samedi 25 mai 2019

#32QC – Jean Frédérique MORE - sosa 62


Et voilà le 11e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne. 


Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 


Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Jean « Frédérique » MORE (sosa 62 de mes filles). 

Pour commencer, repérons où se situe Jean dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Sainte-Honorine-La-Guillaume, petite commune située dans le département de l’Orne. 

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr

Et plus précisément au village de l’Épierrière.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr

Les parents de Jean sont Pierre « Nicolas » MORE (1767-1827) et Françoise Jacqueline GRANDCHAMPS (1779-1849). Ils se sont mariés à La Carneille le 3 fructidor an X (21 août 1802). 

Jean est le 2e des 3 fils de Nicolas et Françoise, il est né le 6 janvier 1812 à Sainte-Honorine-La-Guillaume. 

Il est le plus vieux des 32 quadrisaïeux de mes filles. 

Les frères de jean sont : 
  1. Jean « Pierre »
  2. Jean Joseph

1 – Jean « Pierre » MORE voit le jour le 1er prairial an XIII (21 mai 1805). Il se marie alors qu’il a déjà 40 ans, le 24 décembre 1845 à Sainte-Honorine-la-Guillaume avec Sophie Françoise BESNARD, 31 ans, fille de Jean Charles BESNARD et de Thérèse Jeanne CHEVALIER. Ses 2 frères Jean et Frédérique sont témoins à son mariage. 

Ils vont avoir un unique enfant Charles « Zéphir » né le 12 juin 1849. C’est à partir de la naissance de cet enfant que le nom de Pierre devient LEMORE et c’est le nom que porte donc Zéphir. 

Zéphir épouse à 27 ans le 3 octobre 1876 à la Forêt-Auvray Joséphine Paschaline COQUIL, 28 ans, fille naturelle de Marie Aimée COQUIL. Son oncle Frédérique est témoin à son mariage. Ils vont avoir 2 filles : Marie Alice Émilie LEMORE (1877-1948) et Léa Berthe Edvige LEMORE (1882-1948). Joséphine décède en 1911 à 62 ans et Zéphir en 1914 à 65 ans. 

Pierre décède le 25 janvier 1882 à 76 ans, il était veuf, son épouse Sophie étant décédée le 23 avril 1875 à 60 ans. 

2 – Jean Joseph MORE est né le 27 avril 1818. Il reste célibataire et décède le 14 janvier 1893 à 74 ans. 


Frédérique devient cerclier, il se marie tardivement à 66 ans. Il épouse le 29 juin 1878 à Sainte-Honorine-la-Guillaume Victorine Estelle LAISNÉ âgée de 37 ans.

Ils auront une seule fille : Marie Joséphine Eugénie MORE

Frédérique décède à Sainte-Honorine-la-Guillaume le 30 mai 1888 âgé de 76 ans.

La fiche Geneanet de Jean « Frédérique » MORE.

Je vous parlerai de Marie Joséphine Eugénie MORE dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

dimanche 12 mai 2019

#32QC – Aimée Victoire HEURTAUX - sosa 61

 Et voilà le 10e article de la série #32QC. 

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne. 


Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil. 


Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Aimée Victoire HEURTAUX (sosa 61 de mes filles). 

Elle est la seule de cette génération dont je possède une photo, elle date de 1903 et a été prise lors du mariage d’une de ses filles, elle a alors 62 ans. 

Photo de Aimée HEURTAUX au mariage de sa fille Octavie le 10 février 1903 - archives familiales

Pour commencer, repérons où se situe Aimée dans l’arbre de mes filles. 



Pour rencontrer la famille HEURTAUX, nous nous rendons au Ménil-de-Briouze, petite commune située dans le département de l’Orne. 

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/

Et plus précisément au hameau de Beau Sens.



Les parents d’Aimée sont Louis HEURTAUX (1809-1887) et Marie Félicité DAVID (1812-1893). Ils se sont mariés au Ménil-de-Briouze le 2 juillet 1833. 

Aimée est la 3e d’une fratrie de 4, elle est née le 2 novembre 1841 au Ménil-de-Briouze au hameau de Beau Sens. 

