mercredi 17 novembre 2021

#ChallengeAZ - O comme Orphelins

De la même façon que des parents pouvaient perdre leurs enfants, des enfants perdaient un ou leurs deux parents avant d’atteindre l’âge adulte.
Voyons ci-après quelques exemples.

Orphelins de père et mère

Marie FORTIN décède à 35 ans le 3 septembre 1694, son époux la rejoint 3 semaines plus tard. Jean AUMONT dit les Jardins décède le 23 septembre âgé de 45 ans. A leur décès, ils laissent 4 enfants vivants âgés de 12 ans, 11 ans, 7 ans et 3 ans.




François HUBERT dit Noyer décède le 28 septembre 1741 à 36 ans, il laisse sa veuve, Anne AUMONT avec 2 jeunes enfants Jacques Nicolas, 2 ans et Marguerite, 6 mois. Marguerite décède à seulement 2 ans en 1743. Anne AUMONT décède à son tour le 22 janvier 1746 à 35 ans seulement. Jacques Nicolas se retrouve sans parents, ni frères, ni sœurs à seulement 7 ans.


Anne TAHÈRE a juste 31 ans quand elle meurt le 11 février 1707. Son mari Charles VOISIN reste seul avec ses deux enfants, Jean, 7 ans et Michel, 3 ans. En juin 1708, il se remarie avec Marie ADAM avec laquelle il a une fille, Marie, en juillet 1709. Hélas, il décède en septembre 1709 à 31 ans. Michel et Jean se retrouvent orphelins à 9 et 5 ans, sa fille Marie n’a que 2 mois.


Pierre GUÉRIN et Anne GUÉRIN ont 3 enfants : Nicolas né en 1736, François né en 1739 et Marguerite née en 1743. Pierre décède à seulement 35 ans en 1746, Anne décède à son tour en 1748 âgée de 43 ans. Nicolas, François et Marguerite se retrouvent orphelins à 12 ans, 9 ans et 5 ans.


Orphelins de mère

Pierre GUÉRIN dit Le Sergent et Anne GRAFFARD se marient en 1705. Anne décède en 1718 après avoir mis au monde 4 enfants en 1706, 1709, 1712 et 1716. Pierre se retrouve seul avec ses enfants âgés de 12, 9, 6 et 3 ans. Il ne se remarie qu’en 1724 avec Adrienne AUMONT avec laquelle il aura 7 enfants supplémentaires.


Nicolas BOISSAYE épouse Jeanne GUÉRIN en 1690. Quatre enfants naissent de leur union en 1691, 1696, 1700 et 1702. Jeanne décède à 36 ans en 1704. Ses enfants survivants sont alors âgés de 8 ans, 4 ans et 2 ans. Nicolas se remarie un an plus tard avec Marguerite GUÉRIN avec laquelle il aura un autre enfant.


Philippe BRUNET et Marie VOISIN se marient en 1688. Ils ont 5 enfants entre 1689 et 1698.
Marie décède à 35 ans en octobre 1699. Ses enfants ont 10 ans, 9 ans, 8 ans, 4 ans et 1 an.
7 mois plus tard, Philippe épouse Françoise DUVAL qui lui donne 4 autres enfants, dont 2 décèdent en bas âge. Françoise a seulement 38 ans quand elle meurt en 1711. Ses 2 enfants survivants ont 6 ans et 3 ans.
Philippe est donc seul avec 5 enfants survivants, les 3 enfants de son premier mariage ont 21 ans, 20 ans et 13 ans.


L’accouchement restait aussi un danger pour les femmes et certaines décédaient avec leur enfant laissant les précédents orphelins.

Magdeleine GUÉRIN décède le 10 décembre 1703 à seulement 30 ans, 12 jours après avoir accouché. Anne est née le 28 novembre mais ne survivra pas longtemps à sa mère, elle décède le 9 janvier 1704. Sa première fille a alors seulement 2 ans. Son mari Pierre GUÉRIN dit Croupet ne perd pas de temps puisqu’il se remarie dès le 24 janvier 1704.



