dimanche 28 mai 2017

#ChallengeAZ – ma première participation

Cette année, j’ai décidé de participer pour la première fois au ChallengeAZ.

Mais qu’est-ce donc que cela ?

Le challenge AZ est proposé Sophie Boudarel du blog « La gazette des Ancêtres » et consiste en l’écriture, chaque jour du mois de juin sauf les dimanche, d’un article sur notre blog en suivant l’ordre alphabétique.

Sophie propose aussi chaque mois des généathèmes pour donner des idées pour rédiger de nouveaux articles.

En mars, Sophie proposait pour généathème de se pencher sur les femmes de notre généalogie.
Je n’ai pas suivi le généathème, mais cela m’a inspiré pour ce ChallengeAZ qui sera donc 100 % féminin.

Pour chaque lettre, j’ai sélectionné (presqu’au hasard) une femme de mon arbre et je vais essayer de vous la présenter avec ce que je sais d’elle, pour certaines, j’en sais beaucoup, pour d’autres beaucoup moins.

Pour chacune d’entre elles, cela me permettra de faire un point sur ce que je sais et ce que je dois encore chercher.

Plus de 60 participants sont prévus cette année, vous pouvez suivre la publication des articles de tous les participants avec le hashtag #challengeAZ sur twitter.


Voilà donc RDV le 1er juin pour la lettre A.


samedi 20 mai 2017

#RDVAncestral – Rencontre avec Laurent Benoit CALLAIS

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.
Ce mois-ci, nous allons dans l’Eure sur la commune de Brestot.




J’arrive au hameau de Mouillecrôte à Brestot. On est à environ 2,5 km du bourg.


C’est là que m’attend Laurent Benoît CALLAIS, il a 45 ans et est sabotier.
Des enfants jouent dehors.
Je rejoins Laurent dans l’atelier où il m’attend.

On est le samedi 17 août 1816 et depuis hier, il est père pour la dixième fois.

- Excuse-moi de te recevoir dans mon atelier, mais je préfère que ma femme reste au calme et se repose, l’accouchement a été éprouvant…
Il est tout excusé, l’odeur de bois imprègne l’atmosphère, c’est agréable…
Tout en me parlant, il travaille sur un morceau de bois, j’aime l’odeur, j’aime le geste, j’aime le bruit… Je lui dis, ça le fait sourire.

Le temps est maussade aujourd’hui, il m’explique que c’est ainsi depuis le début de l’été. Le soleil a été peu généreux et ses voisins paysans sont inquiets pour leurs récoltes de blé qu’ils pressentent médiocre…

- Mais tu n’es pas là pour me parler de la météo ? Me dit-il en souriant
- Je ne voudrais pas réveiller de tristes souvenirs chez toi en ces jours heureux.
- Oh tu sais, les deuils font partie de la vie. j’ai eu de la chance, je n’ai enterré qu’un seul de mes enfants, certains ont été plus durement touché que moi…
- Oui mais tes femmes…
- Ah ça, la vie a été dure avec mes enfants, ils ont été privés de leurs mères très tôt… j’espère que mon petit dernier ne devra pas vivre cela…

Je n’ose lui dire de ne pas s’inquiéter, sa troisième femme lui survivra de 20 ans. Il n’est pas bon de raconter l’avenir.

- Raconte-moi.
- Je me suis marié pour la première fois en avril 1793, c’était un autre temps… J’étais jeune, je n’avais pas encore 22 ans. Ma belle Marie Reine avait quasiment le même âge. Nos premiers enfants, des jumeaux, un garçon et une fille, sont arrivés 7 mois après le mariage, je peux te dire que ça a jasé dans le voisinage ! précise-t-il avec un clin d’œil et un sourire en coin.
Malheureusement, mon petit gars est parti quand il avait environ 4 mois. Puis les autres naissances se sont enchaînées, on a eu 4 autres enfants, ma belle petite femme a été bien courageuse, tu imagines, 5 grossesses en 9 ans !!!
Hélas, notre petit dernier avait à peine 4 mois quand elle est morte… Je crois qu’elle ne s’était pas bien remise de l’accouchement et quand elle a attrapé cette vilaine toux au début du printemps, elle n’a pas pu s’en remettre… elle n’avait que 33 ans tu sais…