Les frères et sœurs d’Aimée sont : 
  1. Louis Pierre
  2. Marie Félicité
  3. Aglantine Alphonsine

1 – Louis Pierre HEURTAUX est né le 20 août 1834 au hameau de Beau Sens au Ménil-de-Briouze.
Il devient domestique à Rabodanges, il s’y marie âgé de 31 ans le 28 janvier 1866 avec Marie Florentine DUDOUIT, 29 ans, fille de Ambroise DUDOUIT et Jeanne LEBAILLY
Il s’installe à Briouze en tant que cafetier. Il s’éteint à seulement 48 ans le 23 juin 1883. Sa femme lui survit 20 ans et décède à Briouze le 28 février 1903 à 66 ans. 
Je n’ai pas trouvé d’enfants pour ce couple.


2 – Marie Félicité HEURTAUX voit le jour le 7 mars 1837 au même endroit que son frère. Elle se marie à 20 ans au Ménil-de-Briouze le 11 février 1858 avec Jacques CHATELAIS, 29 ans, cultivateur, fils de Jean Baptiste CHATELAIS et de Charlotte BISSON. Ils s’installent à Bellou-en-Houlme d’où est originaire Jacques. 
Ils vont avoir 9 enfants, tous nés au hameau des Portes à Bellou-en-Houlme. 

- Victorine CHATELAIS naît le 30 novembre 1858. Elle décède à seulement 27 jours le 27 décembre suivant.
- Victorine Théodorine Angelina CHATELAIS voit le jour le 11 décembre 1859. Elle se marie à 24 ans avec Alexandre François GAUTIER de 12 ans son aîné. Il est cultivateur, fils de François Jean GAUTIER et de Marie Victoire Françoise DUROS. Ils s’installent à Échalou, commune natale d’Alexandre. Ils vont avoir 6 enfants : Théodorine Angéline (1885-1979), Marie Isidorine (1886-1956), Alexandrine Lucia (1889-1950), Alexandre François (1893-1914), Augustine Alice « Germaine » (1896-1974) et Émile Albert « Auguste » (1899). Victorine décède à Durcet le 4 avril 1939 à 79 ans.
- Florentine CHATELAIS est née le 31 mars 1861. A 27 ans, le 4 octobre 1888 à Bellou-en-Houlme, elle épouse Théophile HIS, 32 ans, cultivateur, fils de François Auguste HIS et de Natalie Marie SAUCQUE. Ils s’installent à Sainte-Opportune où vont naître leurs 5 enfants : Gaston Albert (1888-1973), Nathalie Marie « Léa » (1890-1967), Alexandrine Henriette « Antoinette » (1891-1977), Auguste « Émilien » (1895-1917 Mort pour le France) et Rachelle Andréa Marie (1899-1989). Florentine décède à Sainte-Opportune le 15 janvier 1929 à l’âge de 67 ans.
- Jules François CHATELAIS voit le jour le 23 mai 1863. Il devient cultivateur. Il a 39 ans quand il épouse le 11 février 1903 à Briouze Anna Victoire CHESNÉ fille de Alexandre CHESNÉ et de Victoire CHRÉTIEN. Ils vont avoir 2 filles : Marie (1903) et Germaine (1905). Jules décède à Pointel le 8 juin 1932 à 69 ans. 
- Vital Eugène CHATELAIS naît le 5 décembre 1864. Jugé « propre au service », il arrive au corps le 1er décembre 1885 mais il est réformé le 26 décembre« pour bégaiement très prononcé et état mental voisin de l'idiotisme ». A 40 ans, le 10 mars 1905, il épouse à Neauphe-sur-Dive Albertine Louise Céline CANET, 23 ans, fille de Anathas Désiré CANET et de Marie Justine Éléonore HOUEL. Ils auront 4 enfants : Louise (1906), Isabelle (1907), Marie (1909) et Louis Eugène (1911-1914). Vital décède le 14 février 1944 âgé de 79 ans.
- Auguste CHATELAIS est né le 17 avril 1867, il ne vit que 24 jours et décède le 11 mai. 
- Alexandrine « Augustine » CHATELAIS voit le jour le 9 décembre 1870. Le 4 décembre 1897, elle met au monde à Alençon des jumeaux : Marie Eugénie et Louis Auguste. Ils sont légitimés le 28 janvier 1898 par le mariage à Sainte-Opportune d’Augustine avec Louis Marius François LEFÈVRE cultivateur de 31 ans fils de Louis Aubin LEFÈVRE et Marie Désirée FICHET. Ils s’installent à la Motte-Fouquet où naissent 2 autres enfants : Emilien Constant Alzire (1899-1945) et Gabrielle (1909). Augustine décède à la Motte-Fouquet le 24 décembre 1940 âgée de 70 ans.
- Auguste Isidore CHATELAIS naît le 19 mai 1873. Il devient cultivateur et s’installe à Vimoutiers où il épouse le 14 mai 1904 Marie Josèphe LOUET fille de Mathurin LOUET et de Marie Mathurine COCHET. Ils vont avoir 2 fils : Emile Joseph (1905-1986) et Marcel (1915-1937). Auguste décède à 64 ans le 23 novembre 1937.
- Gustave Constant CHATELAIS est né le 5 février 1880. Il ne semble pas s’être marié. Il décède à Trun le 13 janvier 1947 à 66 ans.


