ans le 23 février 1981 à Argentan. Je ne leur connais pas d’enfants. 

6 – Auguste Maurice René JARDIN voit le jour le 7 octobre 1900 au village de La Sauquerie à Échalou. 

Cultivateur comme ses frères, il effectue son service militaire au 13e régiment d’artillerie du 15 mars 1920 au 2 mars 1922. Il mesure 1m69, a les cheveux châtains foncés, les yeux roux, le front haut et vertical, le nez cave et le visage rond. 



Le 10 février 1923, il épouse Louise Marthe TOUZÉ née le 11 octobre 1901. Louise est la sœur de Marie, la femme de Maxime et de Armand, l’époux de Yvonne. 
Auguste et Louise - Archives familiales

Je leur connais 5 enfants : André Émile (1925-1999), Jean Marcel (1926-2007), Paul, Gaston Roger, Claude Michel Léon. 

Auguste est décédé le 18 octobre 1953 à Messei âgé de 53 ans. Je ne sais pas quand est décédée Louise. 

7 – Paul Victor Émile JARDIN, mon grand-père et le dernier de la fratrie, naît le 9 novembre 1904 à Échalou au village de la Sauquerie. 

Paul JARDIN - archives familiales


Il épouse le 14 mai 1932 Susanne Marie Mathilde Juliette ROBET née le 11 août 1906, la fille de Jules « Gustave » ROBET et de Marie Joséphine MORE

Paul et Susanne - archives familiales
Pour l’anecdote, c’est le seul mariage de la fratrie Jardin où la mariée est en blanc. 

Ils vont avoir 13 enfants entre 1933 et 1951, d’abord 5 garçons puis 8 filles. Ils perdront 3 enfants en bas âge : le dernier des garçons (1937), les première et sixième filles (1939 et 1946). 

Paul décède le 3 décembre 1968 à Athis de L’Orne âgé de 64 ans. Susanne s’éteint le 9 février 1982 à 75 ans.

samedi 3 novembre 2018

#16AAGP – La fratrie de Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE – sosa 29

J’avais présenté le projet #16AAGP dans cet article. Le principe est le même que pour le projet #32QC, recenser tous les frères et sœurs des 16 arrières-arrières-grands-parents de mes filles ainsi que leurs enfants. 

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 

Pour des raisons pratiques, je vais d'abord vous présenter les frères et sœurs de Marie Joséphine « Léontine » GRAINDORGE, la sosa 29 de mes filles. 

Sauf indication contraire, tous les lieux cités dans cet article se trouvent dans le département de l'Orne.

Jean GRAINDORGE (1814-1894), cerclaire, sosa 58 de mes filles a épousé Marie « Joséphine » LESECQ (1824-1911), tisserande, sosa 59 de mes enfants, le 22 février 1848 à Échalou. 


9 enfants vont naître de leur union : 
  1. Jean « Auguste » (1849-1897) 
  2. Marie Joséphine (1850-1851) 
  3. Marie Pierre « Paul » (1853) 
  4. Marie Mélanie Frazie (1855) 
  5. Marie François Arsène (1857-1859) 
  6. Marie Joséphine Eugénie (1860-1914) 
  7. Marie Irénée « Adolphe » (1862) 
  8. Marie Isidore Almire (1865-1865) 
  9. Marie Joséphine « Léontine » (1867-1916) 
J'avais brièvement évoqué tous ces « Marie » dans cet article :Marie ?


1 – Auguste voit le jour le 18 février 1849. Le 2 octobre 1877, il épouse à Échalou Victoire Eugénie BERTRAND, fille de Anne Françoise LESECQ et Pierre BERTRAND. Victoire Eugénie est la sœur de Pierre Victor BERTRAND qui a épousé Marie Nathalie Eulalie JARDIN (sœur de Victor Jules JARDIN, vous suivez?) 

Auguste et Victoire vont avoir 8 enfants : 

- Paul Jean Victor naît le 15 janvier 1879. Il est décédé à seulement 19 ans le 29 novembre 1898. 

- Eugène Emmanuel Léon naît le 1er janvier 1880 : dans les tables alphabétiques par année de recrutement pour 1900, il porte le numéro matricule 52 mais il est indiqué qu’il est exempté et décédé, mais je n’ai pas trouvé trace de ce décès. 

- Joseph Édouard Ludovic est né le 7 octobre 1881, il décède le 2 novembre suivant. 

- Ernest Léon « René » voit le jour le 25 mars 1883. Il effectue son service militaire du 16 novembre 1904 au 18 septembre 1906. Il se marie le 25 avril 1914 avec Marie MENARD, quelques mois avant d’être mobilisé pour la guerre. Il reçoit une croix de guerre avec étoile de bronze pour son attitude exemplaire lors de combats en mai 1917. Il est blessé au nez par éclat d’obus, il restera défiguré par « aplatissement du nez » et en subira une gêne respiratoire. Il décède le 18 février 1952 à 68 ans.