Pendant quelques instants, son regard devient vague et s’embue…

Il poursuit : J’ai dû mettre mon tout petit en nourrice, heureusement ma mère était encore là et m’a bien aidé avec mes autres enfants, ils avaient entre 3 ans et demi et 9 ans et demi.
Ma mère est partie en mai 1805, c’est à peu près à la même époque que j’ai rencontré Marie Anne. Elle m’a de suite bien plu, on s’est accordé et je l’ai épousé en août.
Quand notre première fille est née, certains n’ont pas manqué de faire le calcul mais les 9 mois réglementaires étaient bien là !! Il éclate de rire et son rire résonne dans l’atelier.

Une petite tête étonnée apparaît dans l’entrebâillement de la porte.
- Tiens, voici Richard, il va avoir 6 ans dans 3 jours. Viens dire bonjour mon petit !
L’enfant approche timidement et se blottit contre son père, j’entends un tout petit « Bonjour ». Il n’ose me regarder, j’ai l’air de l’impressionner, il doit sûrement se demander qui je suis…
Laurent reprend : J’ai dit à ma famille que j’allais avoir de la visite, mais je n’ai pas dit qui tu étais, ils n’auraient pas compris… J’ai d’ailleurs du mal à comprendre moi-même !!
Et il rit de nouveau…
Son rire sonore attire cette fois 2 petites filles et un autre petit garçon.
- Voici Marie, Reine et Jean Baptiste. Marie a 10 ans et Reine 8 ans. Jean baptiste a 7 ans, c’est le fils de mon épouse. Dites bonjour les enfants.
- Bonjour Madame, répondent-ils en chœur.
- Bon, mes enfants, laissez-nous maintenant, nous avons encore des choses à nous dire.
Les enfants repartent en courant jouer dehors. Il les regarde avec tendresse.
- Ce sont les 3 enfants que m’a donnés Marie Anne…
De nouveau, son regard se voile…

- 33 ans elle aussi, comme Marie Reine… Cet âge doit être maudit ! me dit-il en me regardant droit dans les yeux.
- C’était en janvier 1813, l’hiver avait jusque-là été rude mais le temps s’était radouci… Comme ma première femme, une mauvaise toux qui persiste et empire, la fièvre qui s’installe et ne quitte plus…
Marie avait à peine 7 ans, Reine tout juste 5 ans et mon petit Richard à peine 2 ans et demi. Heureusement, il était sevré et j’ai pu le garder auprès de moi.
Et encore une fois, la solidarité de la famille et du hameau m’a bien aidé, mes plus grands avaient entre 10 et 19 ans et m’ont aussi beaucoup soutenu.

Et puis j’ai rencontré ma petite Madeleine. Elle aussi a connu des malheurs : elle a perdu ses 2 premiers enfants, des jumeaux. Puis son mari est mort alors que Jean Baptiste n’avait que 11 mois. Elle s’est retrouvée toute seule avec son petit.
On s’est de suite bien entendu. Elle est née la même année que Marie Reine, en 1780. Elle a bien voulu d’un vieux de 44 ans ! Son visage retrouve son sourire malicieux. On s’est marié il y a seulement 8 mois et demi, tu crois que ça va encore causer ?
De nouveau ce rire qui résonne dans tout l’atelier.
- Bon, tu m’excuseras, mais je vais aller voir comment se portent ma p’tite femme et mon p’tit gars.
Au fait, il s’appelle Laurent, comme moi. Laurent Adolphe exactement.