Orphelins de père

Jean BRUNET décède à 36 ans en 1728. Sa veuve Marie GUÉRIN reste seule avec ses deux enfants François, 3 ans et Marie, 1 an.

Marié en 1664 avec Marguerite VOISIN, Jacques GROSOS meurt à 35 ans en 1670. Ses enfants ont alors 8 ans, 4 ans et 1 an. Marguerite se remarie en 1675 avec Gabriel TAHÈRE avec lequel elle aura 5 autres enfants.


Certains enfants venaient au monde après le décès de leur père et se trouvaient orphelins de père dès la naissance.

Ainsi, Barbe AUMONT est née le 28 novembre 1700, presque neuf mois après le décès de son père Pierre AUMONT, alors âgé de 40 ans. Barbe grandira sans son père, se mariera et aura une descendance.


Marie VOISIN est née le 6 août 1706 alors que son père Pierre VOISIN est décédé le 26 mai précédent à seulement 22 ans. Elle ne vivra que 19 jours et meurt le 25 août. Sa mère, Adrienne AUMONT se remariera 5 ans plus tard.


Michel de PIERREFITTE, écuyer, sieur de Panthou, décède à 50 ans le 20 avril 1712. Sa femme, Gilette DAGNEAUX met au monde leur fille Magdeleine le 13 mai.


Guillaume LEFEBVRE est né le 3 août 1719. Il est le fils illégitime de Anne AUMONT, 26 ans, et de Guillaume LEFEBVRE. Ce dernier est décédé le 3 février âgé de 60 ans.


En avril 1732, Anne et Marguerite GUÉRIN naissent et décèdent. Elles sont les filles jumelles de Guillaume GUÉRIN, dit Surin, décédé 9 mois plus tôt à seulement 30 ans. Leur mère, Marguerite ISABEL se remariera 2 ans plus tard.



mardi 16 novembre 2021

#ChallengeAZ - N comme Famille Nombreuse

Selon les critères actuels, en France, une famille est considérée comme nombreuse à partir de 3 enfants. Ce critère a évolué au fil des siècles en fonction du contexte historique, économique et sociopolitique.

À une époque où la mortalité infantile était assez élevée, avoir de nombreux enfants pouvait garantir d’avoir quelqu’un pour s’occuper de soi au moment de ses vieux jours.

Sur le panorama d’environ un siècle et demi que nous offrent les tables de Saint-Omer, 645 unions ont engendré au moins 1 enfant, 145 unions 5 enfants ou plus (environ 22%) et 20 unions ont abouti à plus de 10 enfants (environ 3%).

Mais à une époque où la mort rôdait à tout âge, il n’était pas rare de rencontrer aussi des familles nombreuses par le recomposition de couples dont l’un, l’autre ou les 2 époux étaient veufs.

Voyons ici ci-après les individus ayant eu plus de 10 enfants.

En plusieurs unions :

- Jean AUMONT a eu 12 enfants avec 2 femmes : une première enfant illégitime en 1641 avec Catherine FORTIN puis 11 autres de son légitime mariage avec Adrienne MOLLET entre 1644 et 1666. Aucun enfant n’est indiqué comme étant décédé pendant l’enfance, 7 ont établi une descendance à Saint-Omer

- Jacques FORTIN a lui aussi eu 12 enfants en 2 unions. Il a eu 3 enfants avec sa première épouse Anne FORTIN entre 1657 et 1666. Après le décès de sa femme en novembre 1669 , il épouse en février 1671 Marie GUÉRARD avec laquelle il aura 9 enfants entre 1671 et 1687. Apparemment, seuls ses 2 derniers enfants décèdent en bas-âge. Les 3 enfants de sa première union ont eu une descendance à Saint-Omer, c’est le cas de 2 issus de sa seconde union.