- Augustine « Léa » Eugénie naît le 11 juin 1886. En 1911, à 24 ans, elle est célibataire et vit avec sa mère, un frère et une sœur. Je ne sais pas si elle s’est mariée. 

- Marie Eugénie est née le 7 novembre 1887. Elle se marie à 35 ans le 24 juin 1923 avec Joseph Émile GARNIER

- Victor ou Victoire : mon épine généalogique pour cette famille. il est domicilié avec Victoire dans le recensement de 1911 dans lequel il est qualifié de fils, sabotier et né en 1889 à Échalou mais il est introuvable dans les registres des naissances d'Échalou, de même que dans les registres alphabétiques de recensement militaire. 

- Marie Germaine Renée voit le jour le 31 mars 1891, elle décède à 18 mois le 17 octobre 1892

Auguste décède le 3 décembre 1897 à 48 ans seulement. Je n’ai pas trouvé le décès de Victoire. En 1911, elle vit toujours à Échalou. 


2 – Marie Joséphine naît le 10 décembre 1850. Elle décède 2 mois plus tard, le 14 février 1851 


3 – Marie Pierre « Paul » voit le jour le 29 juin 1853. Le 22 octobre 1883, il épouse à Échalou Marie Madeleine « Victoire » GRAINDORGE fille de Julien « Victor » GRAINDORGE et de Françoise Catherine GRAINDORGE. Je n’ai pas encore pu relier tous ces GRAINDORGE à ma lignée mais je ne suis pas remontée très loin de ce côté. Des recherches complémentaires s’imposent ! Dans un premier temps, Paul et Victoire s’installent à Échalou puis déménagent entre mai 1898 et septembre 1899 à Chahains distant d’une quarantaine de kilomètres d’Échalou. 

Paul et Victoire vont avoir 14 enfants : 

- Marie Berthe Florina esr née le 29 juillet 1884 et décédée 23 septembre 1884 

- Victor Amédée « Maximin » voit le jour le 4 mars 1886. En 1907, lors du recensement militaire, il est crémier à Paris. Exempté en 1908, il est reconnu apte au service armé par le conseil de révision d’Alençon le 3 décembre 1914. Appelé à l’activité le 19 février 1915, il intègre le 103e régiment d’infanterie. Passé au 37e régiment d’infanterie, il est porté disparu le 7 avril 1916 à Béthincourt (Meuse), il est déclaré « Mort pour la France » à cette date. Dans la retranscription de son décès à Paris 5e le 1er juillet 1919, il est indiqué qu’il est marié à Marie Louise Mathilde HERBINIERE, domiciliée en dernier lieu à Paris 5e, 58 rue Monge. 

- Adolphe « Théodorit » naît le 23 octobre 1887. Au recensement de 1901, alors que ses parents et tous ses frères et sœurs sont à Chahains, il réside à Échalou avec son grand-père maternel Victor GRAINDORGE. Il les a rejoint au recensement de 1906. Il effectue son service militaire du 1er octobre 1908 au 7 mars 1910 au 15e régiment des chasseurs à cheval. Il se marie à Paris, 4e arrondissement le 12 novembre 1912 avec Élodie Georgette SALLES. Les 2 époux sont employés de commerce. Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il intègre le 14e régiment de Hussards. Blessé le 23 octobre 1918 par éclat d’obus au nez à Termes (Ardennes), il est hospitalisé à Valence le 27 octobre 1918. Démobilisé, il se retire à Paris, 127 rue de Bolivar. Par 2 fois, en 1926 et 1928, il sera condamné pour « tromperie sur la qualité de la marchandise vendue », la première fois à 100 francs d’amende, la deuxième fois à 200 francs. Théodorit décède à Paris le 25 mai 1945 à l’âge de 57 ans. 

- Michel Marie Daniel voit le jour le 11 septembre 1889. Il effectue son service militaire du 5 octobre 1910 au 25 septembre 1912. Rappelé à l’activité, il intègre le 103e régiment d’infanterie le 3 août 1914. Il est porté disparu à Ethe (Belgique) le 22 août 1914. Sa famille sera informée en novembre qu’il est en fait prisonnier. Il sera prisonnier successivement dans les camps de Ohrdruf, Ingolstadt et Eichstätt. Il sera rapatrié le 27 décembre 1918. Il épouse à Ciral le 14 juin 1921 Marie Eugénie THOMAS. Il sera libéré par anticipation du service militaire le 17 octobre 1937 car père de 8 enfants. Il décède à 78 ans à La Lande de Goult le 14 novembre 1967. 

- Amélie « Amicie » naît le 26 avril 1891. Elle épouse Auguste Eugène LABBÉ le 19 novembre 1912 à Chahains. Elle décède à 90 ans le 12 novembre 1981 à L’Aigle. 