Il se lève et sort dans la cour, il regarde le ciel couvert : Tu crois que le beau temps va enfin arriver ?
- Je ne crois pas non… Je ne m’étends pas, je ne lui parle pas de ce volcan entré violemment en éruption à l’autre bout de la terre il y a quelques mois et qui a refroidit le climat sur la terre entière, il ne comprendrait pas !
- Je te remercie d’avoir accepté de me parler. Mais où sont tes grands enfants ?
De nouveau ce sourire malicieux et un clin d’œil : Tu reviendras !!

Nous nous saluons, je repars sur le chemin et fais un signe de la main aux enfants restés dehors. Ils me répondent en souriant et retournent à leurs jeux.

Je relève mon col.… Il fait quand même frais pour la saison…



L’arbre de descendance de Laurent Benoît CALLAIS :


Laurent Benoît CALLAIS (1771-1847) – sosa 278
Reine Joséphine CALLAIS (1808-1881) – sosa 139
Désirée Joséphine CALLAIS (1832- ?) – sosa 69
Henri Désiré LEVITRE (1865->1920) – sosa 34
Marie Antoinette Albertine LEVITRE (1892- ?) – sosa 17
Bernard Henri Marie CARRIÉ (1925-2017) – sosa 8
Le père de mon mari – sosa 4
Mon mari – sosa 2
Mes filles – sosa 1



Mes sources méteo :

samedi 18 mars 2017

#RDVAncestral – Ferdinand et Florentine

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.
Ce mois-ci, nous nous rendons à Ségrie Fontaine, petite commune de l’Orne située au nord-ouest du département. Au recensement de 1886, elle comptait 615 habitants.
Nous sommes le 5 février 1888, dans la matinée, et comme sur une bonne partie de la France, le froid est intense. Les températures relevées à Paris avoisinent les -15°C.

En ce 5 février 1888, il fait un froid glacial et vous vous mariez Ferdinand et Florentine.

J’aurai aimé discuter un peu avec vous, mais il fait tellement froid que vous ne vous êtes pas attardés dehors après le mariage à la mairie et vous vous êtes vite engouffrés dans l’église. Il n’y fait pas forcément plus chaud mais au moins, on y est à l’abri des courants d’air.

Ferdinand, tu vas avoir 22 ans dans 2 semaines et tu es maçon comme l’était ton père. Et toi, Florentine, tu as 28 ans et tu es tisserande.

C’est de vos pères que j’aurai aimé discuter avec vous car aucun des 2 n’est né dans l’Orne.

Ferdinand, ton père Louis Michel POTTIER est né à Chevaigné du Maine, en Mayenne à une cinquantaine de kilomètres au sud d’ici et il est venu se marier et s’établir à Saint Honorine La Guillaume, distante de 10km de Ségrie Fontaine.

Quant à toi Florentine, ton père Pierre Auguste LEPLANOIS a aussi fait une migration d’une cinquantaine de kilomètres mais lui est arrivé de l’ouest, de Clinchamps dans le Calvados. Et il s’est marié ici à Ségrie Fontaine.

Qu’est-ce qui les a poussés à parcourir ces distances et venir s’établir dans ce petit coin d’Orne ?

Oh, j’ai bien une petite idée. Effectivement, ton père, Ferdinand, était maçon et ton père Florentine, est tailleur de pierre comme son père avant lui, et du côté de ta mère, tes arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père étaient aussi tailleurs de pierre...

Alors ? Compagnonnage ? Chantier important dans la région ?

Je ne pourrai questionner Louis Michel POTTIER, il est décédé en 1882 mais peut-être pourrai-je discuter avec Pierre Auguste LEPLANOIS à l’issue de la cérémonie...

Il est assez drôle de constater que vos parents se sont mariés la même année à 20 jours d’intervalle... Peut-on en conclure que vos pères sont arrivés par ici à la même époque ?