3 -Aglantine Alphonsine HEURTAUX est née le 14 juin 1849. Elle épouse à 25 ans au Ménil-de-Briouze, le 26 janvier 1875, François Prudent LEPORTIER, cultivateur âge de 40 ans, fils de Charles LEPORTIER et de Françoise Marie DUCHEMIN. Elle met au monde Louis Aimé le 1er février 1876, cet accouchement lui est fatal puisqu’elle décède le 9 février à seulement 26 ans. L’enfant ne lui survit qu’une semaine et s’éteint âgé 14 jours le 16 février. 


Aimée épouse François Étienne ROBET le 13 février 1862 au Ménil-de-Briouze. 

Ils auront 10 enfants : 

- Philogène François 
- Achille « Albéric » 
- Isidore Paul 
- Isidorine « Palmyre » 
- Enfant né sans vie 
- Angelina « Maria » 
- Jules « Gustave » 
- Léa Louise Victoria 
- Marie « Octavie » 
- Georges Ambroise Clovis 

Aimée s’éteint à 85 ans le 23 janvier 1927. 


Je vous parlerai des 10 enfants de Aimée et François dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

mercredi 8 mai 2019

Où sont nés les ancêtres de mes filles ?

Depuis quelques jours, fleurissent sur Twitter des roues généalogiques montrant les départements de naissance des ancêtres.

Du coup, j'ai eu envie d'en faire une.

Voici donc la roue généalogique montrant les départements de naissance des ancêtres de mes filles établie sur 10 générations.

Mes filles sont au milieu (en jaune), mon mari au 1er niveau à gauche (jaune aussi) et moi à droite (en bleu).

Légende :
  • bleu foncé: Orne
  • orange: Eure
  • bleu moyen: Manche
  • bleu ciel: Calvados
  • jaune: Seine-Maritime
  • vert : Mayenne
  • rouge: Saône-et-Loire


C'est donc une ascendance majoritairement normande.
Exclusivement dans l'Orne du côté de ma maman (quart bas droite).
Il n'y a que du côté de mon papa (quart haut droite) qu'on quitte la Normandie : direction la Bourgogne via son grand-père paternel qui vient de Saône-et-Loire et les Pays de Loire avec la Mayenne (limitrophe de l'Orne) via un de ses arrières-arrières-grands-pères. On reste dans l'Orne pour le reste.
C'est exclusivement normand du côté de mon mari (moitié gauche) : 1/4 dans la Manche via sa grand-mère maternelle qui est née dans les Côtes d'Armor (d'où la case restée blanche) et la grande majorité originaire de l'Eure avec une petite branche en Seine-Maritime.


samedi 27 avril 2019

#32QC – François Étienne ROBET - sosa 60

Et voilà le 9e article de la série #32QC.
J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil.


Je vais maintenant vous parler de la fratrie de François Étienne ROBET (sosa 60 de mes filles).

Pour commencer, repérons où se situe François dans l’arbre de mes filles.



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Bellou-en-Houlme, petite commune située dans le département de l’Orne.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr


Les parents de François sont François ROBET (1802-1867) et Charlotte GESLIN (1802-1873). Ils se sont mariés à Bellou-en-Houlme le 21 novembre 1838 et sont cultivateurs.

Au moment du mariage, Charlotte est veuve de Jean TOUTAIN, décédé le 13 mai 1834 avec lequel elle s’était mariée le 21 novembre 1826 et avec lequel elle a eu 2 filles : Victoire en 1827 et Rose Modeste en 1830.