- Émile Paul René voit le jour le 15 août 1893. Parti au service militaire le 27 novembre 1913, il passe aux armées le 8 octobre 1914 au 2e régiment d’artillerie coloniale. Cité à l’ordre du régiment le 11 décembre 1917, il reçoit une croix de guerre étoile de bronze. Il se marie à Chahains le 21 février 1922 avec Louise Marie Lucie LECOCQ. Il décède le 22 février 1966 à 72 ans. 

- Émilien « Antoni » naît le 19 septembre 1895. Son incorporation dans l’armée est retardée par 2 fois pour cause de « faiblesse ». Il est finalement incorporé le 3 septembre 1916 et passe aux armées le 17 mars 1917 au 223e régiment d’artillerie. Il s’installe comme charcutier à Paris et y épouse le 8 janvier 1920 dans le 5e arrondissement Marie Célestine GROSSAT, cuisinière originaire de la Loire. Antoni décède dans le 14e arrondissement de Paris le 23 novembre 1959 à 64 ans. 

- Marie « Juliette » naît le 5 octobre 1896. A 30 ans, le 22 février 1927, elle épouse Modeste Paul Jules Bruno GOMAS à Chahains. Elle décède le 28 février 1968 à Alençon âgée de 71 ans. 

- Madeleine Ernestine vient au monde le 22 mai 1898. Elle est la dernière de la fratrie à naître à Échalou. Elle se marie le 28 août 1929 à La Lande de Goult avec Jules Jean Gaston SERET. Elle décède au même endroit le 10 février 1976 à l’âge de 77 ans. 

- Gaston Paul est le premier à naître à Chahains le 25 septembre 1899. Il fait son service militaire du 15 mars 1920 au 31 janvier 1922. Il sera rappelé à l’activité le 27 janvier 1940. Fait prisonnier le 21 juin 1940 dans les Vosges, il sera rapatrié et démobilisé le 30 juillet 1941. Je ne lui connais pas de conjoint. Il décède à Carrouges  le 6 février 1982. 

- Marie Joséphine « Germaine » naît le 2 janvier 1901. Elle se marie une première fois à 19 ans le 25 septembre 1920 à Chahains avec Louis Marie CRESSENT. A 52 ans, elle épouse en secondes noces Alphonse BOUILLARD à Exmes le 31 juillet 1953. Elle décède à 90 ans à Falaise (14) le 15 novembre 1991. 

- Louis Arthur Georges voit le jour le 21 juin 1902. Il épouse à Saint Sauveur de Carrouges Germaine Jeanne Marie GESLIN le 27 avril 1926. Il décède âgé de 65 ans à Joué du Plain le 8 mars 1968. 

- Raymond naît en 1904 et Marguerite en 1905. je ne connais leur existence que via leur présence sur les recensements de 1906 et 1911. Les registres de leurs années de naissance ne sont pas encore en ligne. 

Paul décède le 28 septembre 1927 à Chahains à 74 ans. Je ne sais pas encore où et quand est décédée Victoire


4 – Marie Mélanie Frazie est née le 11 juillet 1855. A 25 ans, le 9 janvier 1881, elle épouse François Auguste MARIE originaire de Sainte Opportune (61), fils de Louis François MARIE et de Marie ANNE. Je ne leur connais qu’un seul enfant : Renée Marie Sédulie née le 17 février 1882. François décède le 6 février 1901 à 58 ans, il est indiqué sur son acte de décès qu’il "a été trouvé mort sur le chemin vicinal de Saint Gervais de Messei à Landigou en face les hameaux du Ronceray et du Plessis, commune d'Echalou". Je ne sais pas quand est décédée Marie. En 1911, à 55 ans, elle vit avec sa fille, son gendre Auguste « Eugène » CHANU et ses petits-enfants à Sainte-Opportune. 

5 – Marie François Arsène naît le 2 octobre 1857. il décède à seulement 18 mois le 8 avril 1859. 

6 – Marie Joséphine Eugénie voit le jour le 23 septembre 1860. Le 28 novembre 1885 à 25 ans, elle épouse Antoine Pierre « Selmour » GUERIN âgé de 27 ans, fils de Antoine Julien GUÉRIN et de Marie Virginie GUÉRIN et originaires de La Selle La Forge (61). C’est là qu’ils s’installent et où naissent leurs enfants. Selmour a le même arrière-grand-père que Eugène Pierre GUERIN, le sosa n°52 de mes filles dont je reparlerais un jour dans le cadre du projet #32QC. Marie et Selmour vont avoir 9 enfants : 

- Émilien Octave Antoine est né le 23 septembre 1886. Exempté du service militaire en 1907 pour « arrêt du développement » (il mesure 1m54), il est rappelé à l’activité le 22 février 1915 et intègre un bataillon de chasseurs à pied. Il sera tué à l’ennemi le 31 octobre 1916 devant Sailly-Saillisel (Somme) et déclaré « Mort pour la France ». 