- Pierre GUÉRIN a 4 enfants avec sa première épouse Anne GRAFFARD entre 1706 et 1716. Son épouse décède en 1718. Il perd ses 2 enfants les plus jeune à 10 jours d’intervalle en 1719.
Il se remarie alors qu’il a déjà 45 ans en 1724 avec Adrienne AUMONT, 29 ans. Ils auront ensemble 7 enfants entre 1725 et 1738, un seul de ses 7 enfants semble décédé avant l’âge adulte. On retrouve une descendance à Saint-Omer pour sa première fille née en 1706. Les tables s’interrompant en 1751, les autres n’étaient peut-être pas encore mariés à ce moment-là.

- Jean HUBERT a eu 10 enfants : 5 avec sa première épouse Jacqueline HUGOT entre 1691 et 1701 et 5 autres avec sa seconde épouse entre 1705 et 1718. 3 de ses 5 premiers enfants ne dépassent pas les 5 ans, une parmi les 5 autres décède à 9 ans.

- Jeanne HUBERT épouse Pierre FORTIN en 1716, un enfant naît de leur union en 1717. Pierre décède en 1718, l’enfant décède à son tour en 1720.
De son côté, Jacques BRUNET épouse Marie HÉRAULT en 1719 mais l’épouse décède 10 mois plus tard, sans descendance.
Jeanne et Jacques se marient en février 1721 et auront 11 enfants ensemble, 6 n’atteindront pas l’âge adulte. Jeanne aura donc enfanté 12 fois au total.


En une seule union :

- Adam AUMONT et Marie DAVY ont 10 enfants entre 1689 et 1711. D’après les tables, seule leur premier enfant est mort-née, tous les autres semblent avoir vécu. Cinq ont eu une descendance à Saint-Omer.

- Jean DUCLOS et Geneviève HÉBERT, aussi 10 enfants, entre 1707 et 1730., 2 sont décédés avant 2 ans.

- Jacques GUÉRIN et Charlotte VOISIN ont également eu 10 enfants entre 1659 et 1683, là aussi, 2 sont indiqués décédés dans leurs premiers jours. Quatre ont eu une descendance à Saint-Omer.

- Robert GUÉRIN et Michelle DUVAL, 10 enfnats à partir de 1641. Cinq ont eu descendance à Saint-Omer.

- Pierre VOISIN et Barbe GRINEL ont eu 11 enfants entre 1698 et 1714. Cinq sont décédés avant 2 ans, 4 apparaissent dans les tables comme étant mariés et avoir eu des enfants.

- Un autre Pierre VOISIN a eu 12 enfants avec Marie AUMONT entre 1723 et 1742 parmi lesquels 4 décèdent avant 2 ans.

- Guillaume VOISIN a lui aussi eu 12 enfants avec Magdeleine FORTIN entre 1698 et 1717. Sept sont décédés avant l’âge de 5 mois. Veuf en mars 1719 avec 5 enfants âgés d’à peine 2 ans à 19 ans, il se remarie à l’âge de 39 ans en septembre 1720 avec Marguerite LEMONNIER alors âgée de 56 ans. Aucun enfant n’est évidemment né de cette seconde union, peut-on supposer que le mariage avait pour but d’avoir à la maison une femme pour s’occuper à la fois des enfants et des tâches domestiques ? Il est à noté que sur les 5 enfants survivants, 3 sont entrés dans les ordres, un a eu une descendance à Saint-Omer et une s’est mariée avec un homme issu d’une commune voisine, on peut penser qu’elle a eu une descendance dans cette commune voisine.