François est la 1er des 2 enfants de François et Charlotte, il est né le 26 décembre 1839 à Bellou-en-Houlme à la ferme du Grand Hazé.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr

Ses frères et sœurs sont :
  1. Victoire TOUTAIN, du côté de sa mère
  2. Rose Modeste TOUTAIN, du côté de sa mère
  3. Charles « Isidore » ROBET

1 – Victoire TOUTAIN est née le 8 octobre 1827 au hameau de la Ferminière à Bellou-en-Houlme. Elle épouse le 14 janvier 1851 Jacques Pierre DUVAL, cultivateur âgé de 26 ans, fils de Jacques DUVAL et Charlotte BISSON. Ils vont avoir 2 enfants :
- Isidore Alphonse DUVAL voit le jour le 24 mai 1852 à Bellou-en-Houlme. Marié le 30 octobre 1878 avec Isidorine Euphémie Marie LAINÉ, il décède à 48 ans le 24 juillet 1900.
- Achille DUVAL est né le 23 décembre 1854, il décède à seulement 21 ans le 8 février 1876.

Jacques décède à 71 ans le 25 février 1896, Victoire décède à 71 ans 3 ans plus tard le 6 février 1899.

2 – Rose Modeste TOUTAIN voit le jour le 8 juin 1830 au même hameau que sa sœur. Elle décède à seulement 4 ans le 30 décembre 1834.

3 – Charles « Isidore » ROBET naît le 8 décembre 1842 à la ferme du Grand Hazé à Bellou-en-Houlme. Il devient cultivateur et épouse au Ménil-de-Briouze le 29 mai 1867, Marie Julie ANGOT, fille de Charles ANGOT et Marie BIDAULT. Ils ne vont pas avoir d’enfants. Isidore décède à seulement 47 ans le 27 novembre 1889. Sa femme Marie s’éteint à 70 ans le 14 décembre 1914.


François devient cultivateur, il épouse Aimée Victoire HEURTAUX le 13 février 1862 au Ménil-de-Briouze.

Ils auront 10 enfants :
  1. Philogène François
  2. Achille « Albéric »
  3. Isidore Paul
  4. Isidorine « Palmyre »
  5. Enfant né sans vie
  6. Angelina « Maria »
  7. Jules « Gustave »
  8. Léa Louise Victoria
  9. Marie « Octavie 
  10. Georges Ambroise Clovis
François décède à seulement 54 ans le 9 mai 1894 à Boucé.

Je vous parlerai des 10 enfants de François dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.

samedi 16 mars 2019

#RDVAncestral - Inhumé avec les honneurs

 Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.


Aujourd'hui, nous allons dans le Calvados, à Saint-Omer.
Carte issue du site Geoportail

Le ciel est bas, la pluie menace, le vent souffle dans les arbres alors que j’arrive à Saint Omer, petite paroisse tout au sud du Calvados perchée sur une des nombreuses collines de ce petit coin de Normandie. Le relief de cette région est tellement accidenté qu’on l’a surnommé la « Suisse Normande ».


Mais j’arrive trop tard... Trop tard pour te rencontrer Michel DUCLOS, mon ancêtre à la 10e génération... 

Ce 11 octobre 1744, il y a déjà 2 jours que tu as rendu ton dernier souffle.

Il faut dire que tu avais déjà plus de 74 ans et pour ton époque, c'est déjà un âge bien avancé ! 74 ans, 7 mois et 7 jours comme l'indiquera le père Gost dans ton acte de sépulture. 

J’arrive en vue de l’église, la cérémonie pour ton inhumation débute. 



Et elle est pleine cette église, nombreux sont ceux venus te rendre un dernier hommage.

Et il y a du beau monde : Monseigneur Dulongpré, prieur claustrat de l'Abbaye du Val toute proche est sorti de son abbaye pour assister à la cérémonie, le père Aumont prêtre et curé de la paroisse voisine d'Esson est là ainsi que le père Lechevalier.

Carte issue du site Geoportail
Au premier rang, se trouvent Pierre, ton fils, Jean ton frère et tes beaux-frères François HUBERT et Pierre VOISIN. 

Tu as une nombreuse famille : tu avais 7 frères et sœurs, 11 enfants et de nombreux petits enfants, neveux, cousins... 

Alors que tes concitoyens sont inhumés dans le cimetière voisin, tu vas avoir l'honneur d'être inhumé dans l'église, proche des fonds baptismaux à l'entrée de la grande porte de la nef. Tu seras près de ton épouse Anne VOISIN décédée 8 ans plus tôt et inhumée entre les fonds baptismaux et le mur nord. 

Il faut dire que depuis plus de 60 ans, tu as assisté assidûment à toutes les cérémonies de l'église. 