La cérémonie de mariage s’éternise... Le froid est intense... Je sens mes membres s’engourdir... Je ne dois pas m’assoupir si je veux pouvoir discuter avec vous...

Mais c’est trop dur... Tout à coup, je sursaute : me voilà revenue en 2017... Je reste une fois de plus avec mes questions...


Louis Michel POTTIER est né à Chevaigné du Maine (Mayenne) le 9 juillet 1828.
Le 10 janvier 1853, il épouse à Sainte Honorine La Guillaume (Orne), Marie Françoise Florentine LANGE née le 10 août 1831. Ils auront 9 enfants entre 1853 et 1876 dont Ferdinand Gaston POTTIER né le 19 février 1866. Il décède 1 mois avant son 54e anniversaire le 1er juin 1882 à Sainte Honorine La Guillaume.

Pierre Auguste LEPLANOIS est né à Clinchamps (Calvados, aujourd’hui Mesnil Clinchamps) le 19 mars 1830.
Le 30 janvier 1853, il épouse à Ségrie Fontaine (Orne), Modeste, Aline MALHERE née le 3 décembre 1824. Ils auront 7 enfants nés entre 1853 et 1867 dont Léontine Florentine LEPLANOIS née le 15 avril 1859. Je n’ai pas encore trouvé le décès de Pierre Auguste..

Le père de Pierre Auguste, Jean François LEPLANOIS était tailleur de pierre.
Modeste, Aline MALHERE est l’enfant naturel de Marie, Françoise Catherine MALHERE dont le père François MALHERE était tailleur de pierre, piqueur de caveau et le grand-père Pierre MALHERE, piqueur de pierre.
Je ne sais pas vraiment ce qui se cache derrière les appellations « piqueur de caveau » et « piqueur de pierre ».


Ferdinand et Florentine auront 7 enfants entre 1889 et 1900 dont mon arrière-grand-mère paternelle, Marie, Augustine, Émilienne POTTIER (dite Augustine) née le 14 août 1889 et décédée le 5 janvier 1983.

jeudi 23 février 2017

Je suis ton père ! (ben voyons!)

Adèle Marie naît à Saint Paul du Vernay dans le Calvados le 14 novembre 1837. Elle est la fille naturelle de Marie MARTIN âgée de 19 ans, dentellière et c'est sa grand-mère Anne JAMES qui la déclare à la mairie.

Les années passent et le 18 novembre 1850, alors qu'elle vient de fêter ses 13 ans, sa mère se marie à Planquery avec Auguste César BAZIRE.

Par leur mariage, Marie et Auguste légitime Adèle en la déclarant « issue de leurs œuvres ». Auguste devient donc légalement le père d'Adèle.

Tout va bien donc, même s'il a mis le temps (13 ans quand même), son père la reconnaît enfin comme sienne et elle n'est donc plus une « bâtarde »...

Oui... Bon.... OK.... Légalement, il est son père mais biologiquement, j'ai comme un léger (enfin pas si léger) doute !


En effet, Auguste BAZIRE est né le 13 mars 1823 et à la conception de « sa » fille, il avait donc 13 ans et 11 mois ! C'est quand même un peu jeune... Non ?

samedi 21 janvier 2017

#RDVAncestral – Rencontre avec Georges SERVAIN

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.

Ce mois-ci, nous nous rendons dans la Manche, dans la commune La Lande d'Airou située à quelques kilomètres de Villedieu-Les-Poêles.

Nous sommes le 17 novembre 1841, il est presque 17h.

Le village n'est pas bien grand, je n'ai aucun mal à trouver la mairie où m'attend Georges Servain.

C'est une petite bâtisse en pierres comme on rencontre tant dans la région.

Il m'accueille avec le sourire et m'invite à m'asseoir.