- Terminons avec François HEBERT et Marie Magdeleine DUFAY, mariés en 1718, ils ont eu 14 enfants entre 1719 et 1741. Neuf enfants n’atteignent pas l’âge adulte. 3 d’entre eux décèdent en avril-mai 1747, peut-on présumer une maladie contagieuse ?
L’épouse décède à seulement 43 ans en 1743 : peut-on imaginer qu’il y aurait eu d’autres enfants si elle avait encore vécu ?

lundi 15 novembre 2021

#ChallengeAZ - M comme Mortalité infantile

L’époque n’était pas tendre avec les enfants, la mortalité infantile frappait les familles. Il faudra attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que les progrès de l’hygiène et de la médecine fasse baisser la mortalité infantile à moins de 200 ‰.

Comme partout en France, les familles de Saint-Omer subissent ces pertes d’enfants.



Certaines familles semblent plus durement touchées.

Ainsi, François BRUNET dit « Le Blond » et Jacqueline HUBERT ont perdu leurs 4 enfants : le premier à 22 mois, la deuxième à 19 mois, la troisième à 16 mois et le dernier à 17 mois, chaque naissance succédant de quelques mois le précédent décès, ils n’auront jamais eu 2 enfants vivants en même temps.

Jean BRUNET et Magdeleine FORTIN n’auront qu’un seul enfant qui atteindra l’âge adulte et aura au moins 1 enfant. Leur aîné est décédé soldat à 22 ans. Les 2 derniers ne dépasseront pas 3 jours.

Jacques HUBERT et Marie Magdeleine LHOMME, eux aussi, ont perdu 3 de leurs 4 enfants à 7 jours, 6 mois et 3 jours.

Adam FORTIN et Jeanne VOISIN ont 8 enfants, seuls 2 semblent avoir vécu : les enfants sont décédés à 4 ans, 19 ans, 4 ans, 10 ans, 5 ans et 19 jours.

Les 5 premiers enfants de Nicolas VOISIN et Anne LEPETIT décèdent avant 5 ans : 2 à 3 et 4 ans, les 3 autres dans leurs premiers jours.

Une autre bonne dizaine de couples a subi de fortes pertes d’enfants.

Parfois, plusieurs enfants décèdent en une courte période : peut-être lié à une maladie contagieuse ?

Thomas AUMONT et Gabrielle LEFORESTIER perdent 3 de leurs 5 enfants en 1748 : 2 en janvier âgés de 2 et 8 ans et un en mai âgé de 9 mois.

Jean SURIRAY et Françoise MULOIS perdent 4 enfants entre le 24 octobre et et le 4 novembre 1750. Ils avaient 18 ans, 15 ans 10 ans et 4 ans.

Certaines périodes sont en effet plus funestes, ainsi, entre mai et août 1743, 7 enfants de familles différentes décèdent.

samedi 13 novembre 2021

#ChallengeAZ - L comme Latin

Pendant très longtemps, le latin était la langue officielle de l’église et la messe devait être dite en latin. Le prêtre tournait le dos au public pour rendre son service à Dieu.

L’assemblée en était souvent exclue, les fidèles priaient et chantaient en même temps que le prêtre mais ils étaient placés en dehors de l’espace sacré, d’où les barrières qui existent encore dans certaines églises.

Les prêtres se devaient donc de connaître le latin et de l’utiliser. Toutefois, pour se faire comprendre de leurs ouailles, ceux-ci devaient plutôt s’exprimer dans le patois local.

L’abbé Gost devait donc parfaitement maîtriser le latin. Il a d’ailleurs laissé dans les tables quelques expressions voire quelques phrases en latin (voir l’article de la lettre G comme le Retour de Martin Guerre).

Voyons ici quelques exemples.

À une époque où la déclaration de grossesse était obligatoire pour les femmes non mariées, elles ne donnaient pas forcément le nom du père.

Comme Marie PIEN qui met au monde Pierre le 28 juin 1692 de père inconnu « ignoto patre ».


Une expression se trouve assez régulièrement dans le registre : «vide aliquid die », qu’on pourrait traduire par « voir quelque chose le jour ».