Je suis arrivée trop tard pour entendre ta belle voix résonner sous les voûtes de cette église, là où tu t'es marié et a baptisé tous tes enfants. 

J’aurais eu tant de questions à te poser, je ne sais même pas quelle profession tu exerçais. 

Mais tu sembles avoir eu suffisamment d’influence pour être ainsi honoré à ton décès.

Je n’ose aborder un des fidèles ici présent pour en savoir plus, les mines sont graves et ce n’est pas le moment. 

La cérémonie s’éternise, entre chants, prières et sermons… 

Je préfère m’éclipser et espère un jour en découvrir plus sur toi. 

____________________________________________________________

Je vous laisse découvrir ci-dessous l’acte d’inhumation de Michel DUCLOS, il y a une transcription sous la photo mais cet acte est relativement bien écrit et lisible pour l'époque.
Acte issue du site des archives du Calvados

Transcription :
« Aujourd'huy onzième jour d'octobre mil sept cents quarante quatre
a été inhumé dans l'Eglise de St Omer proche les fonds baptismaux
a l'entrée de la grande porte de la nef, le corps de Michel Duclos
agé de 74 ans 7 mois et 7 jours, veuf d'Anne Voisin et fils de Claude
Duclos et Marie Tahere de cette paroisse, décédé le 9 dudit mois et an
après avoir mené une vie très édifiante par son zêle a chanter l'office
divin, son assiduité pendant plus de 60 ans a toutes les cérémonies de
l'église et la pureté de ses moeurs, et avoir reçu avec ferveur pendant
sa maladie, les Sts Sacremens de l'église par moy soussigné André Gost
ptre chan. regul. et prieur curé de St Omer et l'inhumation a été faite
par Me François Aumont ptre de cette paroisse et curé d'Esson, en présence
de Mr Le Chevalier ptre de cette paroisse, Mr Dulongpré prieur Claustrat du
Val, Pierre Duclos fils dudit Michel, Jean Duclos, frère dudit Michel, François
Hubert, fils Nicolas, son beaufrère et Pierre Voisin, fils de Nicolas, frère de ladite
Anne Voisin »
ptre chan. Regul. = prêtre chanoine régulier 



De Michel DUCLOS à moi :

Michel DUCLOS (1670-1744)
Pierre DUCLOS (1696-1768) 
François DUCLOS (1727-1794)
Claire Françoise DUCLOS (1767-1846)
François Gabriel HUSCENOT (an VII-1868) - Louis HUSCENOT (an XIII-1868)
↓                                                            ↓
Françoise « Victoire » HUSNOT (1840->1900) X Louis HUSNOT (1839-1900)
Mélina « Angèle » HUSNOT (1873-1921)
Louise marie LECORNU (1893-1952)
Ma grand-mère (1920-2010)
Mon papa
Moi





dimanche 24 février 2019

Le mariage d’Octavie et d’Eugène – la résolution d’une épine

J’ai dans les documents en ma possession cette photo du mariage de Marie « Octavie » ROBET avec Eugène BOUQUEREL. Certainement la plus vieille photo de mariage que je possède. 


Photo du mariage de Octavie ROBET et Eugène BOUQUEREL - source familiale



Jusque récemment, ce mariage constituait une énigme car j’ignorais où et quand il avait été célébré. Il était juste indiqué sur les documents en ma possession « 1905 ou 1906 ». 

Retombant sur cette photo il y a quelques temps, j’ai décidé d’essayer d’élucider ce mystère. 

Octavie est née le 26 septembre 1877, elle est la petite sœur de Jules « Gustave » ROBET, le sosa 30 de mes filles (le grand-père de la grand-mère maternelle de mes filles). Et aucune mention marginale n’apparaît sur son acte de naissance. 

Ce que je savais d’Eugène, je le tenais d’un de mes oncles qui avait fait des recherches dans un temps où l’information n’était pas aussi accessible, vous savez, quand vous deviez vous déplacer en mairie ou aux archives pour progresser... 

D’après les données que j’avais, Eugène était né Eugène Georges le 27 novembre 1880 à Rânes (Orne) et était décédé le 8 janvier 1915 à Montdidier dans la Somme. 

Premier réflexe : aller consulter sur le site des archives de l’Orne l’acte de naissance d’Eugène : il s’appelle Eugène Georges Alzire et comme pour Octavie, pas de mention marginale… Mais au moins, j’ai l’identité de ses parents. 