- Bonjour Georges, comment allez-vous ?
- Très bien, vois-tu, j'attends mon gendre, il doit venir déclarer la naissance de sa fille, ma première petite-fille !! Elle est née hier matin à 8:00, me dit-il avec un grand sourire.
- Vous êtes le maire de ce village ?
- Oui, depuis 1832.
- Vous n'étiez pas installé à Coutances il y a quelques années ?
- Oui, je suis né ici mais je suis allé me faire embaucher comme domestique à Coutances. Ce qui m'a permis de me faire un pécule et pouvoir revenir m'installer ici. Et je compte bien finir mes jours tranquillement. Oh, pas maintenant, je n'ai que 58 ans et j'espère voir naître d'autres petits enfants !
- C'est vrai que vous n'avez qu'une fille. Cela n'a pas été trop dure de la laisser partir ?
- C'est vrai que je la trouvais un peu jeune pour se marier, elle n'avait que 17 ans. Mais son prétendant a su me montrer qu'il était un homme sérieux, il est installé comme cultivateur. Tu sais que son père a aussi été maire de La Lande d'Airou, de 1815 à 1828 ? Il est malheureusement décédé pendant son mandat. Ainsi, ma petite-fille pourra se vanter que ses 2 grand-pères ont été maires !

Tout en me parlant, Georges jette de fréquent coups d’œil par la fenêtre surveillant l'arrivée de son gendre.

17 heures sonnent à l'église quand Louis François LEMOINE pénètre dans la mairie avec un bébé dans les bras, il est accompagné de deux voisins, cultivateurs comme lui, Jacques François ROY et Guilaume DREY.
Il est tout sourire et déclare fièrement en nous montrant l’enfant : « Je viens déclarer ma fille ! »

Georges ouvre alors le registre, trempe sa plume et commence à écrire de sa belle écriture :
« L'an mil huit cent quarante un le dix sept du mois de novembre à cinq heures du soir par devant nous Georges Servain maire officier de l'état civil de la commune de la Lande d'Airou canton de Villedieu, département de la Manche est comparu le sieur Lemoine Louis François âgé de trente cinq ans, cultivateur domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin né d'hier à huit heures du matin de lui déclarant, en sa maison située village de la Moinerie, et de Servain Marie Rosalie âgée de 18 ans, son épouse et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Louise Georgina..... »

Tout en écrivant, Georges regarde attendri ce si petit enfant endormi dans les bras de son père.
Je les laisse ensemble, entre formalités administratives et tendre scène familiale.

Je n'ai pas eu le temps de le questionner sur ces différentes épouses...

J'aurai aimé qu'il me dise pourquoi, en 1813 alors qu'il n'avait que 30 ans, il avait épousé Marie Madeleine FOUCHARD de 30 ans son aînée, plus âgée que sa propre mère... Est-ce par l'entremise de Jean Loquet de La Landed'Airou, maire de la commune de la Lande d'Airou de 1790 à 1792 et installé à Coutances chez qui Marie Madeleine était domicilié et qui fut témoin à leur mariage ? Le mariage n'avait pas duré car Marie Madeleine était décédée 10 mois plus tard.

J'aurai aussi aimé savoir ce qui était arrivé à sa seconde épouse, Véronique Charlotte LELOUP, mère de son unique enfant, pour décéder à l'âge de 34 ans, 3 ans après leur mariage alors que Marie Rosalie n'avait que 14 mois.

J'aurai aussi voulu connaître la destinée de Rose DUPONT, sa dernière femme épousée alors qu'il avait déjà 47 ans et elle 46. Était-elle toujours en vie ?

Mon temps ici est terminé et je dois retourner au 21e siècle avec mes questions sans réponses...



Georges SERVAIN est né le 21 novembre 1783 à La Lande d'Airou.

Le 27 octobre 1813, il épouse à Coutances en premières noces Marie Madeleine FOUCHARD âgée de 60 ans. Cette dernière décède le 11 août 1814.

Il épouse Véronique Charlotte LELOUP à Coutances le 23 novembre 1821. Il a 38 ans, elle en a 31.
Sa fille Marie Rosalie naît à Coutances le 29 octobre 1823.
Le 8 janvier 1825, sa femme décède.