Par exemple, à l’occasion de la naissance de Jeanne FORTIN, l’abbé GOST nous renvoie le 21 février 1717, date à laquelle elle met au monde un enfant illégitime.


Sur le relevé de la naissance de Anne AUMONT, là aussi, le renvoi concerne la naissance d’un enfant illégitime.


De même à la mention de la naissance de Magdeleine GUÉRIN où le renvoi concerne un enfant illégitime.


On retrouve le verbe « vide » (voir) dans l’expression utilisée ici « vide supra » soit « voir ci-dessus ». Il s’agit du mariage de Geneviève HÉBERT, dont le mariage de la sœur et des précisons sur ses parents figurent au dessus.


Parfois, la locution indique l’avenir d’un couple. On apprend ainsi que Thomas LEPETIT et Anne FORTIN mariés le 20 octobre 1701 sont morts sans enfants : « mortui sunt ambo absque liberis »

vendredi 12 novembre 2021

#ChallengeAZ - K comme Kilomètres

Il est de coutume de dire que nos ancêtres voyageaient peu, qu’ils naissaient, se mariaient, fondaient une famille et décédaient dans un périmètre géographique restreint.

Et pourtant, quelques paroissiens de Saint-Omer sont allés s’établir bien loin de là.

Ainsi Jeanne GUÉRIN, fille de Pierre GUÉRIN dit Le Sergeant et de Anne GRAFFARD, née le 12 octobre 1709 à Saint-Omer s’installe au Havre le 3 juillet 1735 à l’âge de 25 ans.

Pierre AUMONT, fils de François AUMONT dit Le Blanc et de Marie HUBERT né le 25 mars 1717 à Saint-Omer s’installe au même endroit le 28 octobre 1737, il a alors 20 ans.

Tous les deux se marient ensemble dans l’Église Notre Dame du Havre de Grâce le 29 mai 1748.

Il n’est pas précisé les raisons qui les ont poussé à s’installer si loin.


Il n’est pas aisé de calculer la distance qu’ils ont du parcourir pour atteindre le Havre. En effet, par les terres, il fallait traverser l’estuaire de la Seine. Si on prend l’hypothèse d’un trajet traversant le Seine à hauteur de l’actuel Pont de Tancarville, on obtient environ 130 km entre les 2 paroisses. A moins qu’ils s’y soient rendu en bateau depuis un port situé au Nord de Caen. Il existe aussi la possibilité d’avoir rallié Honfleur et traversé le Seine sur un « passager », nom donné aux navires à voiles reliant dès le XVIIe siècle Honfleur et Le Havre. (Franchir la Seine par tous les moyens)

Quel trajet ?



Pierre GUÉRIN dit Crespin est né le 15 novembre 1675 à Saint-Omer de Jacques GUÉRIN et Nicolle PIEN. Il épouse Charlotte ANGERS le 9 octobre 1704 à Combray, paroisse voisine de Saint-Omer. Ils ont 6 enfants, tous nés à Saint-Omer entre 1708 et 1723.

Pierre décède à l’Hôtel-Dieu de Rouen le 15 octobre 1726 à l’âge de 50 ans, sa fille Jeanne décède au même endroit le mois suivant à seulement 7 ans.




Sa femme décède en 1749 à Saint-Rémy, paroisse voisine de Saint-Omer chez une de ses filles. Un de ses fils se marie et fonde une famille à Saint-Omer.

Il n’est pas précisé dans le registre ce qui a mené Pierre et sa fille à Rouen, situé à 140 kilomètres de Saint-Omer. Y était-il avec toute sa famille ? Mystère…



Michel AUMONT s’installe à Saint-Omer en 1701. Il est né à quelques kilomètres de là, à Condé vers l’an 1671. Son père Paquet AUMONT est né le 6 octobre 1644 à Saint-Omer.