Deuxième réflexe : les registres matricules. j’y trouve mon Eugène, ajourné en 1901 et 1902, il effectue son service entre le 14 novembre 1903 et le 23 septembre 1904. Rappelé à l’activité en 1914, il décède le 8 janvier 1915 de maladie contracté pendant la durée de la guerre. Il est déclaré « Mort pour la France ». 

Troisième réflexe : les recensements. Par chance, ils sont en ligne. Allons donc à Rânes et commençons par celui de 1906. Je trouve mon Eugène, nommé par son deuxième prénom « Georges ». Il est y est boucher et demeure avec sa mère. Pas d’épouse identifiée donc à cette date (le recensement est daté du 1er avril 1906). 

Recensement suivant, 1911 (daté du 31 mars 1911) : j’y retrouve « Georges », toujours boucher, vivant toujours avec sa mère et avec son frère Henri et la femme de ce dernier. Mais point d’Octavie ! 

Là, des questions se posent : aussitôt mariés, aussitôt séparés ??? Où est donc Octavie si elle n’est pas avec son époux ? 

J’essaie Filae : rien, pas d’Octavie… 

Direction Geneanet : les premiers arbres consultés ont les mêmes données que moi : mariage en 1905 ou 1906 avec Eugène Georges BOUQUEREL… 

Tiens, si j’essayais une recherche avec Eugène BOUQUEREL plutôt qu’avec Octavie ROBET. Les premiers arbres consultés me donnent la même chose – désespoir… 

Et puis j’en ouvre un autre et là, révélation : Octavie ROBET, fille de François ROBET et de Aimée HEURTAUX aurait épousé Eugène Marcel BOUQUEREL le 10 février 1903 à Briouze. Cet Eugène là est né à Argentan en 1868. 

Pas de bol, les registres en ligne de l’Orne s’arrêtent en 1902, c’est râpé pour consulter l’acte de mariage... 

Ni une, ni deux, direction les registres d’Argentan : j’y trouve la naissance de Eugène Marcel et en marge de son acte de naissance, une belle mention marginale : « marié à Briouze le 10 février 1903 avec Marie Octavie ROBET ». Victoire !!! 

J’ai envoyé un mail à la mairie de Briouze pour avoir copie de l’acte de mariage… prions qu’ils soient réactifs ! 

Pour vérifier tout cela, je consulte les recensements de Briouze de 1906 et 1911, les plus récents ne sont malheureusement pas en ligne. 

J’y trouve mon couple : en 1906, ils vivent tous les 2, Eugène y est cafetier. En 1911, vivent avec eux, Paul BOUQUEREL né en 1904, neveu et Louise ONFRAY, couturière née en 1894 et qualifiée de « pensionnaire ». Eugène est « débitant ». 

Apparemment, d’après les sources familiales, ils n’ont pas eu d’enfants. Il me reste désormais à retrouver les dates et lieux de leurs décès. Il est indiqué dans mes données qu’Octavie est décédée en 1932 mais ce n’est pas noté où… 


J’ai aussi une identification de quelques uns des protagonistes de cette photo (mais dont j’ignore la source, sûrement familiale). Dans un prochain article, je comparerai les données généalogiques en ma possession et les visages associés pour voir si c’est compatible. A suivre donc !!

dimanche 10 février 2019

#32QC – Clémence « Alphonsine » BROUTIN - sosa 35

Et voilà le 8e article de la série #32QC.

J’ai présenté la liste des 32 quadrisaïeux dans cet article, les liens vers les articles sont actualisés au fur et à mesure de leur écriture et mise en ligne.

Nota bene : Quand un prénom est entre guillemet, c’est qu’il s’agit du prénom d’usage. La personne concernée pourra alors être prénommé de ce prénom seul, même si ce n’est pas le premier qui apparaît à l’état civil.


Je vais maintenant vous parler de la fratrie de Clémence « Alphonsine » BROUTIN (sosa 35 de mes filles).

Pour commencer, repérons où se situe Alphonsine dans l’arbre de mes filles.



Pour rencontrer cette famille, nous nous rendons à Écaquelon, petite commune située au nord du département de l’Eure.

Carte issue du site www.geoportail.gouv.fr/

Les parents d’Alphonsine sont Gustave « Victorin » BROUTIN (1834-1892) et Césarine CHION (1844->1921). Ils se sont mariés à Écaquelon le 20 août 1863.