Il se remarie pour ses 3èmes noces à Coutances, le 23 août 1830 avec Rose DUPONT de laquelle je ne connais pas la destinée.

Il revient ensuite s'installer à La Lande d'Airou où il est élu maire en 1832. Il le restera jusqu'en 1848.

Georges mourra veuf le 14 novembre 1862 à La Lande d'Airou à l'âge de 78 ans.

Il aura l'honneur d'inscrire encore 3 de ses petits enfants sur les registres :
- Emelie Rose née en 1843,
- Marie Angélique née en 1847,
- Louis Félix Marie né en 1848.
Il verra la naissance de tous ses petits enfants avant son décès.
Alors qu'il n'est plus maire, suivront :
- une fille mort-née en 1850,
- Maria Léonie en 1851 (sosa 93 de ma fille, soit l'arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère),
- Eugénie Pauline en 1858.



Georges SERVAIN
Marie Rosalie SERVAIN
Maria Léonie LEMOINE
Auguste Eugène LEFEVRE
Augustine Julia LEFEVRE
L'arrière grand mère de mes filles
La grand mère de mes filles
Mon mari
Mes filles

dimanche 8 janvier 2017

L'histoire familiale... et la réalité ! La suite

Souvenez-vous, en juillet, je vous avais parlé de la différence entre l'histoire de l'arrivée de mon arrière-grand-père en Normandie depuis la Bourgogne et la réalité des faits que j'avais découverts.

Les questions qui se posaient alors étaient :
- où étaient domiciliés les parents de mon arrière-grand-père lors du mariage des frères aînés en 1909 et 1910 ?
- quand sont-ils retournés en Bourgogne ?


Grâce à Christine (Généalanille) originaire du même coin que mes ancêtres et qui a eu la bonne idée d'aller passer quelques jours de vacances par là-bas, j'ai un peu progressé.

Voici donc ce que j'ai appris grâce à elle :
- mariage de Louis LABAUNE avec Antoinette DAUBROSSE le 17/11/1908 : les parents sont domiciliés à Issy L'Eveque, Claude est témoin au mariage de son frère.
- mariage de Claude LABAUNE avec Marie MOINE le 29/08/1910 : les parents sont domiciliés à Issy-L’Évêque. Louis et Jean (mon arrière-grand-père) sont témoins et dits domiciliés à Issy-L’Évêque.
- 1914 : André LABAUNE ainsi que ses 2 plus jeunes fils Louis Henri et Jean Claude sont sur les listes électorales de Issy-L’Évêque.
-1923 : décès de Marie ROY à Issy-L’Évêque


De mon côté, j'ai retrouvé les fiches matricules des 2 plus jeunes fils et ils ont été recensés en Bourgogne, donc officiellement domiciliés en Bourgogne à ce moment là.
Le recensement avait lieu en décembre de l'année du vingtième anniversaire : Louis Henri est né en 1891 a donc du être recensé fin 1911, Jean Claude est quant à lui né en 1892 et donc recensé en 1912.
Voici donc un petit résumé de ce que je sais :












Ils sont donc arrivés à La Carneille entre fin août 1910 et mars 1911 et sont apparemment repartis dès le mariage de Jean.
Quant à Jean, grâce à sa fiche matricule, je sais qu'il est arrivé à La Carneille le 16 septembre 1911 à sa libération du service militaire. Il se marie donc 2 mois et demi plus tard : quand et comment a-t-il rencontré sa future femme ? Mariage arrangé ?


Christine m'a par ailleurs suggéré d'autres pistes :
-celle du garde particulier : il existe un acte fait entre un propriétaire et le garde (donc pas chez le notaire) mais qui est enregistré et pour lequel le garde doit prêter serment au Tribunal et que je pourrai peut-être retrouver aux archives
- celle du domicile : chercher du côté des baux ou actes de vente chez le notaire.