- Jules Adolphe voit le jour le 8 janvier 1888. Il est exempté du service militaire en 1909 pour « pied bot ». Maintenu exempté en 1914, il est classé « service auxiliaire » le 5 avril 1917 pour « pieds plats et valgus droit très accentué ». Il est incorporé au 4e escadron du train le 15 mai 1917. Parti aux armées le 6 janvier 1918, il est évacué malade le 28. Reparti aux armées , le 16 mars 1918, il y reste jusqu’à sa démobilisation. Il décède à Échalou le 22 octobre 1936 à seulement 48 ans. Je ne lui connais pas de conjoint. 

- Germaine Fernande Antoinette naît le 31 octobre 1889. Elle se marie à La-Selle-La-Forge le 11 octobre 1919 avec Auguste Léon Victor TABESSE. Elle décède à 65 ans à Flers le 29 juin 1955. 

- Marie Amicie voit le jour le 11 septembre 1891. Elle décède le 4 avril 1970 à Échalou âgée de 78 ans. Je ne lui connais pas de conjoint. 

- René Bénoni voit le jour le 18 décembre 1893. Ajourné par 2 fois pour faiblesse, il est finalement incorporé au 130e régiment d’infanterie le 15 décembre 1914, il part aux armées le 2 avril 1915 et sera envoyé en orient en décembre 1917, il y restera jusqu’en septembre 1919. Blessé par éclats de grenade aux jambes en juin 1918, il finira la guerre avec le grade de caporal. Le 27 février 1922 à Messei, il épouse Eugénie Albertine Germaine LEMOINE. Il décède à seulement 44 ans le 30 avril 1938. 

- Fernand Léon naît le 27 décembre 1895. Il est incorporé le 15 décembre 1914 au 130e régiment d’infanterie comme son frère René, il part aux armées le 24 mars 1915. Blessé par balle à la fesse droite le 9 juillet 1915, il retourne au front le 25 octobre 1915. Sa blessure lui causera des névralgies intermittentes. Il se marie le 8 mai 1920 à La Carneille avec Germaine Alice BLIN et décède le 21 juin 1964 à 68 ans à L'Aigle.

- Antoine Henri vient au monde le 12 juin 1898. Il est incorporé au 103e régiment d’infanterie le 1er mai 1917, il part aux armées le 16 avril 1918. Porté disparu dans la Marne le 15 juillet 1918, il est fait prisonnier, il sera rapatrié le 30 décembre 1918. Il passe caporal le 15 septembre 1919 et sera renvoyé dans ses foyers le 28 mai 1920. Il épouse Marie Julienne Germaine LEMOINE à Banvou le 28 avril 1923. Il décède à 77 ans le 26 novembre 1975 à Ronfeugerai. 

- Vital Marcel voit le jour le 30 janvier 1901. Il effectue son service militaire du 9 avril 1921 au 15 mai 1923. Il se marie le 9 janvier 1937 avec Alice Marie Nelli Angèle HARCOET. Il est rappelé à l’activité le 25 août 1939 et affecté au dépôt d’infanterie n°41. Sa fiche matricule ne précise pas son parcours pendant le conflit. Il décède le 17 juin 1976 à 75 ans à La Carneille.

- Daniel Auguste naît le 3 novembre 1903. Je ne connais son existence que via sa présence sur les recensements de 1906 et 1911. Le registre de son année de naissance n’est pas encore en ligne. 

Marie Joséphine décède à 53 ans le 3 juillet 1914. Selmour décède le 1er décembre 1926. 


7 – Marie Irénée « Adolphe » naît le 26 juin 1862. Il se marie tardivement à 41 ans le 14 mai 1904 avec Justine « Eugénie » Joséphine BERTRAND fille de François Jacques BERTRAND et de Anne Victoire DEVERRE. Eugénie est la cousine germaine (par sa mère) de Victor François Alexandre LECORNU, sosa 54 de mes filles qui fait partie du projet #32QC et dont je vous parlerai plus tard. Au mariage, Eugénie est âgée de 35 ans et est veuve depuis 1901 de François Pierre PLESSIS. Je ne leur connais pas d’enfant. Je n’ai pas trouvé non plus d’enfant du 1er mariage d’Eugénie. En 1906, le couple est installé à Échalou. Sur le recensement de 1911, Eugénie est déclarée veuve. Adolphe est donc décédé entre 1906 et 1911. 

8 – Marie Isidore Almire voit le jour le 26 avril 1865, il décède à 14 jours le 10 mai suivant. 



A bientôt dans un prochain épisode pour vous présenter la famille de Léontine GRAINDORGE et de Victor JARDIN.