Alphonsine est la benjamine des 3 enfants de Victorin et Césarine, elle est née le 31 décembre 1869 à Écaquelon.

Les frères et sœurs d’Alphonsine sont :
  1. Victorin Antoine
  2. Césarine « Delphine »

1 - Victorin Antoine BROUTIN voit le jour le 23 février 1866 à Écaquelon. Il devient couvreur en paille. Il a les cheveux et sourcils bruns, les yeux gris, le front ordinaire, le nez moyen et la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale et mesure 1m65. Lors du recrutement militaire, il est classé dans les services auxiliaires pour cause de « pointe de hernie ».

Le 26 mai 1888 à Écaquelon, il épouse Clémence Marie Onésime NORMAL, fille de Fulgence NORMAL et Marie Rose RENARD.

Le 28 avril 1889, Clémence met au monde un enfant mort né.

Victorine Marie Cécile voit le jour le 30 mai 1890 et restera l’unique enfant du couple. Victorine épouse le 28 juillet 1914 Adonis Augustin BOUVIER, 27 ans cultivateur, fils de Oscar Adonis BOUVIER et de Alexandrine Rosalie GOSSE. Classé « service auxiliaire » durant son service militaire de 1908 à 1910 pour cause de « mauvaise denture », Adonis est classé dans le service armé le 29 octobre 1914 et rappelé à l’activité le 5 novembre 1914. Porté disparu, il est déclaré « mort pour la France » le 26 janvier 1916 à Frise (Somme).

Victorine épouse à 29 ans en secondes noces à Bouquetot, le 3 juin 1919, Victor Léon DELAFENETRE âgé de 45 ans, fils de Théodore Victor DELAFENETRE et de Pierre Louise FOUTREL.

Elle fait un 3e mariage à Rougemontiers le 8 mars 1941 avec André Rémond CARON, fils de Théophile Valéry Henri CARON et de Marie Irma PERRIER. Elle a 50 ans et lui 45.

Victorin décède le 29 septembre 1910 à Écaquelon à seulement 44 ans. Je ne connais pas les date et lieu de décès de sa femme Clémence.

2 – Césarine « Delphine » BROUTIN est née le 13 juillet 1868. elle devient couturière. Elle épouse Louis Léon Désiré GRISEL le 26 mai 1891 à Écaquelon. Il est le fils de Louis Augustin GRISEL et de Adèle Léontine LEBRASSEUR. Il vont avoir 5 enfants :

- René Albert voit le jour le 21 juillet 1892. Il décède un peu plus d’un mois plus tard, le 30 août 1892.

- Marguerite Louise Henriette naît le 8 mars 1897, elle décède le 18 juin 1975. je ne sais pas si elle s’est mariée, il n’en est pas fait mention sur son acte de naissance. Le 16 août 1914, à seulement 17 ans, elle met au monde une petite fille Madeleine Émilienne Henriette GRISEL.

- Le 21 janvier 1900 et le 6 mai 1901, naissent 2 enfants morts-nés.

- Gaston Georges voit le jour le 12 septembre 1905. Il n’y aucune mention marginale sur son acte de naissance. Il apparaît dans les recensements de 1911 avec ses parents et sa sœur. Il est inscrit dans le répertoire alphabétique du recensement militaire de Bernay en 1925 sous le numéro 559 mais malheureusement les fiches matricules de cette année là ne sont pas en ligne.

Sur les recensements de 1921 à 1931, Delphine et Louis vivent au hameau des Épinets à Écaquelon avec leur petite-fille Madeleine. Sur celui de 1936, une petite Yvette GRISEL née en 1931 est présente, elle est qualifiée de « petite-fille ». Est-ce une autre fille de Marguerite, une fille de Gaston ou encore la fille de Madeleine ? Sur tous ces recensements, ni Marguerite, ni Gaston n’apparaissent.

Je ne sais ni où, ni quand sont décédés Delphine et son époux Louis.


Alphonsine devient cultivatrice, elle épouse Henri Désiré LEVITRE le 2 février 1891 à Brestot.

Ils auront 3 enfants :

- un enfant présenté sans vie en 1891
- Marie Antoinette Alebrtine en 1892
- Gaston Henri en 1890

Alphonsine décède à 83 ans le 25 mai 1953 à Bourg-Achard.


Je vous parlerai des enfants d’Alphonsine dans un prochain article dans le thème #16AAGP que j’ai évoqué dans cet article.