Michel revient d’Angleterre où il a épousé Marguerite HAINKAR, « angloise de nation »

Baptisé par un ministre protestant, il fit abjuration du calvinisme à l’âge de 10 ans. Sa femme fit de même lors de son arrivée en France.

Là encore, il n’est pas précisé ce qui a poussé Michel AUMONT en Angleterre.



Jean FORTIN est né le 30 mai 1713 de Michel et Marie PIEN. Il quitte Saint-Omer et parcourt environ 255 km se marie à Paris le 16 juillet 1742 dans le faubourg Saint-Antoine avec Marie Anne CHEVALIER originaire de Romainville.


Mais le plus grand voyageur cité est sans conteste, François Pierre HÉBERT, dit Fradel. Il est né le 13 avril 1721 de François HÉBERT dit Le Parc et de Marie Magdeleine DUFAY. Il a 17 ans quand il part pour Paris le 16 septembre 1738. Il part ensuite en Espagne puis pour l’île de Saint Domingue.


jeudi 11 novembre 2021

#ChallengeAZ - J comme Jumeaux - Jumelles

Dans les tables de Saint-Omer, l’abbé GOST a relevé la naissance de 10 paires de jumeaux.

Mais à cette époque lointaine, quelle a été la destinée de ces enfants ?

Parmi ces jumeaux, il y en a 3 paires dont on ignore la destinée :

Marie et Michelle ANGERS nées le 19 juin 1657

Elizabeth et Marie FORTIN nées le 22 avril 1738

Jean et Jeanne GUERIN nés le 11 octobre 1728


Note : d’après Geneanet, Elizabeth FORTIN et Jean GUERIN ont atteint l’âge adulte et se sont mariés.

5 paires n’ont pas vécu

Les premiers enfants de Jean DUVAL et Anne GRESILLE n’ont pas reçu de prénoms, ils sont nés et morts le 19 janvier 1723. Ils auront une autre paire de jumeaux, François et Pierre, le premier juillet 1725 qui décéderont dans leur premier mois.


Anne et Marguerite FORTIN nées le 23 mai 1734 et décédées toutes deux 4 jours plus tard.

Anne et Michel GUERIN nés le 6 juillet 1706. Michel ne vit que 15 jours, Anne décède à 5 mois.

Jeanne et Nicolas VOISIN nés le 22 janvier 1712 et décédés tous deux le 29 janvier.


Enfin, pour les 2 dernières paires, au moins un des 2 a survécu :

Charlotte et Jeanne FORTIN naissent le 14 septembre 1692. Jeanne a un enfant illégitime en 1717, se marie en 1723 et décède en 1742. On ignore ce qu’est devenue Charlotte.

Anne et Magdeleine FORTIN naissent le 24 avril 1693. Anne décède âgée de 15 jours. Magdeleine se marie en 1720 et aura au moins 4 enfants.

mercredi 10 novembre 2021

#ChallengeAZ - I comme Infirmité

Jusqu’au 18ème siècle, l’approche religieuse domine. Les personnes handicapées sont assimilées aux pauvres et autres parias de la société, les excluant de la vie ordinaire de la Cité. Le sort des « infirmes » dépend largement du bon vouloir de leurs semblables, entre charité et enfermement en fonction que l’on considère que le handicap soit l’empreinte de la manifestation divine (épreuve qui sera récompensée dans l’au-delà) ou associé au diable.

Dans les registres de Saint-Omer, il est peu fait mention d’infirmités, je n’en ai relevé que 4.

1) Le 24 décembre 1693, est né François FORTIN, aveugle de naissance. Il demeure à l’hôpital du Bois Halbout



2) Anne FORTIN est née le 20 janvier 1704. Elle est aveugle de naissance, je ne sais pas quel a été son devenir.



3) Le premier novembre 1722, décède Marie DUCLOS. Elle a 15 ans et est aveugle.



4) Catherine VOISIN, sourde et muette de naissance, décède à l’âge de 60 ans le 10 janvier 1710.