J'ai donc eu des réponses mais il reste encore quelques questions !

A suivre donc !

dimanche 20 novembre 2016

#RDVAncestral - Rencontre avec Marie NOURRI

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.


Pour la première fois, je vais m'essayer à l'exercice et vais partir à la rencontre de Marie Nourri qui en cette année 1829 a fêté ses 35 ans.


Bonne lecture et merci de votre indulgence.



Nous sommes à Hauville, une commune de l'Eure. Elle se situe sur le plateau du Roumois au nord du département. La forêt de Brotonne borde la commune au nord et la Seine passe à l'est à 2 kilomètres.


Il fait doux en cette après-midi de fin août 1829. J'approche de ta maison et me demande si j'oserai t'aborder...

J'arrive peut-être mal, tu as enterré il y a quelques jours ton dernier petit, Victor n'aura pas atteint les 5 mois.

Tu es là, assise au soleil devant ta maison et tu regardes avec tendresse tes 4 petits qui jouent dehors.

Ton mari Guillaume n'est pas là, il est parti chez un client pour confectionner un vêtement, il est tailleur d'habits.

A quoi penses-tu ?

Penses-tu à ton premier petit Victor, parti il y a un peu plus de 4 ans alors qu'il n'avait que 4 mois. Penses-tu à lui quand tu regardes son jumeau Boniface qui aura bientôt 5 ans ?
Il s'entend bien avec son grand frère Jean qui lui aura bientôt 6 ans, Jean qui prend son rôle de grand-frère très à cœur et invente les jeux auxquels ils jouent tous les 2.

Penses-tu à Emmanuel que tu as à peine eu le temps de chérir, 6 petites semaines avant de devoir lui dire au revoir presque 2 ans auparavant ?

Tu ris en voyant tes deux petites jumelles Louise et Victoire qui du haut de leur 3 ans et demi essaient d’attraper les poules.
Et tu penses à la journée éprouvante de leur naissance ! Louise était arrivée à l'aube, à 5h30 un froid matin de février. Victoire t'avait fait attendre et certainement souffrir un peu et n'était arrivée que dans l'après-midi, à 16h.
Au moins, Georges et Boniface avaient été plus rapide et étaient arrivé un matin de fin octobre avec juste une heure d'intervalle
Imaginais-tu le jour de ton mariage que tu aurais 2 paires de jumeaux ?


J'observe cette jolie scène familiale et n'ose m'avancer. Que pourrais-je te dire ? Que je suis l'épouse du petit fils de la petite fille de ta petite fille ? Tu trouverais sûrement cela bien étrange...


Tu te lèves, il va être l'heure de préparer le repas du soir.

Tu me vois, je te fais un signe de la main auquel tu réponds, un peu intriguée de me voir là...

Je continue mon chemin, je préfère ne pas te déranger et te laisser avec ta famille.

D'ailleurs j'aperçois Guillaume qui rentre, je le salue et il me répond tout aussi intrigué que tu l'étais.

Je me retourne, les enfants sont heureux de retrouver leur père. Guillaume prend ses filles dans ses bras et rentre dans la maison avec les garçons, la porte se referme sur la petite famille.


Je continue mon chemin et décide de profiter de la douceur de cette soirée d’août avant de rentrer.



Guillaume COLOMBEL et Marie NOURRI se marient le 12 juillet 1821 à Hauville, il a 34 ans, elle en a 28.
Ils auront 7 enfants :
- Jean né le 19 novembre 1823
- Victor et Boniface (l'ancêtre de mon mari) nés le 22 octobre 1824, Victor décède le 21 février 1825
- Louise et Victoire nées le 2 février 1826
- Emmanuel né le 20 septembre 1827 et décédé le 2 novembre 1827
- Victor né le 21 mars 1829 et décédé le 16 août 1829


Guillaume avait un frère jumeau.